Monde / Économie

Cinq paquebots de luxe attendent d’être désossés dans un port turc

Temps de lecture : 2 min

La crise du Covid-19 a porté un énorme coup au secteur. Pour le plus grand bonheur des ferrailleurs.

Un bateau de croisière dans le port du Pirée, en Grèce, le 29 septembre 2020 | Louisa Gouliamaki, AFP.
Un bateau de croisière dans le port du Pirée, en Grèce, le 29 septembre 2020 | Louisa Gouliamaki, AFP.

«Sur la plage, des navires autrefois clinquants gisent délabrés, leurs entrailles exposées, à peine reconnaissables par rapport à leurs jours de gloire maritimes», décrit le média américain CNN à propos des paquebots de luxe échoués au chantier naval d’Aliaga, en Turquie. Dans le port, cinq de ces navires sont à mi-chemin de la démolition, prêts à être vendus pour leur ferraille. Lorsqu’une compagnie de croisière décide qu’un navire n’est plus utile, il fait un dernier voyage pour les chantiers d’Aliaga, d’Alang – en Inde – ou de Gadani, au Pakistan.

Si les croisières ont provisoirement redémarré en Europe et que de nouvelles réglementations sont en place pour un potentiel retour de l’activité aux États-Unis, l’industrie «est toujours confrontée à un avenir incertain», note CNN. De nombreux navires sont en construction, commandés avant 2020 pour répondre à une demande d’alors croissante. Certaines compagnies décident donc de vendre ou de se débarrasser de leurs paquebots. L’entreprise Carnival Corporation a, par exemple, annoncé en septembre 2020 son intention de vendre 18 navires dans les prochains mois.

Tout cela pour le plus grand bonheur des ferrailleurs. À Aliaga, l'activité est en hausse de 30% cette année dans le sillage de la pandémie, détaille Reuters. «Quand les navires n’ont pas pu trouver d’occupation, les compagnies se sont tournées vers le démantèlement», explique Kamil Onal, président d’une association d’industriels de recyclage de navires, à l’agence de presse britannique. Le chantier naval va considérablement augmenter son volume d’acier démantelé. «Nous essayons de transformer la crise en opportunité», a déclaré Kamil Onal.

Selon Onal, environ 2.500 salariés travaillent au démantèlement des navires, en décapant leurs murs, leurs fenêtres et leurs garde-corps. Il faudra environ six mois pour démonter entièrement un de ces navires. Cette fois-ci, ce n'est pas la croisière qui s'amuse.

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