Sciences

La chaleur humaine, le chauffage de demain?

Temps de lecture : 2 min

Pour réduire la consommation mondiale d'énergie, de nouvelles infrastructures écologiques voient le jour.

On peut tirer profit de la chaleur humaine des foules dans le métro. | Victor Rodriguez via Unsplash
On peut tirer profit de la chaleur humaine des foules dans le métro. | Victor Rodriguez via Unsplash

À quelques pas du Centre Pompidou à Paris se dresse, au 2, rue Beaubourg, un immeuble en apparence anodin. Pourtant, depuis 2015, un système original chauffe le bâtiment. La chaleur vient principalement de l'agitation des corps dans la station de métro avoisinante, ainsi que de celle produite par le mouvement des trains, explique à la BBC Geneviève Littot, scientifique en charge de la stratégie environnementale chez Paris Habitat et conceptrice de ce système.

Une installation reliant le sous-sol de l'immeuble au métro par un escalier extrait l'air chaud du métro qui, en passant par un échangeur thermique, produit de l'eau chaude, utilisée ensuite pour chauffer l'espace souhaité. Ce système fournit jusqu'à 35% de la chaleur nécessaire au bâtiment et permet de minimiser les émissions de carbone.

Le projet de chauffer des espaces grâce au mouvement des êtres humains n'est pas propre à Paris. Des installations similaires ont déjà vu le jour dans la gare centrale de Stockholm, dans un centre commercial du Minnesota, ou encore dans un hôpital de Francfort.

L'enjeu de la réduction des émissions de carbone liées au chauffage des bâtiments est important: les immeubles sont responsables de plus d'un tiers de l'utilisation mondiale d'énergie et de 40% des émissions liées à l'énergie.

Pourtant, la transition vers le renouvelable reste lente. Aujourd'hui, seulement un dixième de l'énergie utilisée pour chauffer les bâtiments provient de sources renouvelables, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Si l'on veut avoir 50% de chances de maintenir le changement climatique en dessous de 1,5°C, la part de technologies de chauffage non polluantes devra doubler d'ici à 2030.

La maison passive, solution de demain?

Si les grands bâtiments bondés tels que les gares, hôpitaux et centres commerciaux peuvent accueillir un nombre conséquent d'individus capables de chauffer les pièces, quid des habitations individuelles?

En 1990, le physicien allemand Wolfgang Feist construit pour la première fois une «maison passive», capable de réduire de façon drastique les pertes de chaleur. Il s'agit de mettre un point d'honneur à l'isolation thermique grâce à un double ou triple vitrage. De plus, la maison passive utilise un système de ventilation qui récupère la chaleur et cherche à éviter l'apparition de ponts thermiques, qui provoquent des déperditions.

L'invention de Feist s'appuie sur des sources dites passives, telles que les radiations solaires ou la chaleur humaine. Selon le Passive House Institute, ce type de construction consommerait 90% d'énergie de moins que les immeubles traditionnels, et 75% de moins que les nouvelles constructions. Ces chiffres prometteurs ont déjà permis la création de 25.000 maisons passives dans le monde.

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