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La cour suprême de New York rouvre l'affaire Eric Garner

Temps de lecture : 2 min

Garner est mort en 2014, étouffé lors d'une intervention policière.

Une manifestation à la suite de la mort d’Eric Garner, en 2014 à New York. | Stan Honda / AFP
Une manifestation à la suite de la mort d’Eric Garner, en 2014 à New York. | Stan Honda / AFP

Pendant l'été 2014, sur un trottoir de Staten Island, à New York, un policier interroge Eric Garner, connu de ses services pour vente illégale de cigarettes. Garner, un homme noir, assure à l'officier Daniel Pantaleo, un policier blanc, qu'il n'a rien à lui déclarer.

Des renforts arrivent, Pantaleo demande à Garner de mettre les mains dans le dos. Il refuse, la situation s'envenime et le policier finit par plaquer Garner au sol en utilisant une technique d'étranglement. Il ne se relèvera pas.

Ce sont ses derniers mots, les mêmes que ceux de George Floyd, mort dans des circonstances similaires cette année, qui inspireront le slogan «I can't breath» (je ne peux pas respirer), repris dans les manifestations contre les violences policières et le racisme qui ont eu lieu à travers les États-Unis à la suite de la mort de chacun de ces hommes.

Alors que Daniel Pantaleo n'a jamais été poursuivi, après qu'un grand jury et les procureurs fédéraux aient décliné de le faire, la cour suprême de New York a décidé ce jeudi 24 septembre de réouvrir le dossier.

Contexte explosif

Selon NBC News, la juge Joan Madden a ordonné qu'une «enquête résumée» se penche sur l'affaire, notamment afin de faire la lumière sur l'absence d'aide médicale immédiate à Garner, des mensonges présumés dans le dossier de police, la diffusion non autorisée du casier judiciaire de Garner et la diffusion de son autopsie.

Malgré le fait que le grand jury ait renoncé à le poursuivre en 2014, Daniel Pantaleo a finalement été renvoyé de la police en 2019. La clé d'étranglement est en effet interdite dans le NYPD depuis 1993.

Cette décision de justice intervient après que le printemps a été mouvementé par un très large mouvement de manifestations anti-racistes et opposées aux violences policières. Elle tombe aussi le lendemain de l'annonce par le procureur du Kentucky de ne pas poursuivre les policiers ayant tué plus tôt cette année Breonna Taylor, une jeune femme noire.

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