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L'appareil reproducteur féminin est capable de sélectionner les meilleurs spermatozoïdes

Temps de lecture : 2 min

Seuls les plus susceptibles de donner la vie sont conservés.

Il s'agit d'un tri chimique, dicté par les sécrétions reproductives de la femme. | Dainis Graveris via Unsplash
Il s'agit d'un tri chimique, dicté par les sécrétions reproductives de la femme. | Dainis Graveris via Unsplash

Dans la course à la conception, certains pensent que c'est la force et la rapidité de l'éjaculation qui détermine quel spermatozoïde arrive le premier sur la ligne d'arrivée. Mais la science commence à apprendre que divers produits chimiques présents dans l'appareil reproducteur féminin peuvent faciliter, ou saboter, les chances de victoire des spermatozoïdes, rapporte CNN.

Une question de survie

Le mouvement de nage, la vitesse et la viabilité du spermatozoïde sont affectées par le niveau de compatibilité génétique entre la glaire cervicale de la femme et le sperme de l'homme, révèle une nouvelle étude publiée le 19 août dans les Actes de la revue de la Royal Society B.

Une étude antérieure de la mêmes équipe avait révélé qu'un phénomène similaire se produisait dans le liquide folliculaire d'une femme. Il s'agit d'un tri chimique, dicté par les sécrétions reproductives de la femme, qui aide les spermatozoïdes les plus susceptibles de donner la vie.

La reproduction chez les mammifères est motivée par une volonté évolutive innée de choisir des partenaires qui fournissent des gènes bénéfiques au système immunitaire de leur progéniture. Le mâle le plus compatible est celui qui offre un ensemble de gènes totalement différent de celui de la femelle.

«Plus ces gènes sont divers, plus les types d'infections que vous pouvez combattre sont variés», détaille John Fitzpatrick, professeur assistant au département de zoologie de l'université de Stockholm en Suède, dans un entretien préalable avec CNN.

Sélection hormonale

Des études antérieures ont montré que les hommes et les femmes peuvent se choisir en fonction d'indices chimiques relatifs à leur compatibilité génétique. Les hommes peuvent flairer l'odeur d'une femme qui ovule simplement en sentant son T-shirt, tandis que les femmes semblent préférer l'odeur d'un homme dont les gènes sont différents, ce qui pourrait donner à sa progéniture un coup de pouce pour gravir l'échelle de l'évolution.

Mais des études plus récentes montrent que les décisions continuent d'être prises par le processus de reproduction après que le couple a copulé. Par exemple, la surface du sperme humain contient des récepteurs olfactifs qui peuvent détecter des molécules génétiquement différentes.

Chez les femmes, les ovules semblent laisser des substances chimiques qui agissent différemment sur le sperme des différents hommes, ce qui permet en fait de choisir les meilleurs spermatozoïdes.

Après le vagin, le premier obstacle majeur que rencontre un spermatozoïde sur son chemin vers la fécondation de l'ovule est le col de l'utérus de la femme, qui se trouve à l'entrée de l'utérus. Il est généralement rempli d'une épaisse glaire, qui devient plus fine et plus pénétrable juste avant que la femme n'ovule. Elle aide les spermatozoïdes normaux à voyager plus facilement et empêche les spermatozoïdes anormaux de continuer à remonter dans l'appareil reproducteur.

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