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Pouvons-nous forcer l'univers à s'effondrer?

Temps de lecture : 2 min

Si nous vivons tous et toutes dans un monde virtuel, ce serait un bon moyen –quoique risqué– de le découvrir à coup sûr.

Il n'est pas impossible que nous vivions dans la simulation d'une simulation d'une autre simulation... | Joshua Sortino via Unsplash
Il n'est pas impossible que nous vivions dans la simulation d'une simulation d'une autre simulation... | Joshua Sortino via Unsplash

L'idée selon laquelle le monde n'est qu'une simulation n'est pas nouvelle. Elle surgit régulièrement depuis des milliers d'années dans différentes cultures, de la Grèce antique à la Chine.

Mais une version plus récente de cette théorie, basée sur des calculs mathématiques, a pris un nouvel essor en 2003, avec la publication d'un article du philosophe Nick Bostrom intitulé «Are You Living in a Computer Simulation?» («Vivez-vous dans une simulation informatique?»).

Un bug dans la matrice

Curieusement, cette hypothèse de simulation peut être testée sous certaines conditions, relate Scientific American.

La meilleure façon de la vérifier serait de faire tomber en panne le système qui fait tourner notre simulation. Naturellement, cela semble un peu malavisé, mais si les êtres humains sont des entités virtuelles de toute façon, est-ce vraiment important?

Un redémarrage et une restauration express pourraient nous ramener en ligne comme si rien ne s'était passé, mais nous serions peut-être capables de nous en rendre compte. Reste une question: comment faire tomber de l'intérieur une simulation de la réalité?

La technique «Inception»

Une simulation devrait sans doute faire des approximations pour économiser sur des élements nécessaire à son bon fonctionnement, comme le stockage des informations et la puissance de calcul. En d'autres termes, elle aurait des limites en matière d'exactitude et de précision.

La stratégie la plus évidente serait alors d'essayer de la pousser au maximum de ses capacités, en demandant plus d'espace dans la mémoire active du programme que ce qui est disponible.

Une bonne façon d'y parvenir consisterait à créer un processus excessivement récursif, par exemple en construisant nos propres réalités simulées. Dans ces mondes virtuels, des entités créeraient leur propre version d'une réalité simulée, dont les entités feraient à leur tour la même chose, et ainsi de suite.

Si tout cela fonctionnait, l'univers tel que nous le connaissons pourrait s'effondrer, révélant son statut de mirage au moment même où nous disparaîtrions de l'existence.

On pourrait argumenter que toute espèce capable de simuler une réalité aurait sans doute anticipé cette éventualité et mis en place des garde-fous pour l'empêcher de se produire. Nous pourrions découvrir qu'il est étrangement et inexplicablement impossible de créer nos propres univers simulés, quelle que soit la puissance de nos systèmes informatiques. Cela pourrait être en soi le signe que nous existons à l'intérieur d'une simulation.

Nous pourrions même être nous-mêmes une simulation au sein d'une autre simulation, dans le cadre du test d'une autre espèce pour savoir si elle est elle-même dans une simulation. De quoi se créer des nœuds au cerveau pour quelques années encore...

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