Égalités / Parents & enfants

Refuser d'être enceinte pour préserver son corps, un motif pas si superficiel

Temps de lecture : 13 min

L'impact de la grossesse sur le corps peut être une raison de ne pas vouloir d'enfant. C'est aussi une manière de s'opposer à la dépossession systémique du corps de toutes les femmes.

Toutes les femmes confrontées ne serait-ce qu'à l'idée de la maternité se retrouvent dans un pot-pourri de prescriptions. | Omar Ram on Unsplash
Toutes les femmes confrontées ne serait-ce qu'à l'idée de la maternité se retrouvent dans un pot-pourri de prescriptions. | Omar Ram on Unsplash

«Moi, je veux garder mon corps comme il est», affirme Anne, 28 ans, responsable retail pour une marque de vêtements qui a opté, entre autres pour cette raison, pour une ligature des trompes (comme, en 2010, 3,9% des femmes de 20 à 44 ans de France métropolitaine, ni stériles, ni enceintes, ayant des rapports sexuels et ne voulant pas d'enfant).

La pilule, sa contraception pendant des années, n'était en fait pas pour elle la solution la plus adaptée. «Je suis pas quelqu'un de très assidu.» Elle préférait aussi se passer des hormones de synthèse, qui avaient «des effets sur [s]es états d'âme, [s]on corps». La capote, ensuite, ne lui convenait pas vraiment en matière de sensations intimes –«plusieurs fois, j'ai tenté le diable». Elle ne souhaitait «pas avoir un corps étranger dans son ventre» donc n'envisageait pas non plus le DIU au cuivre. Et «redoutai[t]» d'avoir à avorter. «J'avais besoin d'une solution définitive qui réglait le problème de la possibilité de tomber enceinte par accident, parce qu'en fait je sens depuis toujours que je ne veux pas porter d'enfant.»

La terminologie est précise. Ce n'est pas qu'Anne ne veut pas d'enfant: elle «ne ferme pas la porte à une adoption»; et sa filleule de 8 ans s'est retrouvée, par les circonstances de la vie, à sa charge. En revanche, porter un enfant, ce n'est pas pour elle. Ce qui lui déplaît dans la grossesse, c'est de «rajouter encore un humain» sur cette planète mais aussi l'impact que cette situation aura sur son corps. «Il me semble que, si on avait fait un bébé, vu mon gabarit –je fais 1,56 mètre, je suis svelte, mon corps est sportif, nerveux– et vu mon mec, le bébé m'aurait éclaté le bassin!» exagère-t-elle consciemment et en riant.

Sans s'être renseignée dans le détail sur le pourcentage de risque de fracture du sacrum ou du coccyx lors d'un accouchement par voie basse, Anne s'est dit que, vu l'étroitesse de son bassin, elle s'exposerait fortement à une césarienne. «Déjà, la ligature des trompes, c'est deux petites cicatrices qui peuvent se voir, et je me suis posé la question, parce que j'aime être en maillot de bain assez échancré. J'imagine même pas si j'avais dû faire une césarienne… Là, je me dis “ton corps ne changera pas outre mesure si tu décides d'en prendre soin, il y aura pas d'obstacle comme un bébé dans ton ventre pour venir chambouler tout ça”.»

Un discours qui ne manque pas de susciter les critiques et les jugements. Pour beaucoup (et peut-être vous, du moins de prime abord), sa décision serait celle d'une midinette superficielle, qui se soumet placidement aux injonctions pesant sur le corps des femmes et ferait de la joliesse sa priorité. «Avec les personnes avec qui j'ai discuté de mon choix, il y a ce truc “c'est pour continuer à correspondre aux codes”. Et quand bien même? Si ces codes-là me conviennent, à quel moment tu viens me dire que j'ai tort de faire ci ou ça? Je fais de mal à personne, je m'exhibe pas pour faire culpabiliser d'autres personnes, je suis en phase avec moi-même.» Sous une apparence frivole, son positionnement a, à l'inverse, quelque chose de féministe en ce qu'il questionne la place actuelle du corps des femmes (notamment enceintes) dans notre société. «Mon choix, à mes yeux, il est fort, insiste la jeune femme. J'en suis fière.»

Des images faussées de la grossesse

Bien sûr, ne pas vouloir que son corps change et souhaiter qu'il corresponde aux standards (lisses) de beauté peut donner l'impression de se conformer passivement au sexisme ambiant. Mais, ces diktats, les femmes enceintes peuvent aussi les suivre et s'y soumettre avec complaisance. «La grossesse est à la fois vue comme un accomplissement féminin (devenir mère est un événement majeur, la plupart du temps vu comme positif) et en même temps les transformations du corps peuvent être vues comme menaçant la féminité, enlaidissantes», synthétise la doctoresse en sociologie Elsa Boulet, dont la thèse portait sur les «grossesses ordinaires».

Car le corps grossit, la silhouette se modifie. Et ne ressemble en rien à l'image, réductrice et stéréotypée, que l'on se fait du corps féminin enceint. Et pour cause. «Les représentations des femmes enceintes, les images publicitaires et les illustrations des flyers médicaux fournis aux femmes par les maternités hospitalières, sont toujours des femmes blanches, tirées à quatre épingles, valides, extrêmement minces, en fin de grossesse, parce que, là, on voit un gros ventre et on est sûr qu'il s'agit d'une femme enceinte et pas d'une femme un peu grosse… Ce sont des corps extrêmement normés et qui n'ont pas beaucoup de rapport avec la réalité des femmes enceintes moyennes.»

open to surrender || caught by angel mama @cassblackbird

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En parallèle, la prise de poids apparaît comme «un élément suivi de très près par les professionnel·les de santé sans que ce soit un critère médicalement hyper important qui va dire des choses très précises sur l'état de santé de la femme et du fœtus, ajoute la sociologue. La plupart du temps, c'est plus une routine qui n'est pas tellement questionnée dans les effets anxiogènes que ça peut avoir sur les patientes qu'une pratique médicalement justifiée pour chaque cas particulier».

Résultat, des femmes vont durant la grossesse «mettre en place des stratégies pour contrebalancer cet enlaidissement qu'elles perçoivent». Une des femmes enceintes interrogée par Elsa Boulet lui a ainsi raconté qu'elle s'était acheté de la lingerie et du rouge à lèvres, un comportement qui sortait de ses habitudes, parce qu'«elle avait besoin de se rassurer sur sa beauté et surtout sur l'attirance que pouvait ressentir son conjoint envers elle». Une autre lui a confié avoir modifié son alimentation afin de ne pas trop grossir.

Lâcher-prise animal

Or, ces femmes-là ne sont pas aussi ouvertement critiquées pour avoir suivi ces prescriptions esthétiques patriarcales. C'est donc que ce qui pose surtout problème, ce n'est pas vraiment qu'Anne (ou toutes les autres femmes ayant opté pour des raisons similaires pour la stérilisation contraceptive) veuille rester mince. Non, c'est qu'une femme décide de ne pas enfanter. Même si l'on attend d'elles qu'«elles prennent soin d'elles, soient belles et désirables du point de vue des hommes», accentue la chercheuse, cette recherche d'un corps normé ne doit pas devenir «une obsession» (sous peine d'être méprisée pour sa soi-disant superficialité) et, par conséquent, «ne peut pas être un critère pour des décisions importantes comme avoir ou pas un enfant».

D'autant plus qu'«il est difficile de trouver une “bonne raison” de ne pas avoir d'enfant, ça va être systématiquement stigmatisé, notamment taxé d'égoïsme». Égoïste, parce que la carrière ou le corps passerait avant l'enfant (pas même conçu). «De mon point de vue, c'est mieux d'être “superficielle” que de mettre quelqu'un d'autre sur la planète alors qu'il n'y a plus la place», tranche Anne, en rappelant au passage qu'elle ne juge pas les personnes qui pensent différemment d'elle et se réjouit pour ses amies qui lui annoncent leur grossesse.

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En outre, relève la sociologue Charlotte Debest, autrice de l'ouvrage Le choix d'une vie sans enfant (PUR, 2014), «ce choix [de ne pas vouloir déformer son corps par la grossesse] n'est pas que superficiel si toutefois il l'était, parce que la maternité rentre en contradiction avec ce qu'on apprend en société et ce qu'on apprend notamment aux petites filles, à savoir être dans la retenue et la maîtrise de son corps».

Lors de la grossesse et de l'accouchement, tout bascule, on se retrouve notamment dans des positions ou des situations impensables en société (le sexe à l'air, les jambes écartées, avec plein de monde autour, pour n'en citer que quelques-unes) mais surtout «on est sur une injonction à lâcher prise et potentiellement se rapprocher un peu de l'animalité». Il s'agit de se laisser gouverner par la «Nature» et de la laisser prendre sa place (notamment à travers le ventre qui grossit) alors qu'on nous a appris à cacher notre corps et ses manifestations, des menstruations aux tétons en passant par la pilosité et les boutons.

Injonctions contradictoires

Toutes les femmes confrontées ne serait-ce qu'à l'idée de la maternité se retrouvent donc dans un pot-pourri de prescriptions. Il faudrait à la fois rester maîtresse de son corps mais passer par la case grossesse et laisser alors la nature faire, sans toutefois se laisser déborder par ses émotions et encore moins faire de son utérus un gouvernail (comme si les femmes, qui plus est enceintes, étaient dirigées et régies par leurs seules hormones et en deviendraient d'autant plus méprisables car moins cérébrales). «C'est typique des situations de domination structurelle, appuie Elsa Boulet. Les personnes dominées sont en permanence prises dans des injonctions contradictoires, qu'on ne peut pas résoudre tant que l'on est dans un système qui opprime une partie de la population.» Résultat, «les femmes auront toujours tort à partir du moment où elles ne rentrent pas dans les codes», résume sa consœur Charlotte Debest.

Le choix d'Anne a alors tendance à être perçu comme superficiel et jugé avec morgue parce qu'il sort du cadre de ce que devrait être le féminin (qui devrait se trouver du côté de la nature, et non de la culture, réservée au masculin). En effet, elle a décidé de ne pas enfanter et de ne pas non plus se laisser potentiellement leurrer par une quelconque «pression du corps» et les signes trompeurs qu'il lui enverrait –un peu comme l'appétit qui peut, chez certaines femmes, croître à certains moments de son cycle menstruel alors qu'elles n'ont en réalité pas plus faim ni fondamentalement besoin de s'alimenter davantage.

Ainsi, avant son opération, la jeune femme a cru être enceinte. «J'ai senti que mon esprit commençait à divaguer, à glisser sur une pente où, si je laissais le doute s'installer, c'était plus moi qui décidais. Et je me suis fait peur, j'ai eu vraiment la trouille.» D'où la stérilisation à visée contraceptive. Elle a préféré s'empêcher préventivement d'entendre voire de suivre ses propres messages corporels pour rester dans le total contrôle (intellectuel et émotionnel) de son corps.

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Choix personnel

Que sa décision ait en partie été influencée par les critères esthétiques en vigueur ou même par les représentations du corps social comme un élément devant être contrôlé, ce qu'il faut retenir, c'est que c'est la sienne. «C'est la première fois de ma vie que je décide de quelque chose par moi-même. Ça ne m'a pas été sous-entendu ni amené par quelqu'un, c'est moi qui ai découvert cette information [de la possibilité de se faire ligaturer les trompes], l'ai creusée et mise en place. Et surtout, j'ai pas honte d'en parler, je suis en paix avec moi», ponctue Anne. «À partir du moment où une femme affirme un choix, oui, c'est féministe», abonde Charlotte Debest.

Le conjoint d'Anne aurait pu faire une vasectomie, opération moins lourde que la ligature des trompes. Elle ne nécessite qu'une anesthésie locale, se réalise en ambulatoire. D'ailleurs, la médecin, lors du deuxième rendez-vous, auquel Anne était accompagnée de son copain, a laissé entendre que cela vaudrait peut-être mieux. Pour la nullipare, son conjoint était libre de le faire de son côté mais cela ne changeait rien à son intention à elle. «J'aime profondément mon mec, ça fait dix ans que je suis avec lui et c'est très chouette. Mais dans vingt ans, je ne sais pas où je suis. Là, c'est mon corps, c'est mon choix et c'est un choix pour toute ma vie. Mon mec, c'est un choix a priori pour toute la vie, mais on sait que la vie n'est pas tout le temps comme on la désire…»

Bouleversement corporel nié

Outre cette affirmation de son individualité en tant que femme, son action a aussi été féministe en ce qu'elle met le doigt sur l'énorme tabou qui subsiste autour des modifications corporelles induites par la grossesse. Le faire sauter, c'est aider à la libération de la parole et faire avancer les droits des femmes. «S'il y a une chose qu'on ne dit pas aux femmes quand elles tombent enceintes et que les femmes ne se disent pas entre elles, c'est qu'on fait le sacrifice de son propre corps, s'indigne Anne. J'ai l'impression que les femmes se rendent pas compte de ce que c'est de porter un bébé pendant neuf mois…»

Dans le cadre de ses recherches, Elsa Boulet s'est amusée, à partir d'études médicales sur les apports nutritifs nécessaires pour les femmes enceintes, à estimer l'effort physique que représentait la grossesse. «En termes de dépenses énergétiques, au troisième trimestre, être enceinte, ça équivaut à peu près à une heure trente d'efforts sportifs par jour. C'est un bouleversement corporel énorme.»

Mais c'est comme si, parce que c'est un processus naturel, ses répercussions, quelle que soit leur durée, ne pouvaient pas même être pensées. Comme si, parce que la grossesse est temporaire, une fois le bébé sorti, le corps allait ensuite redevenir comme avant, que c'était, au pire, un mauvais moment à passer, sans aucune véritable incidence corporelle, intérieure comme extérieure. Comme s'il s'agissait également de taire cette réalité aux femmes, de peur que, face aux désagréments possibles, elles refusent toutes d'être enceintes –ce furent d'ailleurs les propos tenus dans une publication de l'Ined en 1956 autour de la contraception, relate Charlotte Debest, qui a longuement travaillé sur les intentions de fécondité.

Réceptacle du fœtus

«Les médecins le savent: les hémorroïdes, la constipation, les jambes lourdes, tout ça, on en parle peu, mais c'est le lot de la plupart des femmes enceintes. C'est comme si leur corps ne leur appartenait pas, qu'il était presque détaché d'elles», analyse la sociologue. Pas de transmission de l'information. «Le corps des femmes est pensé prioritairement comme au service du fœtus, complète sa consœur Elsa Boulet. La finalité des préconisations médicales, des soins au quotidien des femmes enceintes, ça ne va pas être le corps de cette femme pour cette femme, mais le corps de cette personne parce qu'il contient un autre corps en formation.» La femme, à partir du moment où elle est enceinte, n'est qu'un réceptacle et l'on cherche à ce qu'il soit en bonne santé pour un être à venir.

Le traitement des maux de la grossesse en est la preuve. «Des femmes vont avoir des troubles assez importants en termes de nausées, de fatigue, de douleur, mais c'est relativement peu pris en compte parce que ça ne menace pas le fœtus, insiste la chercheuse en sociologie. Ces personnes disent souffrir, ne pas dormir, avoir un certain nombre de problèmes, pas juste des désagréments mais une souffrance, un vrai problème pour la vie quotidienne, aller travailler, prendre les transports… Mais ce n'est pas vu comme un enjeu majeur du soin, c'est quelque chose de secondaire.»

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Dépossession institutionnalisée

Après la naissance, «il n'y aura plus que des rendez-vous pour l'enfant, et plus de place pour la parole des femmes qui sont mères», continue Charlotte Debest. Et il est rarement fait mention de ce qu'il se passe après l'accouchement (ce sang qui continue de couler, ces points de suture qui tirent, ce vide dans le ventre, cette fatigue intense, ces douleurs…) dans les cours de préparation à la naissance –c'est pour cela qu'a été lancé par la doctorante en sociologie Illana Weizman le hashtag #monpostpartum sur Instagram.

#monpostpartum - En réaction à une publicité rejetée par @abcnews et l’Académie des Oscars qui dépeint honnêtement l’épisode douloureux du post-partum ainsi que la publication d’@ashleygraham qui pointe du doigt le silence autour de cette convalescence, me voici, portant une couche pour adulte, épongeant le sang qui coule pendant des jours et des semaines, le ventre encore gonflé, l’utérus encore étendu, les contractions qui le remettent doucement en place, les jambes bleuies, les points qui tirent, l’impossibilité de s’asseoir sans douleurs, l’urine qui brûle, l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur. Si on parlait davantage de ces sujets, si on ne les invisibilisait pas de façon systématique, les mères se sentiraient moins isolées, moins démunies. Préoccupez-vous des mères. Mettez en lumière leur vécu.

Une publication partagée par Illana Weizman (@illanaweizman) le

Elsa Boulet rapporte une anecdote parlante qu'elle tient d'une amie sage-femme travaillant en centre de santé. «Pendant le confinement, les consultations ont été réduites et la direction a décidé de ne garder que les consultations de suivi de grossesse en supprimant toutes les séances de rééducation périnéale Alors même que cela peut avoir des conséquences considérables («fuites urinaires lors de la toux, d'un effort, du rire..., sensation de gêne et pesanteur sur le périnée, perte de sensations lors des rapports sexuels», lit-on sur Ameli), ce n'est pas considéré comme prioritaire.

Alors, oui, reprendre la main et combattre cette dépossession corporelle (institutionnalisée) des femmes a quelque chose de féministe. Et ce, que ce soit, comme Anne, en décidant de ne pas avoir d'enfant et en ne «sacrifiant» pas son corps, ou en se réappropriant sa grossesse, glisse Charlotte Debest. De toute manière, en faisant fi des normes impossibles qui pèsent sur les corps des femmes, qui voudraient qu'elles portent des enfants mais en conservant le même corps qu'avant –et sans information transparente ni considération. Voilà qui reviendrait à vivre le slogan «Mon corps, mon choix» de manière aboutie et en connaissance de cause.

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