Allègre: pourquoi tant de haine?
Quatre cents chercheurs en viennent à demander au gouvernement de condamner les écrits de l'ancien ministre.
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Avertissement: mieux vaut de rien connaître à la climatologie - si la climatologie existe - pour tenter de comprendre l'affaire Allègre. Car il existe, désormais, une affaire Allègre; une affaire éclairante à bien des égards. A commencer par ce qu'elle nous livre sur l'évolution régressive des rapports entre science et société. «Affaire Allègre»? Ce qui n'était qu'une succession de tristes règlements de compte récurrents au sein d'une -toute petite- communauté scientifique vient brutalement de prendre une ampleur sans précédent. Quatre cents chercheurs en sont venus à demander à leurs autorités politiques de tutelle de dénoncer quelques-unes des affirmations de l'un des leurs parues dans un ouvrage à succès (120 000 exemplaires vendus en quelques semaines) et dénonçant «la fausse écologie»?
On peut le dire autrement, comme vient de le faire Marion Solletty sur Slate.fr: les pétitionnaires semblent n'avoir ici qu'une hâte : que l'on parvienne à «faire taire» un auteur qui fait la joie des médias.
C'est une véritable énigme pour sociologues affûtés. Comment des scientifiques peuvent ne voir d'autre solution que de demander à Valérie Pécresse, ministre de la Recherche, de censurer l'un de leurs pairs (qui par ailleurs fut ministre de la Recherche)? On imagine sans grand mal l'embarras de Mme Pécresse, femme de bonne volonté qui ici n'en peut mais. Car que peut bien faire un ministre devant un tel abcès? Et qui, le moment venu aura autorité pour l'inciser? Pour l'heure Mme Pécresse n'a ni le savoir ni le scalpel: elle se refuse fort prudemment à prendre parti. Elle vient de demander au président de l'Académie des sciences d'organiser un «débat» afin de «juger de l'intégrité scientifique des travaux des uns et des autres». On imagine sans grand mal non plus l'embarras du président de l'Académie des sciences. Va-t-il nommer un collège d'experts pour juger du cas Allègre, membre de cette illustre compagnie? Les choses étaient décidemment bien plus simple au temps de Galilée; souvenons-nous: quand le bûcher était là et que les dynamiques solaires et terrestres ne s'embarrassaient guère de question de températures.
Résumons: des scientifiques français en appellent au politique pour trancher une querelle scientifique et le politique renvoie la balle dans le cénacle scientifique. Que nous disent les signataires (physiciens de l'atmosphère, glaciologues, géochimistes, paléo-climatologues, océanographes etc.) à propos de l'un ou deux de leurs pairs: « [Leurs] accusations ou -affirmations péremptoires ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques. Ces documents, publiés sous couvert d'expertise scientifique, ne sont pas relus par les pairs et échappent de ce fait aux vertus du débat contradictoire.» Et encore: «Leurs auteurs oublient les principes de base de l'éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société». La belle affaire qui échappe totalement au citoyen, quand bien même serait-il versé dans les choses scientifiques.
Affaire bien évidemment sans issue; affaire qui témoigne avant tout des nouveaux et profonds déséquilibres qui s'installent dans les rapports entre l'expertise scientifique et la décision politique dès lors que l'on est en situation de crise avérée ou d'incertitude majeure.
Au fil du temps et des crises sanitaires nous avons assisté depuis un quart de siècle à l'émergence d'une articulation de plus en plus structurée faisant publiquement la part entre l'évaluation -scientifiquement collégiale - du risque et la gestion -politique et clairement assumée - de ce dernier. En France, après les affaires du sang et de l'hormone de croissance contaminés, ce phénomène a pris une dimension particulière conduisant notamment à la création d'amples et coûteuses «agences de sécurité sanitaire» englobant tour à tour le médicament, l'alimentation, l'environnement ... jusqu'aux questions de bioéthique; un phénomène qui fut bientôt suivi de la constitutionnalisation du principe de précaution. Mais nous restions ici, Union européenne ou pas, à l'échelon national.
Rien de tel, par définition, avec le «réchauffement de la planète», les émissions de gaz à effet de serre et l'acidification des océans. Une telle articulation dissociant l'expertise de la décision a certes bien été tentée. Côté expertise: le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), une émanation de l'ONU créée en 1988 et qui a pour mission «d'évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d'origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d'éventuelles stratégies d'adaptation et d'atténuation».
Côté gestion du risque: non pas l'ONU mais l'ensemble des pays de la planète. A échéance régulière leurs représentants ont entrepris d'élaborer (toujours dans la douleur) des protocoles -ou traités internationaux- à visée préventive. Et les mêmes pays décident ensuite d'en ratifier ou pas les termes en fonction des impacts politiques industriels et économiques des mesures préconisées pour réduire les émissions des gaz à effet de serre. Ainsi le protocole de Kyoto signé en 1997 et ostensiblement snobé par les Etats-Unis. Ainsi la plus mauvaise des solutions obtenue au terme de la récente conférence de Copenhague comme le développe Emmanuel Guérin, coordinateur du programme Climat de l'Institut de développement durable et des relations internationales dans le dernier numéro de la revue Etudes.
Ainsi encore la stupéfiante volte-face française sur la «taxe carbone» dont le chef de l'Etat et gouvernement Fillon découvrent soudain qu'elle n'aurait de véritable sens qu'appliquée à l'échelon européen.
C'est dans ce contexte d'un impossible consensus politique que se développent depuis peu des critiques scientifiques -qui ne sont pas toutes injustifiées - quant à la qualité des travaux du GIEC; des critiques visant aussi la stratégie adoptée par quelques responsable de cette institution pour parvenir à mieux se faire entendre des décideurs politiques afin que des décisions concrètes soient prises en urgence. Ainsi l'émergence des «climatosceptiques» scientifiques qui se font fort de souligner la faiblesse des arguments de la théorie qui veut que le réchauffement climatique soit, pour l'essentiel, la conséquence du développement des activités humaines et de l'usage des énergies fossiles.
Ainsi la découverte, via l'épisode du «Climategate», qu'il y a du roulis et tangage derrière la façade gentiment affichée. Tous les membres du GIEC sont loin de partager les mêmes analyses quant à la fiabilité, sinon de leurs mesures, du moins quant à celle des prévisions qu'elles permettent de faire sur ce que sera dans un siècle le climat de notre Terre. Corollaire: on observe de solides divergences quant à la stratégie à adopter pour exposer le fruit des -maigres- certitudes et des -sérieuses- incertitudes aux décideurs politiques gouvernementaux
En France Claude Allègre n'est pas l'unique scientifique à tenter de faire entendre une voix à discordante. Le géophysicien Vincent Courtillot s'y essaie ainsi depuis quelque temps auprès de l'opinion, et ce avec autant de pédagogie que de modestie. Mais dans le concert médiatique et politique Claude Allègre est sans conteste le plus écouté sinon le mieux entendu. Spécialiste solitaire de la tectonique des plaques, il a très tôt saisi les failles grandissantes d'adversaires «climatologues» d'autant plus divisés qu'ils sont innombrables et au service d'une science trop jeune pour ne pas bégayer. Devant micros et caméras, tout joue pour l'ancien ministre de Lionel Jospin aujourd'hui en rupture avec le socialisme: sa faconde, sa roublardise, son aisance paradoxalement brouillonne, sa joie éclatante d'en découdre, une mauvaise foi de bon aloi, l'exercice en plénitude médiatique d'un pouvoir mandarinal que l'on croyait disparu.
La confraternité pouvant n'être rien d'autre qu'une haine vigilante ces traits de caractères suscitaient de longue date l'ire de ses pairs. L'ire grandit de manière exponentielle lorsque l'homme devint ministre. Elle explose aujourd'hui avec cette adresse à Valérie Pécresse, véritable supplique pour demander la censure et ce au motif que le livre «L'imposture climatique» serait pavé de contrevérités. N'y aurait-il donc, en France et en 2010 aucun autre moyen de débattre dans l'espace citoyen? Dans quelles impasses infantilisantes et régressives sont ces pétitionnaires pour réclamer que la maîtresse gouvernementale mette dare-dare un bonnet d'âne aux mauvais élève de leur classe? On plaisante bien sûr. On plaisante mais le cœur n'y est pas.
Car au-delà du cas -assez croustillant- de Claude Allègre (et bien au-delà des incertitudes chiffrées de temps climatiques futurs que nous ne connaîtrons pas) cette affaire témoigne pour l'essentiel d'un fait majeur de notre temps. Un fait qui est tout sauf véritablement rassurant: l'essoufflement de la science à produire de la certitude au fur et à mesure que les questions qui lui sont posées dépassent de très loin sa puissance d'analyse: innocuité du vaccin contre l'hépatite B (en France) ou contre la rougeole (au Royaume-Uni), nocivité de l'exposition humaine aux champs électromagnétiques inhérents à l'usage des téléphones portables, impact sanitaire des «nanomatériaux» etc... Impuissants à répondre les scientifiques sollicités sont impuissants à conseiller. Sauf à tricher.
Avec ce phénomène la raison semble progressivement perdre pied, ce qui alimente toutes les théories du complot. Et c'est aussi un phénomène contagieux qui, avec quelques autres, en vient à saper un concept en voie de disparition: celui de progrès.
Jean-Yves Nau
LIRE EGALEMENT SUR LA POLEMIQUE AUTOUR DE LA SCIENCE DU CLIMAT: Allègre: il faut supprimer le Giec, Les climatologues combattent Allègre avec ses propres armes et Scientifiques, gardez votre sang-froid.
Image de Une: Claude Allègre. REUTERS/Benoit Tessier
Mis à jour le 06/04/2010 à 9h09











































Précisément, ce n'est pas une querelle scientifique, mais une querelle politique !
Si Allègre jouait sur le terrain scientifique, en publiant dans des revues scientifiques, jamais ces centaines de chercheurs n'en auraient appelé à la ministre pour arbitrer une querelle scientifique.
Mais c'est précisément sur le terrain politique qu'Allègre a choisi de se placer en parcourant les médias où il vocifère contre des gens qui ne peuvent lui répondre et en publiant auprés du grand public, ces mêmes citoyens appelés à approuver ou à condamner certains choix de société tels que la taxe carbone. Tout en se parant de ses habits de scientifique, Allègre fait de la propagande pour influer sur l'opinion des électeurs et par conséquent la politique choisie. Et il manquait d'opposants sur ce terrain. Les scientifiques pétitionnaires ont été contraints de rejoindre Allègre sur le terrain qu'il avait lui-même choisi.
Car, à quoi servent le travail et les conclusions de la communauté scientifique si des propagandistes comme Allègre manipulent l'opinion publique et la conduisent à des choix politiques ne tenant aucun compte de ces résultats scientifiques ?
Pour que 400 chercheurs sentent le besoin d'en faire appel au ministre, pour moi cela montre au minimum qu'ils ne sont pas sûr d'eux ou au pire qu'ils sont conscients de publier et de véhiculer de fausses informations!
Pour travailler comme guide en montagne je sais bien que les prévisions méteo sont tout juste bonne pour 2/3
jours. Qui peut prétendre prévoir le climat a plus plusieurs années!!
Tous les modèles que j'avais regardé a fin Décembre 2009 prévoyait pour l'europe continentale un hiver plus pluvieux mais aussi plus chaud ce qui c'est averé completement faux. Et c'etait a 3 mois!!
Au moins le coup de geule d'Allegre (e d'autres de plus en plus nombreux...) a le mérite de nous rapeller a un peu d'humilité...
Météo et climat sont deux choses différentes, et ce n'est pas parce qu'il est impossible de prévoir la météo à un mois (et le sera toujours) qu'il est pour autant impossible de prévoir le climat dans un siècle.
Allègre le sait très bien, et pourtant, il ne cesse de rabâcher cet argument qu'il sait être faux. Allègre n'est pas un ignorant, Allègre est un menteur. Allègre raconte n'importe quoi et ça l'amuse.
Météo : prévision précisément datée et localisée ; exemple : il pleuvra à Brest le 7 avril 2011 (et évidemment on ne sait pas faire ce genre de chose un an à l'avance !).
Climat : il s'agit plutôt de tendances, de moyennes ; on peut raisonnablement prévoir une fourchette du nombre de jours de pluie à Brest l'an prochain même si l'on ne sait pas dire quels jours il pleuvra.
En l'occurrence, quand on parle de "réchauffement climatique", il s'agit d'une température moyenne annuelle sur l'ensemble de la Terre. Et la traduction concrète de son augmentation n'est pas une simple augmentation homogène à due concurrence tous les jours en tous les points de la planète.
GIEC, Groupement intergouvernemental d'étude du climat, moi qui croyais que la science devait être indépendante !
Du reste, à en voir le nombre d'éoliennes et de voitures électriques dans notre beau pays, j'ai tendance à croire que les scientifiques eux mêmes n'y croient pas. A moins qu'on en revienne aux salaires des enseignants-chercheurs...
Comme dit par Grasyop, ce n'est plus une querelle scientifique :
Allègre, plutôt que de publier des articles scientifiques dans les journaux scientifiques dédiés à la science du climat, écrit à la va-vite des livres "grand public" pour mystifier les non-spécialistes, en se drapant dans sa réputation (méritée) de grand scientifique... mais en géochimie.
Pire, Allègre, dans son dernier ouvrage, transgresse toutes les règles des publications scientifiques : il ment et il détourne et remanie à son profit des résultats et des graphiques scientifiques (voir les analyses de S. Huet sur le blog sciences.blogs.liberation.fr).
Ses méthodes ne sont plus scientifiques, d'où la réaction des climatologues scientifiques. Comme expliqué par un éditorial du journal scientifique Nature, les "climato-sceptiques", Allègre compris, utilisent désormais des techniques digne du "street-fight", du combat de rue, plus celles du débat scientifique cadré.
Il faut noter que le débat à l'Académie des Sciences que propose Mme Pécresse a déjà eu lieu. Il y était apparu que M. Courtillot et ses amis de l'Institut de Physique du GLOBE, pour parvenir à établir que le réchauffement était dû au rayonnement solaire, avaient considéré que la Terre est plate (comme un disque) ! Ce qui fausse tous les calculs. Et ce qui fait assurément de lui un candidat sérieux au titre envié de physicien anticonformiste. Et encore plus sûrement au titre moins enviable de prince des charlots. Cela ne l'a pas empêché de publier un article sur les corrélations entre géomagnétisme et température dont il a été établi qu'il tronquait les données d'activité géomagnétique à la période qui arrangeait le mieux la conclusion et qu'il bidonnait les données de température (cf. Bard et Delaygue).
Depuis, il semble que M. Courtillot préfère se répandre aussi dans l'arène médiatique, moins humiliante pour lui que la compagnie de gens qui savent de quoi ils parlent, à l'instar de son mentor Allègre, qui lui ne s'embarrasse même pas de publications scientifiques. Il est vrai qu'il est plus facile de plastronner chez Guillaume Durand et de se répandre en fanfaronnades de comptoir de bistrot que de remettre en cause une physique qui est bien connue et confirmée depuis plus d'un siècle.
Encore récemment, dans les Nouveaux Chemins de la Connaissance sur France Culture, j'entendais M. Courtillot insinuer que l'augmentation continue du CO2 atmosphérique était contradictoire avec un relatif refroidissement dans les années 1940-70, comme si l'on ne savait pas depuis longtemps (enfin, les spécialistes le savent, mais évidemment Raphaël Enthoven et les auditeurs de France Culture, eux, ne sont pour la plupart pas au courant) que ce refroidissement est dû aux émissions d'aérosols liées notamment à la combustion du charbon.
Le problème est bien là : Allègre et Cie cherchent à discréditer la communauté scientifique (qui avec le système des revues, des colloques, etc., dispose des outils adaptés pour faire émerger et résoudre la nécessaire dimension critique et contradictoire du travail scientifique) par la calomnie publique (et comme dans l'air de la calomnie, il en reste malheureusement quelque chose), alors qu'ils n'ont aucun argument un tant soit peu sérieux à faire valoir.
J'ai eu la stupeur d'entendre et de voir au journal télévisé d'un chaine de grande audience Monsieur Nicolas Hulot, déclarer (sic) "entre la figure d'honnête homme bien élevé de Jean Jouzel et la suffisance et la grossièreté de Claude Allègre, j’ai fait mon choix , je choisi le premier... "
Eh bien que voila un argument pour le moins scientifique de la part du defenseur de la taxe carbone et
Il est vrai que inénarrable Allegre n'a pas hésité a traiter l'auteur du tres criticable film "le syndrome du titanic" 'd'illettré...
C'est avec une grande surprise que j'ai lu cet article. Brillant simple et lumineux. Enfin un journaliste qui ne prétend pas savoir et qui laisse ouvert les hypothèses.
Le débat sur le global warming est une représentation exacte de ce qu'est devenu la politique , les politiciens et les populations, alarmiste, démagogue, interressé.
J'ai par mon métier , pas mal voyagé.
Dans les années 80, la mode était " sauvons l'amazonie, le poumon du monde". Seuls Aroun Tazieff et Cousteau ont osé dire que l'amazonie ne produit que du gaz carbonique. Il suffit de connaitre cette zone pour le comprendre.
Pourquoi avoir raconté de telles inepties. Il est vrai que de sacager cette foret n'a aucun sens et reste un crime car de nombreuses essences rares y proliferent et seront peut etre utiles a la médecine ou autres sciences.
Pourquoi vendre que le trou d'ozone en Antartique est dû à la pollution, quant on sait qu'il est extremement difficile d'imaginer que la pollution de l'hémisphère nord puisse se propager au sud. Quant on sait que les premiers explorateurs, au début du siècle dernier avaient connu les symptomes du manque d'ozone. Ce trou existait donc avant la pollution.
Nous avons tous connu la blague de quelques pochards d'écosse qui dessinaient sur les champs de blés. Nous avons tous connu les livres de grands scientifiques qui expliquaient que ces signes étaient destinés aux extras terrestres.
J'imagine que ces retraités ont passé de bonnes soirées au pub.
Ces exemples sont nombreux et ridicules.
La seule différence est que nos scientifiques tel que , Galilée, Copernic, Bohr, Einstein avaient le sens de l'humour et l'humilité que nos scientifiques fonctionnaires n'ont plus.
Comment peut-on accepter que cela soit M. Cohen Bendit qui nous explique l'avenir, que cela soit l'ex vice président américain qui nous annonce l'apocalypse etc...
Monsieur Allègre nous ramène simplement à plus d'humilité. Il ne sait pas et le fait savoir, ou plutôt, il doute.
J'ai connu dans les années 80, le chargé des relevés atmosphériques du Yemen du nord. C'était un homme charmant avec un petit défaut...il ne savait pas lire ni écrire. Son gendre écrivait les rapports chaque Vendredi......
Cet article est donc rafraichissant, qu'enfin les scientifiques s'expliquent ou qu'ils se taisent.
La forêt amazonienne ne serait pas le poumon de la planète ?
Auriez vous des liens internet qui détaillent cette information ?
Et la couche de ce garnement d'Ozone n'aurait rien à voir avec les CFC ?
On voudrait aussi nous faire croire que le suaire de Turin est authentique....
@PhilippeMadrid
Mais dans quel monde franco-centrique vivez-vous, cher Philippe, pour dire que : "Galilée, Copernic, Bohr, Einstein avaient le sens de l'humour et l'humilité que nos scientifiques fonctionnaires n'ont plus"?
Allez donc demander à n'importe quel climatologue Européen non fonctionnaire de l'Etat ce qu'il pense du réchauffement climatique.
La réaction de ces 400 signataires Française s'inscrit dans un consensus scientifique bien plus large que l'échelle nationale, fût-il nécessaire de le rappeler.
Je crois qu'il est bon de dissocier ici deux problèmes: celui d'une part de la communauté scientifique qui pour son immense majorité s'indigne des propos de climato-spectiques, en ce qu'il bafouent les usages de la critique scientifique (en publiant des livres grands public qui mystifient plus qu'ils ne démontrent), et d'autre part du traitement médiatique tantôt "pro" tantôt "contre".
Et d'ailleurs ne voit-on pas le comble de l'absurde, les hystériques de la vox populi demander un débat citoyen, pour enfin savoir si "oui ou non, il a réchauffement climatique".
C'est oublier plusieurs décennies de publications scientifiques, de consortium, de débats scientifiques qui ont aboutit depuis déjà longtemps à l'établissement de solides preuves d'un dérèglement climatique dont les causes anthropiques sont claires et pas négligeables du tout. Non, philippe, ne cédez pas à la mauvaise foi démagogique teintée de conspirationnisme. vous comparez la question de l'évolution climatique à la "blague de quelques pochards d'écosse qui dessinaient sur les champs de blés", et tentez de nous faire gober que les auteurs de livres ésotériques qui ont profité du filon étaient de "grand scientifiques".
Je crois qu'il est simple de s'accorder sur un fait: Allègre se veut par moments (mais pas dans toujours ses livres) mesuré et expose ses doutes. Mais il laisse aussi souvent s'échapper des morceaux entiers de la catharsis egocentrique qu'il doit vivre dans sa tête, celle du génie incompris et seul face à la meute enragée de la communauté. Mais quand on y regarde de plus près, où dans la sphère médiatique Allègre risque-t'il de trouver des contradicteurs? Qui dans le grand public peut se targuer d'avoir des connaissances en paléo-climatologie, géologie, climatologie et écologie suffisantes pour se faire une idée fondée de l'état des connaissances?
En somme, il est amusant de réaliser que le titre de votre commentaire dénonce son propre contenu.
Doit-on pour autant censurer Allègre? Non bien sûr, mais il ne devrait pas jouir d'un tel traitement médiatique qui fait le jeu des climato-sceptiques pas franchement scientifiques, et des conspirationnistes de tout poil.
L'indignation de la communauté scientifique montre simplement que les scientifiques ne peuvent "se battre" à armes égales dans ce combat, quand bien même Allègre représente du point de vue de ses idées scientifiques, quelqu'un d'assez minoritaire, et du point de vue de ses méthodes, quelqu'un de très criticable.
Cher commentateur
Vous dites qu'il existe de solides preuves du dérèglement climatique.
On ne peut être que d'accord , le climat n'est pas et n'a jamais été stable.
Si par contre vous vouliez dire le réchauffement, alors pourriez vous prendre votre plus belle plume, allez chez l'éditeur de N Hulot ou YAB et rassembler dans un livre toutes les preuves disponibles.
Bien sûr inutile de faire un copier coller des rapports du Giec, ce ne sont pas des preuves mais des prospectus idéologiques.
En cas de contenu pertinent, Vous pourriez avoir du succès.
Je suis impatient de vous lire
Ce que vous appelez idéologie, c'est juste un discours qui heurte vos croyances personnelles ? Parce que s'il s'agit des rapports du GIEC (je veux bien vous accorder toutefois que les écologistes, à défaut des scientifiques, font souvent de l'idéologie, vu leur culture scientifique souvent déficiente), dont vous n'avez à tous les coups pas lu la moindre page, ils reposent sur une riche littérature scientifique, qui elle-même repose d'une part sur de la physique bien connue pour la base théorique, d'autre part sur une quantité phénoménale de mesures (température de l'atmosphère, des océans, composition de l'atmosphère, aérosols, extension des glaces, niveau des océans, etc.) obtenues multiplement de manière indépendante les unes des autres. Et comme le fonctionnement relève du consensus, ces rapports font une large place aux incertitudes et à la contradiction.
Mais j'imagine que vous avez tout lu, que vous maîtrisez les dizaines de disciplines en jeu, que vous avez établi les erreurs d'étalonnage systématiques des instruments, mis en évidence les erreurs également systématiques de traitement des données, repéré les failles de raisonnement, les phénomènes physiques majeurs oubliés, et peut-être au passage révolutionné la physique en montrant que le CO2 n'absorbe par l'infrarouge (là, le Nobel est en vue !). Comme les scientifiques n'ont pas voulu se rendre aux évidences que vous révéliez, effectivement, il ne reste que l'hypothèse de l'idéologie...
Les ouvrages de vulgarisation existent sur le sujet. Certains sont bien faits. Si Al Gore vous semble simplet, catastrophiste, et peu probant, je peux comprendre. La lecture "brute" d'articles scientifiques, d'un autre côté, peut paraître rebutante. Mais Jean-Marc Jancovici par exemple a écrit des ouvrages raisonnablement accessibles et bien documentés, d'un niveau de sérieux intellectuel propre à faire rougir M. Allègre ; son site internet (www.manicore.com) est encore mieux. Évidemment, cela repose sur des données scientifiques, c'est donc assez "idéologique". Et globalement, un ouvrage un peu trop sérieux sera toujours moins sexy, et donc moins vendeur, que les thrillers de M. Allègre sur le complot médiatico-politico-scientifique (on attend toujours l'avis de Jean-Marie Bigard sur le sujet d'ailleurs).
Ainsi Claude Allègre ferait preuve d'humilité ? On se frotte les yeux à la lecture de ce commentaire. C. Allègre est tout le contraire. C'est une grande gueule et c'est quelqu'un qui n'est en rien climatologue et se sert à bon compte de son autorité de scientifique (due à son passé de géologue) pour se rendre intéressant. Il a abandonné depuis longtemps la pratique des sciences et préfère les médias et la politique. On lui doit un certain nombre de sottises sur l'amiante entre autres. Je vous rappelle qu'il a délibérément faussé les courbes utilisées dans son livre.
Philippe Madrid mélange un peu les arguments quand il écrit "Galilée, Copernic, Bohr, Einstein avaient le sens de l'humour et l'humilité que nos scientifiques fonctionnaires n'ont plus."
Il faudrait lui rappeler que Einstein, Copernic, Bohr et Galilée étaient des fonctionnaires ! comme du reste aussi Claude Allègre (c'est bien la seule chose qu'il ait en commun avec eux). Einstein travaillait pour le bureau suisse des brevets, Copernic était chanoine de Torun, Bohr et Galilée professeurs d'université à Copenhague et à Florence.
Il faut se méfier des articles trop longs...
L'information manquante est en bas du texte, le lien vers un autre blog de Slate : " les climatologues combattent"
On y voit la courbe de température"modifiée" par Mr Allègre, qui aurait déclaré : "Il ne vous a pas échappé que toutes les courbes de l'ouvrage sont redessinées. Il y a donc des inexactitudes ou même des exagérations par rapport aux originaux "
Excusez du peu : le rechauffement des années 2000 y devient un refroidissement!!!
Le rôle des pouvoirs publics est de retirer les subventions à un chercheur pris en flagrant délit de mensonge.
Chez Guillaume Durand, je l'ai entendu dire que "les Ogm ne font que répéter le mécanisme naturel des croisements" (entre espèces???)
En cherchant un peu, on devrait pouvoir retrouver une vieille déclaration du genre "l'amiante est sans danger"...
Pour affirmer ensuite "je n'ai jamais dit cela" A la télé, ce genre de personnage s'appelle "un bon client" et c'est vrai qu'il en faut pour entretenir l'intérêt du public...
Cependant ce monsieur dont le nom répond à sa substance, se gave les poches avec les ventes de sa b.d (il faudrait en faire une).
Il joue allegramente, profite de l'instant et de ceux qui tombent dans le piège. Il s'en fout du vrai et du faux, ce qui compte est entraire profit.
Arretez de lui donner de l'importance et vous verrez qu'il trouvera un autre contre argument pour se donner de la présence et gagner légalement des sous volés.
Dans cet article comme dans le précédent sur le même sujet nous assistons à une double attitude. Celle de l'esprit critique qui enfin trouve à s'exprimer et celle des croyants de mauvaise foi qui vitupèrent et crient au sacrilège avant de demander un autodafé des livres iconoclastes.
Cette position sectaire et totalitaire est une déviance grave d'une science qui en revient à l'argument d'autorité. Pour comprendre il faut noter que cette science là s'est mise au service d'un mouvement d'emprise sur le monde qui pensait avoir trouvé avec le réchauffement climatique un levier imparable. Auparavant il y a eu d'autres thématiques d'inquiètement comme la couche d'ozone, les pluies acides et comme le thème de la biodiversité qui se prépare pour la suite.
Pour ceux qui veulent démonter l'incroyable escroquerie du siècle consultez à tout prix le site http://www.pensee-unique.fr/index.html
Vous aurez tous les détails, un site tenu par un scientifique et vous verrez que Claude Allègre et Vincent Courtillot ne sont pas les seuls ni les initiateurs de la mise en cause de l'édifice manipulatoire soutenu par le Giec. Ils sont légion en France comme partout dans le monde. Vous verrez cependant que la presse française fait exception dans l'iinformation (la désinformation) sur ce sujet (merci à Slate de faire exception avec Marianne). Pourquoi? Pourquoi les chercheurs français dans cette pantalonnade? Pourquoi tant de haine en France singulièrement déjà contre les scientifiques signataires de l'appel de Heidelberg en 1992 au moment de Rio.
Il y a un problème mondial et il y a le cas français. Cela mériterait d'être étudié, expliqué.
Totalitarisme ? Autodafés ? J'imagine que vous avez vécu en URSS dans les années 30 pour pouvoir repérer avec autant d'acuité la chose ! N'avez-vous pas la vague impression de verser dans une forme de paranoïa telle qu'on la rencontre chez certains citoyens des États-Unis ?
J'ai jeté un coup d'œil à votre lien. Je n'ai pas eu le temps de le parcourir en entier car il est très copieux. Il est assez redoutable : il mélange données issues de la littérature scientifique, souvent mal interprétées, et affirmations fausses ou largement infirmées ou à fortement minorer. Par exemple (liste non limitative) :
- il affirme que la quantité de CO2 atmosphérique a déjà été bien plus élevée sans que les températures le soient : c'est vrai, sauf qu'à l'époque (celles des dinosaures) le rayonnement solaire était moins intense.
- Il prétend que la Terre se refroidit depuis 10 ans, en s'appuyant parfois sur des températures locales et non globales (sans le dire !), alors que cela est contredit par les relevés de températures atmosphériques ET océaniques et par la fonte accélérée des calottes glaciaires (sauf à prendre comme année de référence 1998 qui est historiquement chaude à cause d'El Niño).
- Il prétend que la vapeur d'eau est négligée (mais c'est précisément parce qu'on la prend en compte que l'effet de serre calculé est si fort avec si peu de CO2 en plus !).
- Il interprète systématiquement à son bénéfice les incertitudes qui existent encore (alors que jusque ici les prévisions du GIEC se sont montré plutôt optimistes).
- Il attribue la fourchette assez large d'augmentation de température à horizon du siècle (+1° à +6°) donnée par le GIEC à des modèles très imprécis, donc non fiables... Sauf que les incertitudes de modèle sont nettement plus faibles : il s'agit en réalité d'écarts dus à différents scenarii (selon que nous nous montrons "vertueux" ou qu'au contraire nous continuons sans rien faire à brûler pétrole et charbon).
- Il met en exergue l'optimum médiéval comme plus chaud qu'aujourd'hui alors que le phénomène était purement européen, et que la température moyenne globale était en réalité plus faible pour la Terre.
- Il ne discute jamais de la masse de données empiriques qui attestent à la fois le réchauffement et le rôle des émissions humaines de CO2.
- Il prête aux scientifiques le discours comme quoi tout le climat serait dû au seul CO2, et a beau jeu ensuite de montrer les variations naturelles ou les autres phénomènes en jeu ou les périodes où le CO2 augmente et pas la température. Sauf que personne n'a jamais tenu ce discours ! Ce que les scientifiques expliquent, c'est que même en considérant les variations naturelles et les autres causes telles que les variations du rayonnement solaire, il reste une augmentation significative de la température annuelle moyenne inexplicable si l'on ne tient pas compte du CO2, sans précédent sur un horizon de temps si court, et qui est compatible avec l'effet attendu de l'augmentation du CO2 atmosphérique.
Etc., etc. C'est la même litanie d'erreurs et de sophismes qu'habituellement, mais avec un habillage (nettement) plus sophistiqué et faussement crédible que Courtillot&Allègre.
Lorsque la science prétend dicter sa loi au politique ou au juge nous sommes dans un totalitarisme. Tout système de croyance absolutiste fait de même.
Je vous conseille de lire Annah Arendt "la condition humaine" pour en savoir plus sur les signes du totalitarisme.
Je vais vous en donner deux composantes, l'une matérialiste dit "les choses sont ce qu'elles sont, un point c'est tout". Il faut alors des "avant gardes éclairées" pour dire ce que sont les choses, preuves matérielles à l'appui, arguments massus c'est à dire par effet de masse. L'autre, rationaliste dit "les choses s'expliquent par la raison qui s'impose à tous" (entendre ici les modèles mathématiques). A la croisée se situe le naturalisme (il faudrait mettre au pluriel tellement il y a de variantes). La Nature est la seule réalité et l'homme en est le déprédateur, simultanément inclus et exclus de la Nature s'il prétend exercer son esprit critique contre de telles affirmations, toujours humaines à vrai dire. Nombreux sont les courants qui communient dans cette logique anthumaniste radicale d'où les complicités étonnantes et les enjeux qui dépassent "l'effet de serres". Quels rôles jouent WWF, Greenpeace dans cette histoire? Qui les finance?
Il y a une crise épistémologique dans la science et ne me dites pas qu'il n'y a qu'une seule position unanime au coeur même de celle-ci. En tout cas il y a en a une "naturaliste" qui se trouve très bien avec la tentation totalitaire visant à exercer un magistère politique et médiatique aussi, un pouvoir sur les esprits.
L'affaire Allègre n'en est qu'un symptôme.
Quant au site indiqué plus haut il démontre abondamment la multiplicité des sources de critique tout aussi autorisées que celles des climatophiles et ouvre à celui qui veut en savoir plus une nuée de sites de scientifiques et d'institutions scientifiques.
Le lecteur pourra se faire par lui même une idée des affirmations de mecenieus en allant aux sources mêmes.
Bon, encore une fois, tant que Claude Allègre n'est pas au goulag (et on en est loin, pour l'instant il est surtout sur les plateaux télé), parler de totalitarisme est délirant. De plus la science ne prétend pas dicter quoi que ce soit. Clarifions les choses, car il y a à ce stade beaucoup de confusions.
Lorsque des scientifiques ont alerté sur le risque de réchauffement anthropique l'ONU (qui n'est pas un instrument de dictature mondial, sauf dans les fantasmes conspirationnistes de quelques excités états-uniens, ce n'est rien de plus qu'un "Machin") a mis en place un dispositif double, qui scinde les responsabilités et renvoie chacun à ses prérogatives et rien de plus. D'une part le GIEC, chargé de faire l'état des connaissances scientifiques sur le phénomène : y a-t-il réchauffement climatique, si oui à quoi est-il dû, quels sont les mécanismes du fonctionnement du climat, quelles prévisions d'évolution peut-on faire dans les décennies à venir, quelles seront les conséquences pour la nature et l'homme, et sous l'hypothèse que le réchauffement est avéré et qu'on voudrait le limiter, quelles mesures peut-on prendre, avec leur évaluation. Le GIEC n'impose rien, il n'en a du reste pas le pouvoir, et ne le réclame pas, tout au plus offre-t-il une boîte à outils, à utiliser ou non.
D'autre part la décision de mesures à prendre ou pas reste du ressort des gouvernements des pays de la planète, et par consensus qui plus est. Donc la science relève des scientifiques, qui se contentent d'éclairer les gouvernements dans la prise de position, et les décisions politiques relèvent des politiques, qui demeurent souverains, le sommet de Copenhague l'a encore bien montré. Nul totalitarisme ici.
Bien sûr en plus, il y a d'autres groupes : les industries pétrolières par exemple, qui ne sont pas dans la science mais dans la politique, et plus précisément la défense étroite de leurs intérêts économiques, quoiqu'elles paient des scientifiques peu scrupuleux tels Fred Singer pour répandre des mensonges. Il y a aussi des groupes écologistes tels Greenpeace. De manière générale, ceux-ci prétendent s'appuyer sur la science, mais je vous accorde sans problème que ce n'est pas toujours le cas, et qu'il y rentre beaucoup d'idéologie (appelons-la naturalisme si vous voulez) : le dossier du nucléaire l'atteste amplement. Ces groupes ont un projet politique bien arrêté, et le défendent âprement dans le débat public : normal, qu'on soit d'accord ou pas avec eux. S'ils parviennent à convaincre une majorité de citoyens, des mesures (qui ne contreviennent en rien aux droits fondamentaux) seront prises, qui s'appliqueront à tous, sinon il n'y aura rien. C'est le jeu de la démocratie, nul totalitarisme ici non plus.
Bref ne confondez pas le GIEC et les gouvernements, ni les scientifiques et Greenpeace : ne faites pas dire aux scientifiques ce qui a été dit par Greenpeace ou tel journaliste rendant plus ou moins mal compte du problème ou n'importe quel commentateur.
Je reviens au GIEC : il est juste là pour éclairer le débat politique, car on ne peut prendre une décision pertinente qu'en connaissant les enjeux et les conséquences. Et là, permettez-moi d'insister que contrairement à ce que vous pensez, les lois de la physique s'appliquent bien à tout l'Univers, Terre et hommes inclus, que cela vous plaise ou non. Il se peut que le réchauffement anthropique soit une chimère, mais si c'est le cas, c'est pour des raisons physiques (qu'éventuellement on ne comprend pas bien encore), et pas parce que cela vous déplait ! Et si ce n'est pas une chimère, le nier au motif que cela heurte vos croyances (en le Progrès, en l'Homme maître de la nature conformément à Descartes, en quoi que ce soit d'autre) ou votre confort ne l'annulera pas. J'ai tout autant que vous envie de pouvoir continuer à polluer tant et plus, mais nous en assumerons collectivement les conséquences. Nous pouvons faire le choix de ne rien faire, mais au moins, sachons-en les conséquences, imparables par nature, dès maintenant pour ne pas avoir de regrets quand celles-ci se feront sentir. Car ne vous en déplaise, nous vivons bien dans le monde réel, et non dans celui des Idées.
Naturellement, il est intellectuellement concevable que les assertions que le GIEC présente comme fortement fiables soient en réalité erronées. Encore faut-il en apporter des preuves tangibles, face aux données consistantes que le GIEC avance. Votre site ne le fait pas, parce qu'il encourt le reproche que vous et beaucoup faites au GIEC : celui de la partialité, car il est entièrement orienté vers la démonstration exclusive d'une thèse, celle qu'il n'y a pas de réchauffement et qu'il n'est pas dû au CO2 humain. Il pourra éblouir ceux qui ne connaissent pas suffisamment les problèmes en jeu, par son déluge de courbes. Le hic est qu'il ignore l'argumentation des scientifiques "mainstream". Si je reprends l'exemple parmi tant d'autres que j'ai relevés (cf. précédent message) des taux de CO2 très élevés de l'époque des dinosaures, 10 fois ceux d'aujourd'hui, sans températures plus élevées, ou l'affirmation que c'est le réchauffement qui cause l'élévation du CO2 et non l'inverse, il se trouve que le "mainstream" a déjà donné des explications très cohérentes de ces phénomènes, et que votre auteur semble les méconnaître (je pourrai vous les donner si vous voulez, mais vous pouvez les trouver en Anglais sur http://www.skepticalscience.com/argument.php). Soit il les ignore, et il montre qu'il ne connaît pas le sujet, soit il le fait exprès et il est malhonnête, et discrédité à mes yeux : c'est dommage, car les très nombreux exemples que j'ai relevés jettent un doute sur tout le site, qui contient peut-être des pistes pertinentes par ailleurs. Lorsqu'il prendra en compte ces arguments, et s'il parvient à les démonter de manière solide, alors ce site m'intéressera beaucoup, et j'attendrai des scientifiques dits "réchauffistes" qu'ils y répondent sérieusement pour continuer à leur accorder ma confiance. En l'état actuel des choses, la thèse du réchauffement anthropique reste la plus solide. Malheureusement pour nous autres, humains...
"Il est difficile d'être un rouge coquelicot dans les vertes prairies de la pensée unique" (Michel Boquet, économiste).
On retrouve dans les commentaires anathèmes et affirmations gratuites. Les membres du GIEC sont arrivés à ce qu'ils appellent un consensus, comme si la vérité scientifique était affaire de majorité et de consensus.
Dans leurs modèles, il n'ont pas pris en compte notamment le rôle de la vapeur d'eau qui est certainement très important, au motif que c'était un domaine pas assez connu et difficile à modéliser. On croit rêver!
Au fil des centaines de milliers d'années, pour ne pas dire des millions d'années, notre chère vieille terre a passé son temps à se refroidir et se réchauffer. Depuis la dernière grande glaciation, le niveau des mers est monté de 120m, excusez du peu. Lors de "l'optimum climatique médiéval", il n'y a pas si longtemps, le climat était plus chaud qu'aujourd'hui et les glaciers nettement plus hauts.
Ces quelques remarques de bon sens permettent de se rendre compte que, peut être, nous sommes tout simplement dans une évolution naturelle.
Au cours des 10 dernières années, la température a baissé d'environ 0,6°, ce qui est interprété comme un "ralentissement temporaire" du réchauffement!!! Comme par hasard, cela correspond à une période de calme dans les éruptions solaires alors que des équipes de scientifiques ont noté une corrélation entre périodes d'activité solaire et température que quelques centaines de milliers d'années.
Alors il est permis de douter, face à cette "vérité médiatique" serinée sur tous les tons au point que les politiques suivant. Rappelons seulement que dans les années 70, bon nombre de scientifiques annonçaient un refroidissement inquiétant de la planète!
Claude Allègre ont raison de souligner que jusqu'aux années 70 justement, le "consensus scientifique" niait la tectonique des plaques, défendue seulement par une poignée de coquelicots!
Evidemment, C. Allègre force parfois le trait, mais ilmet sa notoriété médiatique au service de ce doute nécessaire et fait ressortir d'autres priorités beaucoup plus évidentes et urgentes telles que l'accès de populations à l'eau potable, en rappelant que quelque 10 millions d'êtres humains, dont près de 2 millions d'enfants, meurent chaque année faute d'accès à cette eau que nous gaspillons allègrement dans nos pays.
Vincent Courtillot et quelques autres nous alertent également de leurs doutes et sur les chiffres utilisés cependant que les représentants médiatiques du GIEC affichent sur les plateaux télés leurs sourires condescendants de détenteurs de la vérité.
Alors il me semble qu'il faut revoir l'ensemble de l'approche de ces questions, le propre de véritables scientifiques étant d'accepter une remise en cause permanente de leurs certitudes qui ne sont souvent que vérités temporaires!
Faire dans la nuance c'est distinguer les signes de totalitarisme (ce que je fais) de l'état de totalitarisme ce que vous semblez me prêtez.
Concernant votre lecture du site signalé qui n'est pas le mien ( http://www.pensee-unique.fr/index.html ) je ne peux qu'inviter le lecteur à y aller voir par lui-même. Cependant, par exemple, ce que vous dites des positions du site à propos des températures locales ou globales est erroné, concernant la vapeur d'eau aussi. Mieux concernant l'optimum médiéval opportunément négligé par le Giec et que vous limitez à L'Europe: Phil Jones lui-même a du reconnaitre que l'hémisphère nord tout entier était concerné et que pour le sud on n'avait pas de mesures fiables.
Concernant le Giec regardez d'urgence cette video d'origine canadienne sous titrée en français où s'expriment notamment des membres du Giec. C'est édifiant. On n'y voit pourtant ni Allègre ni Courtillot. http://video.google.fr/videoplay?docid=-8217430236152148019#
Pour le reste de votre propos le "mainstream" n'est pas un concept scientifique et vous êtes bien obligé de tenir un discours qui ne relève pas de l'application des lois de la physique (en dehors de son support matériel). La notion de certitude ou d'incertitude appartiens au phénomène humain, pas au phénomène physique en soi. Les conclusions sociales morales ou politiques ne relève en rien de la physique. C'est bien là un aspect du problème.
Ou bien vous croyez comme vous le dites que l'humanité ne relève que des lois de la physique alors il n'y a pas de politique, ni de science, ni de Giec possibles et le débat est vain. La défiance dans l'humanité elle-même n'a pas de sens pas plus que le progrès comme vous le dites. Malheur ou bonheur sont d'ailleurs des termes hors sujet.
Ou bien vous considérez que même la science est un édifice humain fondé exclusivement sur l'expérience humaine et la pensée humaine auquel cas il s'agit de phénomènes humains. Morale, politique et même science physique sont alors des modalités de la gestion des enjeux humains, de nature humaine.
La physique est un récit humain de l'univers dont l'auteur humain y a toujours mis du sien.
Les positions philosophiques sont toujours déterminantes des jugements portés même dits scientifiques. Or le problème du Giec c'est de servir une position philosophique dont vous semblez partiellement vous démarquer. Elle est "accusatrice de l'homme" ou plutôt de la civilisation humaine. Sa défiance de l'homme s'oppose à une confiance, sans naïveté et non sans exigences. Cette foi en l'homme considère elle que le "rapport au risque" est un moteur du progrès humain mais que le risque est une limite de maîtrise, pas un phénomène physique statistique.
La défiance vise à inquiéter pour mieux imposer, faire régresser au lieu d'éduquer, faire adopter des slogans plutôt que de cultiver l'esprit critique, le discernement. Le principe de précaution conçu pour défendre l'environnement contre l'homme est son arme principale, pas la science qui est plus alors un alibi qu'un instrument de discernement.
1- Concernant l'optimum médiéval : je ne connais que des données indiquant qu'ils s'agit d'un phénomène régional, localisé à certaines parties de l'hémisphère Nord. Je ne connais pas l'affirmation de Jones que vous mentionnez et aimerais connaître votre source pour voir si j'en comprends la même chose. En tout cas celui-ci fait a priori "autorité". Si votre compréhension est juste, alors il y a désaccord entre données, et je ne suis pas compétent pour en juger. Tout ce que je peux remarquer, c'est d'une part que si les données ne sont pas "fiables", alors l'incertitude peut jouer dans les deux sens, et pas forcément en faveur de votre position (cette attitude fait partie des critiques qu'encourt le site pensée unique que vous citez). D'autre part, dans l'hypothèse où une fois l'incertitude levée, cela joue en faveur de votre thèse, cela invite le GIEC à la prudence, diminue potentiellement la fiabilité des affirmations présentées comme fortement fiables par le GIEC, sans l'annuler pour autant, car il reste beaucoup de données qui jouent en faveur de la thèse du réchauffement anthropique, et qu'il faut bien expliquer. Et le principe de précaution, c'est un arbitrage, complexe par nature, entre fiabilité du risque, gravité du risque et coût des mesures pour éviter ou amoindrir le risque. Je précise au passage que pas plus que vous je n'aime le principe de précaution au sens où on l'entend habituellement, à savoir celui des écologistes d'une exigence absolue du risque zéro (démontré de surcroît), à la fois chimérique et stérilisante : je ne parle de principe de précaution qu'au sens d'arbitrage que j'ai expliqué, et il me semble raisonnable vu le pouvoir de transformation du Monde que le génie humain s'est acquis.
2- Concernant la vidéo : je n'ai pas encore eu l'occasion de la regarder, je ne manquerai pas de le faire, merci du lien.
3- Je ne sais pas ce que vous avez compris, mais par mainstream je voulais juste désiger commodément la majorité de scientifiques spécialisés dans le climat qui soutient la thèse du réchauffement anthropique.
4- Il y a bien distinction entre les aspects moraux et politiques d'une part, physiques d'autre part, je n'ai pas dit le contraire. Mais tout acte a des conséquences. Que nos émissions de CO2 provoquent un réchauffement ne nous empêche pas de choisir de continuer à émettre du CO2. C'est du reste ce que l'humanité semble choisir. Mais ce n'est pas parce que la limitation des émissions s'opposerait au progrès (c'est d'ailleurs très conrtestable) que le réchauffement n'aura pas lieu.
5- Malgré mon accord sur la distinction entre politique et physique, je sens dans vos propos comme un fumet de relativisme cognitif cher aux "penseurs" postmodernes. Sans doute pensez-vous comme Feyerabend que Galilée avait tort car sa thèse serait un "récit" pas plus valable que celui du pape. C'est parfaitement indéfendable. La physique ne produit pas un "récit" comme la religion ou la philosophie, mais une représentation du réel qui se confronte sans cesse à celui-ci : elle permet de comprendre les phénomènes et de produire des prédictions dont la non-vérification entraîne la remise en cause de la théorie. La théorie des épicyles du pape était complexe et peu en accord avec la réalité, la théorie de Galilée était très simple et en accord avec les observations du monde réel... À de minuscules différences près, qui ont conduit à un changement de théorie pour une autre, qui reste économe en principes, et plus proche de la réalité. Si vous lâchez un objet au dessus du sol, il tombe, à une vitesse conforme à celle prédite par la physique : c'est vérifiable, systématique, et indépendant de votre volonté, de vos souhaits, de vos désirs. Le CO2 est un gaz à effet de serre : cela se déduit de la physique atomique qui prédit plein d'autre phénomènes, tous vérifiés expérimentalement (y compris quantitativement), et cela s'est vérifié en laboratoire à maintes reprises par des mesures objectives. Ceci n'est pas un récit, c'est un fait indépendant de l'homme. Cela ne suffit pas à attester le réchauffement climatique, car le climat dépend d'interactions très complexes dans l'atmosphère et avec le reste de la planète et le Soleil, mais ceci ne vous dispense pas d'avoir à expliquer par quels mécanismes un surcroît de gaz à effet de serre ne produit pas de surcroît d'effet de serre dans l'atmosphère. En ce sens, le GIEC n'accuse pas : il cherche à comprendre un phénomène, à prédire les conséquences à partir de causes, sans juger ni condamner qui que ce soit, l'homme demeurant libre de faire ce qu'il veut, y compris si cela flingue la planète.
... pro-GIEC et anti-GIEC, pro-Allègre et anti-Allègre, pour m'avoir mis allègrement la tête à l'envers.
Moi qui m'étais faite une religion sur le réchauffement climatique, voilà que vous avez bousculé toute ma belle construction intellectuelle.
A tous je dédie donc cet aphorisme rencontré chez Albert Einstein :
"La théorie c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique c'est quand tout fonctionne mais que personne ne sait rien. Ici nous avons réunies théorie et pratique : rien ne fonctionne et personne ne sait pourquoi !"
pour le l"lien canadien".
Les scientifiques canadiens qui interviennent réfutent bien des affirmations des porte-paroles du GIEC et apportent de l'eau au moulin de Vincent Courtillot et C. Allègre.
Vidéo à regarder absolument.
Dans son dernier livre, ce dernier démonte l'aspect caché de l'organisation du GIEC qui n'a rien d'un organisme scientifique neutre.
Je voudrais profiter de cette intervention pour rendre à Michel Godet la phrase attribuée par erreur à un certain Michel Boquet qui n'existe que dans mes quelques neurones fatigués, avec mes excuses au premier s'il vient en ces lieux!
J'ai de mon côté regardé cette vidéo qu'Hercule Poirot me recommandait. Rien de nouveau sous le Soleil, ai-je envie de dire. Cette vidéo en vérité ne réfute rien du tout. On y retrouve les arguments habituels, démontés depuis longtemps (mais qu'on continue à faire circuler parce qu'ils sont suffisants pour impressionner ceux, majoritaires, qui ne connaissent pas suffisamment l'état actuel des connaissances), et une présentation simpliste (et fausse) du discours des scientifiques. Les climatologues ne disent pas que le Soleil ou les rayons cosmiques ne jouent pas de rôle sur le climat ni que seul le CO2 explique le climat, bien au contraire (le Soleil est par exemple considéré comme une des causes du "petit âge glaciaire"), mais qu'on observe depuis une quarantaine d'années une tendance de long terme au réchauffement qu'on ne peut expliquer pour l'instant par d'autres causes que l'augmentation des gaz à effet de serre (le Soleil ayant lui une faible contribution plutôt "rafraîchissante" ces dernières décennies : même les chercheurs qui critiquent la manière dont le GIEC traite la question reconnaissent que l'évolution de l'irradiance solaire ne peut expliquer le réchauffement récent). Dans le même esprit, les tentatives tendant à prétendre par superposition de courbes de température et de taux de CO2 que ces deux données ne sont pas corrélables sont malhonnêtes, car la température résulte de plusieurs facteurs et interactions : le CO2 en fait partie mais il est loin d'être le seul, et tout le travail consiste à identifier les mécanismes pour chaque évolution significative des températures.
L'augmentation du CO2 comme conséquence et non cause d'un réchauffement est aussi présenté de manière faussée: les auteurs de la vidéo ne parlent pas des cycles de Milankovitch à propos des ères glaciaires. Le principe est que les changements de l'orbite terrestre causent une augmentation de l'énergie solaire reçue, insuffisante pour expliquer la sortie de période glaciaire, mais provoquant un réchauffement des océans qui alors relâche du CO2 qui à sont tout amplifie le réchauffement initial. Le retard de l'évolution du CO2 sur la température n'est donc pas incompatible avec la thèse de l'effet de serre.
Quant à la fameuse crosse de hockey, les auteurs de la vidéo interrogent longuement les deux auteurs d'un article qui remet en cause le traitement des données qui y aboutit. Mais ils "oublient" d'interroger les auteurs qui ont publié postérieurement une étude indépendante qui valide cette crosse y compris par des méthodes statistiques alternatives, et toutes les confirmations par l'utilisation de marqueurs divers.
On atteint le pompon avec le passage qui vante le CO2 comme nécessaire à la vie : c'est vrai, mais hors sujet : on se croirait face à un clip publicitaire pour le CO2 ! Et c'en est peut-être un d'ailleurs, car le financement de l'organisme (Friends of science, qui a aussi les moyens financiers de se payer de la pub sur la radio canadienne) à l'origine de cette vidéo n'apparaît pas très clair, mais semble bien avoir quelques relents de pétrole : http://en.wikipedia.org/wiki/Friends_of_Science#Funding mais aussi http://www.theglobeandmail.com/news/national/ad-campaign-takes-aim-at-climate-change/article1367291/ et http://www.desmogblog.com/oil-companies-funding-friends-of-science
Vous n'êtes tout simplement pas sur le bon article, lisez plutôt:
http://www.slate.fr/story/19401/les-climatologues-francais-combattent-al
legre-avec-ses-propres-armes
et si vous voulez en savoir plus, cet article de Slate renvoie sur :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/claude-allègre
Sur le premier graphique, on voit en noir la courbe originale du chercheur, en rouge la modification
faite par Mr Allègre : le réchauffement de l'année 2000 devient un refroidissement !
En plus, on se rend compte que cette courbe ne prétend pas , comme on pourrait le supposer, donner avec précision la température moyenne de la planète durant les 1500 dernières années, mais une simple approximation
de la température estivale en Scandinavie basée sur les troncs d'arbre...
Il s'agit seulement d'une hypothèse, puisque les thermomètres n'existaient pas au Moyen-Age et à moins d'une machine à remonter le temps pour aller le faire nous même, nous n'auront jamais de certitude absolue à ce sujet...
Par contre, nous avons la preuve que Mr Allègre a truqué un graphique...sur la période la plus récente !
La climatologie est une science jeune et ne dispose de données incontestables (réellement mesurées au jour le jour) que sur quelques dizaines d'années, mais on ne publie pas un graphique sans en donner le contexte et en mettant le nom de son auteur, mais en le modifiant "à sa guise" !!!
P.s. Quand Hergé a dessiné "Tintin sur la Lune", il n'avait pas prévu que les nuages cachaient les continents...
Par contre, après quatre siècles d'attente, on a pu voir que Copernic et Galilée avaient raison...
Accorderons nous un délai équivalent au Giec ?
qui parle d'un refroidissement sur les dix dernières années.
C'est également ce que démontre V. Courtillot, tout comme les scientifiques canadiens sur la vidéo dont le lien fut diffusé par ailleurs.
On nou démontre en outre que la fameuse courbe "en crosse de hockey" est fausse et résulte d'une erreur de programmation.
Dans les "modèles "du GIEC, l'impact de la vapeur d'eau sous forme de nuages, principal "gaz à effet de serre" ne fut pas pris en compte.
L'analyse des cercles des trancs d'arbre permet aux scientifiques de connaître l'évolution des conditions du moment avec une relativement bonne approximation.
J'ai également regardé la vidéo de la conférence de V. Courtillot à Nantes, au mois de décembre, je crois. Il y fut l'objet d'attaques grossières de la part notamment d'un élu estimant scandaleux que l'on ait invité ce scientifique, surtout pour parler devant des collégiens, alors que, disait-il, il y avait d'excellents spécialistes à l'Université de Nantes.
Les "détenteurs de la vérité" du GIEC et leurs supporteurs n'admettent pas la contestation ni le dialogue critique. On est revenu au "dogme" de l'Eglise qui voulait condamner Galilée, tout au moins dansl'esprit.
Alors, "Vive les coquelicots"!