Santé / Monde

Au Texas, l'eau contaminée par une amibe mangeuse de cerveau

Temps de lecture : 2 min

Une ville entière ne peut plus utiliser l'eau courante.

La contamination est rare mais la plupart du temps fatale. | Luis tosta via Unsplash
La contamination est rare mais la plupart du temps fatale. | Luis tosta via Unsplash

Entre la pandémie mondiale, des feux de forêts géants et une élection qui s'annonce mouvementée, la situation aux États-Unis ressemble de plus en plus à un film catastrophe. Mais attendez d'apprendre pour le micro-organisme mangeur de cerveau découvert dans les eaux texanes.

Un enfant de 6 ans est mort le 8 septembre à l'hôpital pour enfant de Houston. Les médecins ont identifié la cause de la mort: ce serait une «amibe mangeuse de cerveau». Ce micro-organisme, baptisé Naegleria fowleri, peut provoquer une maladie appelée méningoencéphalite amibienne primitive, qui s'attaque très rapidement au cerveau et est la plupart du temps fatale.

Ce micro-organisme, qui ne peut contaminer l'homme que lorsqu'il s'introduit dans le corps par le nez, se développe habituellement dans l'eau douce tiède et stagnante. Les parents de l'enfant décédé ont indiqué que leur fils avait joué dans un étang et avec un tuyaux d'arrosage chez lui.

27.000 personnes privées d'eau courante

La CDC a donc testé chacune des sources d'eau et ont décelé des traces de l'amibe dans les deux. Y compris donc, dans le système d'eau courante de la ville de Lake Jackson. La commission sur la qualité environnementale du Texas a donc fortement déconseillé d'utiliser l'eau courante dans huit villes du sud-est de l'État.

L'alerte a par la suite été levée partout sauf à Lake Jackson. Les 27.000 habitants de la ville sont donc encouragés à faire bouillir leur eau avant de la boire ou de cuisiner, de garder les enfants loin des robinets et, surtout, de ne pas inhaler d'eau par le nez, y compris lorsqu'ils se lavent. Des distributions d'eau ont été mises en place.

L'alerte restera en place le temps que tout le système de distribution soit nettoyé et testé. La présence de ce microbe aux États-Unis est rare mais ce n'est pas du jamais-vu. Sa première occurence daterait de 2011 en Louisiane. En dix ans, 34 contaminations ont été détectées.

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