Société / Monde

États-Unis: plusieurs familles achètent des terres pour créer une ville sûre pour les Noirs

Temps de lecture : 2 min

Cette nouvelle ville, qui s'étendra sur près de 40 hectares au centre de l'État de Géorgie, s'appellera Freedom.

Dix-neuf familles font partie du projet. | Trienekens via Unsplash
Dix-neuf familles font partie du projet. | Trienekens via Unsplash

Mort de George Floyd, violences policières, discriminations: les récents événements qui ont secoué la communauté noire des États-Unis ont poussé deux amies à prendre une décision radicale. Pour assurer leur sécurité, Ashley Scott et Renee Walters, deux Afro-américaines, ont décidé de rassembler plusieurs familles noires dans une nouvelle ville, qu'elles bâtiront ensemble.

«Nous avons toutes les deux des maris noirs. Nous avons toutes les deux des fils noirs. Et je commençais à être submergée par ce sentiment d'anxiété lorsque mon mari quittait la maison pour aller travailler», a déclaré à CNN madame Walters.

Après avoir sondé leur entourage, dix-neuf familles noires rejoignent finalement le projet. Ensemble, elles créent la Freedom Georgia Initiative pour mettre en commun l'argent nécessaire à l'achat d'un terrain.

Les familles ont tout d'abord jeté leur dévolu sur une annonce en ligne, qui indiquait qu'une ville tout entière, Toomsboro, était en vente -ce qui n'était en fait pas le cas. À la périphérie de la ville, la petite communauté tombe finalement sur le terrain idéal pour son projet.

Le coup de foudre est immédiat et ils·elles achètent au mois d'août la parcelle de près de 40 hectares, destinés à devenir «Freedom», une nouvelle ville du comté de Wilkinson, dans l'État de Géorgie.

Une ville «pro-black»

L'objectif de ces familles est de bâtir une ville prospère économiquement et, surtout, sûre pour les personnes de couleur.

Les membres de cette communauté, qui se veut «tolérante et diversifiée», n'ont pas forcément l'intention d'accueillir exclusivement des personnes noires, ajoute le média américain. Pour autant, la ville doit être «pro-black à tous égards», précise Ashley Scott.

Pour l'heure, tout reste à faire et les travaux sont pharaoniques. Dans un premier temps, les deux femmes prévoient de défricher la terre et de créer un lac artificiel pour la pêche, avant de se lancer dans le gros oeuvre. Si tout se passe bien, la ville pourrait voir le jour à l'automne.

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