Monde

Une ville du Kentucky élit un bouledogue français en tant que maire

Temps de lecture : 2 min

Une élection pas tout à fait légale mais organisée pour une bonne cause.

Ouaf! | Photo via Rabbit Hash Historical Society Facebook 

C’est à Rabbit Hash (littéralement le hachis de lapin), non loin de Cincinnati, petit village de 426 habitants, d’une douzaine d’immeubles et de quelques chiens que l’élection a eu lieu.

Jane C. Hu, journaliste pour Slate aux États-Unis, partage cette histoire racontée au travers des pages Facebook de la ville et ses candidat·es. Le 4 novembre, «l’ambassadrice de la ville», Lady Stone, une chienne –elle-aussi– mais border collie noire et blanche annonce les résultats de la «plus importante élection de l’année»: Wilbur est en tête, d’autres chiens le félicitent en commentaires.

Son slogan est simple: «Donnez-moi la liberté ou des os». Wilbur n’est pas le premier chien-maire (ou maire-chien) de la ville mais bien le cinquième. Il a d’ailleurs chipé la victoire à la chienne-maire sortante Brynneth Pawltro, une pitbull élue en 2016; avant elle, une autre border collie (Lucy Lou) et encore avant, un labrador. Le premier du style fut Goofy, élu en 1998 comme le premier maire –tout court– de la ville.

Scandale électoral

En réalité, l’élection n’est qu’un prétexte pour récolter de l'argent au profit de la société de préservation historique de Rabbit Hash qui s'assure de la survie des bâtiments de la ville. L’élection n’est évidemment pas légale, elle se passe même dans de drôles de conditions selon Bobbi Kayser, présidente de la Société et heureuse propriétaire de la maire-chien numéro 3, à un dollar le vote, «on encourage les votes multiples, on encourage même les électeurs à boire aux urnes parce qu’ils sont beaucoup plus détendus avec leur portefeuille».

Dans cet état majoritairement conservateur en dehors des grandes villes, Rabbit Hash est une petite exception du Kentucky nous explique la journaliste de Slate.com. Elle accueille une communauté artistique libérale et des clubs de danse ou de musique qui ne manquent jamais de présenter leurs travaux devant le magasin général de la ville.

En 2016, c'est d'ailleurs cette tradition de maire-chien qui permet à la ville de récolter 20.000 dollars pour reconstruire le magasin détruit par un incendie.

Cette année, l’élection a permis de récolter près de 23.000 dollars (19.500 euros), avec 13.000 dollars pour Wilbur. Les autres candidats étaient très divers puisque la seule règle pour candidater est d’être un bipède ou quadripède capable de chasser le lapin de sa maison au centre du village, en moins d’une heure.

Et si tout cela vous semble trop américain, sachez qu’en France, Flibuste fait déjà campagne pour 2022.

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