Sciences

Le plan pour sortir en vie de l'éruption du Vésuve

Temps de lecture : 2 min

Ce 24 août 79, il fallait agir vite.

Les ruines de Pompéi, détruite par l'éruption du Vésuve le 24 août 79. | Andy Holmes via Unsplash
Les ruines de Pompéi, détruite par l'éruption du Vésuve le 24 août 79. | Andy Holmes via Unsplash

Si la ville italienne de Pompéi est aujourd'hui un lieu hautement touristique où il est agréable de déambuler, s'y trouver la journée du 24 août 79 après J.-C. devait être un enfer. Ce jour-là marque l'une des plus célèbres éruptions volcaniques, celle du mont Vésuve, situé à quelques kilomètres de Pompéi, d'où les habitant·es ont ressenti un tremblement de terre de magnitude 5,9.

Une fois entré en éruption, le Vésuve a propulsé l'équivalent d'1,5 million de tonnes de roches en fusion par seconde. Il a relâché une énergie thermique considérée comme 100.000 fois supérieure à celle dégagée par la bombe atomique lancée sur Hiroshima.

Alors que cette catastrophe naturelle apparaît comme un événement sans issue, Pier Paolo Petrone, anthropologue légiste qui travaille à l'Université de Naples-Frédéric-II, affirme qu'il était possible de survivre à cette tragédie en prenant des mesures immédiates. Selon lui, la solution pour s'en sortir n'était pas de s'abriter de la pluie de cendres, mais plutôt d'évacuer au plus vite.

Aller au nord et marcher vite

Au début de l'éruption du Vésuve, le magma pressurisé sous le volcan contenait du gaz dissous. Lorsque la cheminée a commencé à se fissurer, un effet similaire à une énorme canette de soda qui craquerait s'est fait ressentir. La suite a été spectaculaire. Des morceaux de lave ont été projetés à plusieurs kilomètres de hauteur, créant un grand nuage chaud qui s'est élevé dans l'atmosphère. Après quelques heures, des pierres ponces sont tombées du ciel et ont détruit Pompéi. Dans la matinée du 25 août, des coulées de lave pouvant atteindre presque 1.000 degrés Celsius se sont abattues sur la ville. Chaque survivant·e de la veille a été tué·e.

Afin de survivre à cette situation cauchemardesque, Pier Paolo Petrone explique qu'il y avait deux options: se diriger vers le nord ou vers le sud.

Si aller vers le sud a permis à certaines personnes de s'en sortir, il est aujourd'hui impossible de déterminer la distance qu'il fallait parcourir à l'époque pour se trouver en sécurité. A priori, il était tout de même primordial de dépasser Stabies, située à 28 kilomètres de Pompéi. De plus, marcher vers le sud revenait à se diriger dans la direction du vent dominant, et comportait donc le risque de recevoir une pluie de cendres et de pierres ponces. Après un certain temps, le nuage est devenu si épais que toute personne tentant de s'échapper s'est retrouvée dans le noir le plus complet.

D'après Petrone, la meilleure option était de se diriger vers le nord, c'est-à-dire vers Naples et du côté de l'éruption. En effet, il semblerait que la plupart des survivant·es aient emprunté ce chemin, tandis que de nombreux corps ont été retrouvés vers le sud. Pour s'en sortir en allant vers le nord, il fallait toutefois être rapide afin de ne pas finir englouti·e par le magma et mourir instantanément. L'objectif consistait alors à atteindre la ville de Naples, située à une vingtaine de kilomètres, en moins de cinq heures.

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