Égalités / Société

La moitié des hommes britanniques de la génération Z se sentent menacés par le féminisme

Temps de lecture : 2 min

Un cinquième d'entre eux avouent avoir une mauvaise image des féministes.

Au Royaume-Uni, près de 70% des femmes de la génération Z se considèrent comme féministes. | Lindsey LaMont via Unsplash
Au Royaume-Uni, près de 70% des femmes de la génération Z se considèrent comme féministes. | Lindsey LaMont via Unsplash

«Le féminisme va trop loin» pour 50% des jeunes hommes britanniques interrogés par le collectif HOPE not hate. Dans son dernier rapport, «Les jeunes à l'ère du Covid-19», le groupe anti-extrémisme a interrogé 2.076 jeunes britanniques sur leurs convicitions idéologiques. Les résultats sont sans équivoque.

Une majorité d'hommes pensent que le féminisme va trop loin, un cinquième d'entre eux avouent avoir une mauvaise image des féministes. Ce constat inquiète le collectif HOPE not hate: «Les droits des hommes et l'anti-féminisme sont devenus une voie facile vers l'extrême droite, note le rapport. C'est attirant pour les jeunes hommes qui se sentent émasculés par une société en pleine période de mutation des normes.»

Parallèlement, une étude menée par Young Women's Trust, un organisme féministe, rapporte que près de 70% des femmes âgées de 16 à 24 ans se considèrent comme féministes. L'écart entre la proportion de femmes féministes et d'hommes craignant voire stigmatisant les féministes «explique les forts taux de misogynie, abus, violence banalisée et réification que les femmes expérimentent chaque jour, affirme Sam Smethers, responsable de la Fawcett Society, une association féministe.

La militante suggère que ces comportements sont liés à la part importante de jeunes hommes se sentant «menacés par le féminisme». Elle nuance néanmoins l'ampleur du phénomène, en mettant en lumière une génération polarisée: «Les jeunes hommes sont aussi plus enclins à se dire féministes que les plus âgés.»

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