Politique / Santé

Les élections présidentielles sont-elles mauvaises pour notre santé?

Temps de lecture : 2 min

Une nouvelle étude américaine rapporte que la fréquence des attaques cardiaques et accidents vasculaires cérébraux augmentent après les scrutins.

Le stress provoqué par des élections pourrait accroitre le risque d'accidents cardiovasculaires. | Alexandru Acea via Unsplash
Le stress provoqué par des élections pourrait accroitre le risque d'accidents cardiovasculaires. | Alexandru Acea via Unsplash

Alors que l'élection présidentielle américaine approche à grands pas, une nouvelle étude rapporte que la fréquence des attaques cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux augmente au moment des élections. Selon le rapport, le stress causé par ces événements particuliers pourrait en être la cause.

Pour parvenir à établir ces conclusions, les scientifiques ont recensé le nombre d'hospitalisations faisant suite à des pathologies cardiovasculaires aiguës dans les semaines qui ont précédé et suivi l'élection présidentielle américaine de 2016, parmi les trois millions d'adultes alors affiliés au système de santé Kaiser Permanente Southern California.

L'équipe de recherche a découvert que le nombre d'hospitalisations pour des maladies cardiovasculaires a augmenté de 61% les deux jours suivant le scrutin. Le taux d'infarctus a augmenté de 67%, tandis que celui des AVC a observé une croissance de 59% au cours des deux jours faisant suite au vote. Les résultats ne montrent pas de différence selon l'âge, le sexe ou l'origine ethnique des personnes.

À ce jour, le mécanisme physiologique permettant d'expliquer ce phénomène est encore flou. Toutefois, des études précédentes ont elles aussi trouvé des augmentations similaires du risque de développer une maladie cardiovasculaire à la suite d'événements publics traumatiques, comme des tremblements de terre, des accidents industriels, ou des attentats terroristes, tels que l'attaque du World Trade Center en 2001 ou l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015.

Stress et augmentation du nombre d'accidents cardiovasculaires

En tant que facteurs de stress psychologique, la colère, l'anxiété et la dépression ont été associées à une augmentation soudaine du risque d'accidents cardiovasculaires dans les jours, voire les heures qui suivent certains événements traumatiques. La récente étude suggère que le stress provoqué par des élections pourrait provoquer des émotions similaires.

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Selon Matthew T. Mefford, épidémiologiste spécialisé dans les maladies cardiovasculaires et auteur principal de la récente étude, il s'agit d'une découverte importante «qui devrait encourager les professionnels de la santé à faire davantage attention aux façons dont le stress serait lié aux campagnes politiques et à la manière donc les résultats d'une élection pourraient impacter directement notre santé».

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