Politique / Monde

Qu'a tweeté Trump cette semaine? Chronique du 12 au 18 octobre

Temps de lecture : 18 min

Plongée dans la logorrhée du président américain.

Donald Trump en meeting à l'aéroport de Carson City (Nevada), le 18 octobre 2020. | Mandel Ngan / AFP
Donald Trump en meeting à l'aéroport de Carson City (Nevada), le 18 octobre 2020. | Mandel Ngan / AFP

Avertissement: cette chronique non exhaustive se base sur les tweets de la semaine jugés les plus pertinents. L'homme le plus puissant du monde a une production si pléthorique que l'analyse de toutes ses productions numériques nécessiterait des jours et des nuits de décorticage et de labeur selon des conditions de travail dénoncées par les conventions de Genève.

Cette semaine américaine est marquée par les auditions au Sénat de la future juge à la Cour suprême Amy Coney Barrett et par une tournée frénétique du président Trump qui saute d'aéroport en aéroport pour tenir des meetings endiablés où il danse sur un hymne à l'homosexualité. Elle est aussi marquée par des centaines de tweets et de retweets présidentiels dont l'organisme n'est apparemment pas totalement débarrassé de toute trace de stéroïdes.

Lundi 12 octobre

On commence en douceur avec un président qui a à cœur de ne stigmatiser personne.

«Ces imbéciles de Gauchistes Radicaux de Portland ne veulent pas la moindre aide des vraies Forces de l'Ordre que nous fournirons instantanément. Votez!»

À Portland le calme n'est pas revenu. Une aubaine pour le président de la «Loi et de l'Ordre» («Law and Order»): les statues déboulonnées par les foules en colère.

«Mettez ces animaux en prison, tout de suite. La Gauche Radicale ne sait rien faire d'autre que tirer parti d'imbéciles “dirigeants” complètement idiots. Ça c'est Biden! La Loi et l'Ordre!»

«Ce sont les crétins de Biden. RADICAUX ANTIFAS. FBI, attrapez-les, et attrapez-les tout de suite!»

Pendant ce temps, sur le front du virus la température monte:

«Gros pic du Fléau Chinois en Europe et dans d'autres endroits que les Fake News ont brandi comme des exemples de lieux qui s'en sortent bien pour donner une mauvaise image des États-Unis. Soyez forts et vigilants, il suivra son cours. Vaccins et traitements arrivent vite!»

Puis une jolie triplette coup sur coup très ambiance fin du monde.

«La Californie va en enfer. Votez Trump!»

«New York est en enfer. Votez Trump!»

«L'Illinois n'a nulle part où aller. C'est triste, hein? Votez Trump!»

Pour celles et ceux qui sont ou se retrouveront en enfer, il reste l'essentiel à sauvegarder: le 2e amendement, celui qui garantit la liberté de porter des armes.

«Sauvez votre 2e amendement. Votez Trump!»

Enfin, un petit tour du côté des sondages, très encourageants pour Trump selon son interprétation personnelle.

«TELLEMENT DE FAKE NEWS! Les Merdias deviennent complètement dingues depuis qu'ils ont compris que nous gagnions DE LOIN dans tous les sondages qui comptent. Ils écrivent ou relaient un faux article après l'autre. Ce sont vraiment des gens tordus. VOTEZ!»

Ce qui tombe plutôt bien car avec Biden, le spectre du socialisme commence à s'étendre, menaçant, sur le pays de l'oncle Sam.

«Notre Pays ne peut survivre en tant que Nation Socialiste, et c'est ce que les Démocrates veulent en faire. Les États-Unis ne deviendront jamais une version à grande échelle du Venezuela. Ils sont déjà en train de priver Joe Gros Dodo de tout contrôle. Il a Rien à dire!!!»

Et dans trois semaines, le grand jour.

(Enfin, sauf s'il faut attendre des semaines que les votes par correspondance soient comptés/recomptés et que les suites judiciaires arrivent à leur terme s'il y a contestation.)

«Le 3 novembre sera le jour le plus excitant de l'Histoire Électorale des États-Unis, plus encore qu'en 2016. Une excitation et un enthousiasme gigantesques, comme on en a peut-être jamais vu. Personne ne vient aux meetings de Joe Gros Dodo. La ZONE. Vides!!! À ce soir en Floride.»

La petite gymnastique intellectuelle du jour, où on ne comprend pas clairement si le fait qu'il soit devenu président est une bonne ou une mauvaise chose:

«Rappelez-vous, je ne serais pas Président aujourd'hui si Obama et Biden avaient fait correctement leur boulot. Le fait est qu'ils ont été ÉPOUVANTABLES!!!»

Et des promesse de lendemains qui chantent ET LES PRESBYTES NE SONT PAS OUBLIÉS:

«On aura un système de Santé BIEN MEILLEUR qu'ObamaCare, BIEN MOINS CHER –GROSSES RÉDUCTIONS DE PRIMES. LES GENS AVEC DES MALADIES PRÉEXISTANTES SERONT ENCORE MIEUX PROTÉGÉS QU'AUJOURD'HUI. LE MANDAT INDIVIDUEL EXTRÊMEMENT IMPOPULAIRE ET INJUSTE DÉJÀ ABROGÉ. DE RIEN!»

Enfin, l'homme qui donne à Elizabeth Warren le surnom de «Pocahontas» souhaite à tout le peuple américain une bonne journée en commémoration de Christophe Colomb.

Ce lundi n'en finit pas, les doigts présidentiels s'acharnent sur le clavier, rien ne l'arrête.

«Mais qu'est-ce qui se passe, presque personne ne vient aux meetings de Joe Gros Dodo!»

«L'OMS vient d'admettre que j'avais raison. Les confinements tuent les pays partout dans le monde. Le remède ne peut être pire que le mal lui-même. Gouverneurs démocrates, ouvrez vos États. Rouvrez New York. Ce fut une longue bataille, mais ils ont enfin fait ce qu'il fallait!»

L'acharnement de Trump à demander la réouverture des États qui ont choisi une forme de confinement est un argument de poids pour sa réélection. Beaucoup plus d'Américain·es souffrent des conséquences économiques des mesures sanitaires que du Covid lui-même, et la perspective que ces mesures s'étendent ou se durcissent si Biden devient président n'a rien de motivant.

Mardi 13 octobre

Le premier tweet est parti à 5h59.

«Mitt ne doit pas être content de ça! Joe a aussi dit hier qu'il se présentait au Sénat (encore une fois) et il a totalement oublié où il était (il s'est trompé d'État!) Joe n'a jamais été un type gentil ou bienveillant, il est donc plus simple de trouver cette “démence” évidente et qui empire rapidement inacceptable pour les États-Unis!»

La tendance à la gaffe de Joe Biden est notoire, et Trump aime s'en servir pour convaincre son public que la santé mentale de son adversaire est défaillante. Ce qui n'est pas son cas à lui, il va très bien, tant mentalement que physiquement.

Pour s'en convaincre, rien de mieux que de l'entendre cette semaine pendant ses meetings. Un exemple au hasard:

«Je me sens si puissant. Je vais marcher dans ce public, je vais aller dans ce public, je vais embrasser tout le monde dans ce public. Je vais embrasser les hommes et les belles femmes... tout le monde. Je vais vous faire un bon gros bisou.»

Lors de ses nombreux meetings, Trump danse sur «YMCA» (sans comprendre le sens des paroles apparemment, ou alors c'est que MAGA veut aussi dire «Make America Gay Again»). Et il en est plutôt fier puisqu'il le retweete aujourd'hui (surtout, mettez le son):

Au point que le chanteur de Village People, Victor Willis, opposé aux méthodes présidentielles depuis l'épisode des gaz lacrymogènes utilisés à Washington contre des manifestant·es pacifiques tandis que Trump se faisait prendre en photo, Bible en main, devant une église, lui a demandé d'arrêter d'utiliser leur chanson. Trump fait aussi écouter «Macho Man», du même groupe, et qui là prend tout son sens.

Aujourd'hui, le président retweete un compte parodique sans qu'on soit vraiment sûr qu'il en a saisi l'ironie:

«La Californie oblige les restaurants à injecter toute la nourriture par intraveineuse pour éviter que les convives n'ôtent leurs masques.»

Et soudain, on reparle de la grippe H1N1. Trump relaie aujourd'hui un grand nombre de tweets de Brigitte Gabriel, journaliste très, très conservatrice et critiquée pour son islamophobie obsessionnelle. Ici, elle se demande combien d'Américain·es ont attrapé la grippe H1N1 sous la direction de Joe Biden. Le commentaire de Trump:

«Beaucoup trop. Son propre Chef de cabinet a dit qu'ils n'avaient “aucune idée de ce qu'ils faisaient”.»

La chaîne OANN, entièrement dédiée à la cause de Trump, jette dans la fosse à débats un nouveau concept, «l'héritage de Colomb», qu'il importerait de défendre.

«“La Gauche radicale essaie de toutes ses forces de saper l'héritage de Christophe Colomb. Un grand Italien a ouvert un nouveau chapitre de l'histoire de l'humanité en découvrant les Amériques.”» @OANN Pas tant que je pourrai l'empêcher!»

Un petit slogan pour galvaniser les troupes? Comme il est vraiment compliqué de trouver une traduction qui rende bien à la fois l'esprit et la lettre, en voici trois (à vous d'aller où votre cœur vous mène):

  • «RELANCE! On y va à fond on n'est pas des bouffons!»
  • «RELANCE! À fond les ballons ou tournez les talons!»
  • «RELANCE! On fonce ou on vous défonce!»

Mercredi 14 octobre

Trump est toujours satisfait de sa réaction à l'épidémie qui frappe son pays.

«Articles Totalement Négatifs sur le Virus Chinois. J'ai frappé tôt et fort. Les Fake News sont dévastés. Ce sont des gens très méchants (et tordus!)»

Scandale électoral du jour: en Californie, les Républicain·es déposent illégalement des boîtes à bulletins de vote «officielles» à plusieurs endroits dans l'État; près d'églises, d'armureries et de bureaux du Parti républicain.

«Vous voulez dire que seuls les Démocrates ont le droit de faire ça? Mais est-ce que les Dems ne le font pas depuis des années? On se verra au tribunal. Battez-vous, les Républicains!»

Le 23 août dernier, sur le même sujet, Trump s'était indigné dans un tweet (que Twitter cache pour infraction «à l'intégrité civique et des élections»):

«Alors maintenant les Démocrates utilisent des Boîtes à bulletins par correspondance, qui sont une catastrophe en matière de sécurité électorale. Entre autres choses, elles permettent à quelqu'un de voter plusieurs fois. Et puis qui les contrôle, est-ce qu'elles sont placées dans des zones républicaines ou démocrates? Elles ne sont pas aseptisées anti-Covid. Une grande fraude!»

De passage en Pennsylvanie pour un meeting électoral:

«Le choix est simple dans cette élection: si Biden gagne, la Chine gagne. Quand NOUS gagnons, C'EST VOUS QUI GAGNEZ, la Pennsylvanie qui GAGNE et l'Amérique qui GAGNE!»

Trump tweete une publicité anti-Biden, où il le montre en grabataire et où le mot «président» est transformé en «résident» (de maison de retraite, donc).

Stratégie plutôt audacieuse pour un candidat en campagne en Floride cette semaine. La Floride est un swing state, un État-pivot où l'électorat âgé est particulièrement important.

Sinon, aujourd'hui, le président a appris à faire des gifs.

«Je viens de quitter la Maison-Blanche, en route pour le Super État de l'Iowa!»

Mais surtout, Facebook et Twitter ont censuré un article publié par le tabloïd New York Post révélant que le fils de Joe Biden serait empêtré dans une affaire de corruption impliquant une société ukrainienne appelée Burisma. Dans l'ambiance de campagne électorale où tous les coups sont permis et tous les scandales possibles, les réseaux sociaux Twitter et Facebook ont ajouté leur pierre à l'édifice en empêchant de relayer l'article en question, alimentant et justifiant ainsi les théories de Trump selon qui les médias sont manipulés par les Démocrates. Le camp de Trump fait donc d'une pierre deux coups. La censure a été levée quelques jours plus tard, mais le mal est fait. Trump passera une partie de la journée à le dénoncer et à réclamer vengeance justice.

«C'est si horrible que Facebook et Twitter aient retiré l'article sur les mails “La main dans le sac” liés à Joe Biden l'Endormi et à son fils Hunter, dans le @NYPost. Ce n'est que le début pour eux. Il n'y a rien de pire qu'un politicien corrompu. ABROGEZ LA SECTION 230!»

Et puis, un peu d'esthétique dans ce monde de brutes.

Jeudi 15 octobre

La Californie est un problème pour Trump. C'est un État démocrate, mais c'est aussi celui qui a le plus grand nombre de grands électeurs (cinquante-cinq).

«Les habitants fuient la Californie. Impôts trop élevés, Coupures de courant trop nombreuses, Confinements trop stricts. VOTEZ TRUMP, QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ À PERDRE BON SANG!!!»

Aujourd'hui, la Première dame réapparaît dans les radars. Elle est restée discrète, invisible même, depuis l'annonce qu'elle était tombée malade en même temps que son mari. Elle publie une lettre post-maladie, où elle explique qu'elle a «choisi une voie plus naturelle en matière de médecine, choisissant plutôt les vitamines et la nourriture saine».

Son époux relaie son message, qui contient notamment la préconisation suivante:

«J'encourage chacun à continuer à mener la vie la plus saine possible. Alimentation équilibrée, air frais et vitamines sont vitaux pour garder nos corps en bonne santé. Pour un bien-être total et un esprit fort, la compassion et l'humilité sont tout aussi importantes.»

Puis il rapelle à ses 87 millions d'abonné·es que personne d'autre que lui n'en a autant fait pour l'Iowa. «Pas même de loin!»

Lors d'une interview téléphonique, il explique que Twitter et Facebook sont «le troisième bras de la Convention démocrate»:

Une petite preuve de l'enthousiasme de ses supporters:

«Quatre ans de plus!»

Apocalypse, now:

«Joe Biden et les Socialistes Démocrates élimineront vos emplois, démantèleront votre police, dissoudront vos frontières, relâcheront les criminels étrangers, augmenteront vos impôts, confisqueront vos armes, mettront un terme à la fracturation hydraulique, détruiront vos banlieues et chasseront Dieu de la place publique.»

Ce soir, débat public. Il sera bidon, mais il ira quand même.

«Je participerai à un grand Débat @NBCNews Bidon, en direct ce soir à Miami à 20h. Ils m'ont demandé de le faire à la place du Débat Truqué de Steve Scully (suspendu de @cspan pour avoir menti). Je me demande s'ils me traiteront aussi bien que Joe Gros Dodo? Ils devraient!»

Vendredi 16 octobre

Le débat public a eu lieu, et la présentatrice, Savannah Guthrie, n'y est pas allée de main morte. Elle lui a notamment reproché ses retweets complotistes.

«Vous êtes le président, pas un tonton maboul qui peut reweeter n'importe quoi», s'est-elle insurgée.

Ce à quoi Mary Trump, autrice d'un livre à charge sur son oncle et sa famille, a réagi avec le meilleur tweet de la journée:

«En fait...»

Mais le président n'a pas eu que des difficultés pendant ce débat puisqu'une des personnes autorisées à lui poser des questions lui a fait le plus beau des compliments, devenu viral:

«Bonsoir Monsieur le Président. Il faut que je vous dise que vous avez un sourire magnifique. C'est vrai. Vous êtes si beau quand vous souriez.»

Comment ne pas être confiant dans l'avenir?

«Les chiffres des sondages sont très solides. De grandes foules, un grand enthousiasme. Une VAGUE ROUGE massive est en chemin!!!»

Et comme chaque intervention télévisée, le débat public a été un succès.

«De très bonnes critiques sur le Débat Public @NBCNews hier à Miami. Merci!!!

Samedi 17 octobre

Stakhanoviste de la campagne électorale, Trump continue à aller de meeting en meeting, parfois directement organisé au pied de l'avion. Au programme de ce samedi: la Géorgie, État sudiste profondément républicain, le Michigan et le Wisconsin.

Aujourd'hui, c'est un Républicain qui se prend l'ire présidentielle en plein tweet. Le Washington Examiner a diffusé un enregistrement où on entend Ben Sasse, sénateur du Nebraska, descendre le président en flèche –où il résume à peu près tout ce qui lui est reproché en quelques minutes. Et ça fait mal. Il y est notamment question de «lèche de dictateurs», de «vendre nos alliés»; de sa conduite de «marin bourré», de «flirt avec les suprémacistes blancs» et plus encore.

Réponse du berger à la bergère:

«Le moins efficace de nos cinquante-trois sénateurs républicains, et une personne qui n'a vraiment pas ce qu'il faut pour être un grand homme, c'est le Petit Ben Sasse du Nebraska, un État que j'ai été heureux d'aider tout particulièrement. Le @SenSasse était un aussi gentil RINO que possible jusqu'à ce qu'il remporte la nomination républicaine pour un second mandat. Là il a repris ses habitude plutôt débiles et infectes. Il doit sentir qu'il ne peut pas perdre face à un Dem. Petit Ben est un handicap pour le Parti Républicain et une honte pour le Grand État du Nebraska. À part ça, c'est un type super!»

Annonce (ou menace?):

«UNE VAGUE ROUGE GÉANTE EST EN TRAIN D'ARRIVER!»

Question (ou exclamation interrogative?):

«JOE BIDEN L'ENDORMI PROPOSE LA PLUS IMPORTANTE AUGMENTATION D'IMPÔTS DE L'HISTOIRE DE NOTRE PAYS! IL Y A VRAIMENT DES GENS POUR VOTER POUR ÇA?»

Résumé de la tournée des popotes:

«Cette élection est un choix entre une REPRISE TRUMP et une DÉPRESSION BIDEN. Si vous votez pour moi, la prospérité jaillira, la vie normale reprendra totalement et l'année prochaine sera une des plus grandes années de l'histoire de notre Pays!

Dimanche 18 octobre

Aujourd'hui, devinette.

Joe Biden est:

Réponse A: un politicien corrompu.
Réponse B: UN POLITICIEN CORROMPU.
Réponse C: les deux.

«Joe Biden est un politicien corrompu et tout le monde le sait. Maintenant on a la preuve, peut-être comme on n'en a jamais eu sur un homme politique majeur. Ordinateur portable +++. C'est le deuxième plus gros scandale politique de notre histoire.»

«Très fier du @nypost, mon ancien “journal local”. Il a dit et montré ce que tout le monde sait sur Joe Biden l'Endormi. C'est un POLITICIEN CORROMPU!»

«Joe Biden le politicien corrompu fait passer Hillary l'Escroc pour une amatrice!»

«Regardez le @marklevinshow sur @FoxNews à 22h. Il parlera, c'est important, de la corruption de Joe Biden. @SteveHiltonx et Larry Kudlow étaient super ce soir!»

Retrouvez l'actualité de la campagne présidentielle américaine chaque mercredi soir dans Trump 2020, le podcast d'analyse et de décryptage de Slate.fr en collaboration avec l'Ifri et TTSO.

Qu'a tweeté Trump cette semaine?
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