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Cannabis, «gig economy»... les États-Unis ne votaient pas que pour élire leur président

Temps de lecture : 2 min

Dans plusieurs États, l'électorat pouvait s'exprimer sur la légalisation du cannabis pour un usage récréatif.

Vote dans une école élémentaire de Flint (Michigan), le 3 novembre 2020. | Seth Herald / AFP
Vote dans une école élémentaire de Flint (Michigan), le 3 novembre 2020. | Seth Herald / AFP

Ce 3 novembre, les Américain·es ne votaient pas uniquement pour désigner leur président. Ainsi, l'électorat de certains États se prononçait sur des mesures propres à eux-mêmes.

Dans quatre États, c'est la question du cannabis qui était en jeu, racontait Vox il y a quelques jours. Dans l'Arizona, le New Jersey et le Dakota du Sud, les électeurs et les électrices pouvaient légaliser l'usage de cannabis à des fins récréatives. Dans le Mississippi et le Dakota du Sud, il était également possible de trancher sur son usage à des fins médicales.

À 7h30, mercredi 4 novembre, seuls le New Jersey et le Mississippi avaient officiellement adopté l'usage du cannabis à des fins récréatives pour le premier et médicales pour le deuxième. Les autres États étaient toujours en train de dépouiller.

Comme l'explique le New York Times, cela veut dire que les autorités peuvent désormais «entamer le processus épineux et potentiellement long d'établissement de règles relatives à la réglementation et au test du cannabis et à la délivrance de licences, y compris le nombre de permis à accorder –et à qui». Jusque-là, indique CNN, onze États ont légalisé l'usage du cannabis chez les adultes.

«Ces initiatives populaires représentent un énorme virage en matière de politique sur les drogues, souligne Vox. Il y a encore une décennie, aucun État n'avait légalisé le cannabis. Et puis en 2012, le Colorado et Washington sont devenus les deux premiers États à le faire pour la vente et un usage récréatif.»

La «gig economy» au vote

Parmi tous ces votes sur des enjeux locaux, l'un des plus attendus était en Californie où Uber, Lyft et d'autres ont dépensé plus de 200 millions de dollars pour éviter que leurs chauffeurs soient reconnus comme des employés à part entière, malgré ce que voulait une loi votée à l'été 2019 –que ces entreprises n'ont jamais respectée.

Comme l'explique Le Monde, cette initiative «se présente comme un compromis: les patrons de la gig economy [économie à la tâche, ndlr] offrent de subventionner l'assurance-maladie des chauffeurs, de leur procurer un revenu minimum garanti et une assurance contre les accidents de travail. Pour échapper au débat employés versus contractuels, ils préconisent de créer une nouvelle catégorie de travailleurs.»

Selon le New York Times, il s'agit de la plus grosse dépense pour une telle mesure dans l'histoire de la Californie. Le San Francisco Chronicle indique qu'une somme considérable a permis de matraquer la population californienne de publicités sur les écrans de télévision, mais aussi de lui envoyer des e-mails et messages. «Certaines entreprises ont également utilisé leurs apps pour faire de la pub à la proposition 22 en direction de leurs clients et de leurs conducteurs», écrit le quotidien californien.

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Cela a visiblement payé. Un peu après 9 heures, mercredi, ABC annonçait que la proposition 22 avait été adoptée.

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