Santé

Pendant que le Covid-19 progresse, d'autres maladies infectieuses régressent

Temps de lecture : 2 min

La grippe notamment enregistre des taux extrêmement bas par rapport aux moyennes des dernières années.

«Nous avons vu les taux les plus bas jamais enregistrés d'admissions pour d'autres infections virales pour cette période de l'année.» | nastya_gepp via Pixabay
«Nous avons vu les taux les plus bas jamais enregistrés d'admissions pour d'autres infections virales pour cette période de l'année.» | nastya_gepp via Pixabay

Le nombre de cas de maladies infectieuses est en nette diminution par rapport aux années précédentes et ce, aux quatre coins du globe, observe Ars technica.

L'Australie a par exemple enregistré une baisse importante des cas de grippe: si début 2020 le pays comptait environ 7.000 cas confirmés, en avril on n'en dénombrait plus que 229, contre 19.000 à la même période en 2019 selon les chiffres publiés par The New Scientist. Même constat au Canada ou encore au Royaume-Uni, comme le note Reuters.

Au Brésil, où le Covid-19 a durement sévi, les cas de grippe ont chuté de 40% par rapport à la moyenne habituelle. En Argentine aussi, avec une baisse encore plus marquée de 64% en dessous de la moyenne des cinq dernières années. En Nouvelle-Zélande, dont la Première ministre a été saluée pour sa gestion de la pandémie, seule 0,7% de la population présentait des symptômes pseudo-grippaux au cours de la première semaine de juillet. Soit quatre à six fois moins que les taux habituels à la même période (autour de 3 à 4%).

D'autres maladies infectieuses ont connu un net recul, souligne Reuters. En Chine, même si la grippe reste celle qui a fait l'objet de la plus forte baisse, diverses maladies telles que les oreillons, la rougeole ou encore les infections sexuellement transmissibles (IST) se sont considérablement réduites.

«Nous avons vu les taux les plus bas jamais enregistrés d'admissions pour d'autres infections virales pour cette période de l'année», a déclaré Ben Marais, expert en maladies infectieuses à l'Université de Sydney et clinicien à l'unité pour enfants de l'hôpital de Westmead.

Des chiffres à manier avec prudence

Il est tout à fait probable que les mesures de prévention comme la distanciation physique, les confinements à travers le monde, le port du masque ou encore le renforcement du lavage des mains aient contribué à diminuer les cas de transmission des maladies infectieuses.

L'OMS l'explique ainsi dans un récent rapport: «Les diverses mesures d'hygiène et de distanciation physique mises en œuvre par les États membres pour réduire la transmission du virus SARS-CoV-2 pourraient également avoir joué un rôle dans l'atténuation de la transmission du virus de la grippe.»

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Cependant, il est également possible que ces chiffres en baisse soient dus à une capacité limitée de tests et de signalements des systèmes de santé, mobilisés dans le combat contre le Covid-19. «Les données actuelles de surveillance de la grippe doivent être interprétées avec prudence, car la pandémie de Covid-19 en cours pourrait avoir influencé à des degrés divers les comportements de recherche de santé, la dotation en personnel, les routines dans les sites sentinelles, ainsi que les priorités et les capacités des tests dans les États membres», suggère l'organisation.

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