Sciences

Il faudrait étendre la définition de la vie pour savoir s'il y en a sur Mars

Temps de lecture : 2 min

Les recherches suggèrent que la définition standard de la vie pourrait être trop restrictive pour les complexités de l'espace.

Une vie différente de celle que nous connaissons pourrait avoir existé sur Mars. | Brian McMahon via Unsplash
Une vie différente de celle que nous connaissons pourrait avoir existé sur Mars. | Brian McMahon via Unsplash

Le rover Persévérance, qui a décollé de Cap Canaveral en Floride jeudi 30 juillet, est la première mission de la NASA à la surface de Mars dont l'objectif principal consiste à trouver des signes de vie passée.

Le but est de collecter de signes de vie telle que nous la connaissons, en d'autres termes celle qui est basée sur une biologie analogue à celle que l'on trouve sur Terre. Mais de nouvelles recherches soutenues par le programme d'astrobiologie de l'agence spatiale ont permis de développer une définition nouvelle et plus large du vivant, rapporte The Guardian.

Chercher la vie

Il n'existe pas de définition universelle de ce qui caractérise le vivant. Mais pour la NASA, il s'agit d'un système chimique autonome capable d'une évolution darwinienne.

Pesant un peu plus d'une tonne, le rover Persévérance va explorer le cratère de Jezero, une zone que l'on croyait autrefois inondée d'eau et donc candidate prometteuse pour receler des signes de vie passée.

Accompagné d'un hélicoptère-drone pour repérer les lieux, Perseverance identifiera, collectera et stockera des échantillons de roches et de sol, qui seront ensuite renvoyés sur Terre lors d'une prochaine mission. Les scientifiques rechercheront certaines bio-signatures qui pourraient indiquer des preuves de vie antérieure. Si la vie telle que nous la connaissons a déjà existé sur Mars, il y a de bonnes chances qu'elle soit découverte à l'occasion ce cette mission.

La «lyfe», une autre forme vie

Malgré la diversité des formes de vie sur notre planète, il semble que chaque organisme puisse être retracé jusqu'à un ancêtre commun. Au-delà de la Terre, la vie peut avoir émergé différemment et, de ce fait, notre définition standard est peut-être trop restrictive.

Cette réflexion a conduit Stuart Bartlett, scientifique spécialiste de la complexité à Caltech, et Michael L. Wong, astrobiologiste de l'université de Washington, à développer un nouveau concept hypothétique: la lyfe.

Dans leur récent article, ils définissent un organisme lyfe comme satisfaisant à quatre critères: la dissipation (capacité à exploiter et à convertir des sources d'énergie gratuites), l'autocatalyse (capacité à croître ou à se développer de manière exponentielle), l'homéostasie (capacité à limiter les changements internes lorsque les choses changent à l'extérieur), et l'apprentissage (capacité à enregistrer, traiter et réaliser des actions basées sur des informations).

Avec cette définition, la vie n'est qu'un exemple spécifique de la lyfe. Selon Stuart Bartlett, il y a une plus grande probabilité de trouver la lyfe que la vie telle que nous l'entendons sur la planète Mars.

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