Santé

La pandémie a changé notre façon de rêver

Temps de lecture : 2 min

Depuis l'apparition du Covid-19, nos songes ont été chamboulés.

Depuis le confinement, les personnes rêvent plus qu'avant. | Claudio_Scott via Pixabay
Depuis le confinement, les personnes rêvent plus qu'avant. | Claudio_Scott via Pixabay

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, nos vies ont été chamboulées sur bien des aspects, y compris notre façon de rêver. Pendant le confinement, beaucoup de personnes ont rapporté avoir fait plus de songes étranges et marquants qu'à l'accoutumée. Dans bon nombre de cas, il était question du Covid-19 ou de la distanciation sociale.

Les réseaux sociaux ont permis de relayer ces expériences, les internautes ayant fréquemment confié leurs rêves et cauchemars pendant cette période.

Comment expliquer l'intensité nouvelle de nos songes? Le Scientific American propose des pistes de réponse.

Le Covid, une machine à rêves

Un premier facteur qui permettrait d'expliquer la hausse du nombre de rêves dont se souviennent les personnes est, sans aucun doute, le changement abrupt des habitudes de sommeil. Si les travailleurs et travailleuses de la première ligne ont parfois vu leur temps de sommeil diminuer, d'autres ont pu dormir plus longtemps que d'habitude, grâce au confinement, à l'arrêt des cours ou encore au chômage partiel.

Un sommeil long permet de faire davantage de rêves et de mieux s'en souvenir. En dormant plus longtemps, notre sommeil REM, ou sommeil paradoxal, augmente considérablement. Or, c'est pendant cette période de la nuit que les rêves les plus précis et intenses se forment. Ce cycle de sommeil se manifeste également fréquemment pendant la matinée, une fois l'individu reposé. Pendant le confinement, les personnes qui n'avaient plus à faire leur trajet domicile-travail ont pu dormir plus tard et plus longtemps que d'ordinaire, et donc rêver davantage qu'avant.

Les rêves qui ont eu lieu pendant cette période de Covid-19 ont été caractérisés par la peur d'être contaminé·e ou l'absence nouvelle de contacts physiques. De fait, nos songes font souvent écho à ces expériences sociales inédites. Si certains rêves ou cauchemars paraissent ancrés dans la réalité, d'autres convoquent un univers métaphorique et cauchemardesque qui, indirectement, peut faire référence à la pandémie.

L'isolement social est une expérience inconnue et contraire à l'évolution naturelle de l'espèce humaine. La stimulation sociale dans les rêves peut alors jouer un rôle crucial et aider les individus à s'adapter à cette nouvelle façon de vivre à distance les un·es des autres.

Face au nombre croissant de rêves depuis le début de la crise sanitaire mondiale, une question se pose: cette hausse est-elle amplifiée par les réseaux sociaux et les récits de rêves qu'on a pu lire dans les médias? A priori, la viralité n'aurait pas pu initier de vague de rêves liés au Covid, mais elle aurait toutefois pu amplifier la portée du phénomène, du moins de façon temporaire.

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