Société

Le confinement a engendré la plus importante réduction de bruit jamais enregistrée

Temps de lecture : 2 min

Le volume sonore lié aux activités humaines a diminué de moitié.

L'anthropause est le terme attribué par des scientifiques pour définir la période correspondant au ralentissement global des activités lié au confinement. | Free-Photos via Pixabay
L'anthropause est le terme attribué par des scientifiques pour définir la période correspondant au ralentissement global des activités lié au confinement. | Free-Photos via Pixabay

Un article de Vice rapporte les résultats d'une étude sur le bruit humain durant la période de confinement. Il aurait diminué de moitié, soit la baisse la plus importante jamais enregistrée.

Une équipe internationale de chercheurs, de chercheuses et de sismologues ont analysé les données de plus de 300 stations sismiques à travers le monde, mesurant les vibrations causées par l'activité humaine. Elle a découvert que les différents confinements à travers le monde avaient permis de réduire le bruit sismique, c'est-à-dire le bruit causé par les mouvements, les transports et la construction humaine, avaient permis d'engendrer une baisse allant jusqu'à 100%.

Les ondes sismiques permettent normalement de détecter des tremblements de terre ou une activité volcanique, mais ils sont aussi pertinents pour capter le bruit causé par les activités humaines quotidiennes. Quand ces dernières diminuent, comme ce fut le cas pendant la quarantaine, les bruits sismiques baissent à leur tour.

Les scientifiques pensent qu'il pourrait s'agir de la période la plus silencieuse qu'ait connu la planète Terre depuis que les appareils de mesure sismique existent. Ils ont déjà donné un nom à cette période: l'anthropause. Ce terme correspond au ralentissement global des activités en raison du confinement.

«Nous avons pu établir une corrélation nette entre la réduction des activités humaines et les enregistrements de bruits sismiques plus faibles», déclare la professeure Martha Savage, universitaire en géologie à l'université Victoria de Wellington en Nouvelle-Zélande, qui a participé à l'étude. Elle définit le bruit sismique comme «le bourdonnement de faible niveau causé par les déplacements humains sur le sol» et a noté que si la baisse était plus perceptible dans les zones urbaines, elle était également observable «dans des zones moins urbaines, comme a pu l'observer l'équipe en Afrique subsaharienne».

Les spécialistes ont remarqué que cette baisse du bruit a pris la forme d'une «vague» qui s'est déplacée à travers le monde, de la Chine à l'Italie, puis s'est répandue à d'autres pays au fur et à mesure de la progression de la pandémie et des quarantaines successives. Cette vague a été observée en utilisant à la fois les mesures sismiques et les données anonymisées de Google et Apple Maps sur les déplacements humains.

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