Politique / Monde

Qu'a tweeté Trump cette semaine? Chronique du 20 au 26 juillet

Temps de lecture : 16 min

Plongée dans la logorrhée du président américain.

Donald Trump à la sortie du Marine One, à la Maison-Blanche le 26 juillet 2020. | Tasos Katopodis / Getty Images North America / AFP
Donald Trump à la sortie du Marine One, à la Maison-Blanche le 26 juillet 2020. | Tasos Katopodis / Getty Images North America / AFP

Avertissement: cette chronique non exhaustive se base sur les tweets de la semaine jugés les plus pertinents. L'homme le plus puissant du monde a une production si pléthorique que l'analyse de toutes ses productions numériques nécessiterait des jours et des nuits de décorticage et de labeur selon des conditions de travail dénoncées par les conventions de Genève.

Lundi 20 juillet

Cette semaine est la semaine de tous les changements.

Le plus notable, c'est Donald Trump qui porte un masque après avoir claironné que ce n'était pas son truc: «Je ne sais pas, être assis dans le Bureau Ovale à ce magnifique Bureau, le Resolute Desk – le grand Resolute Desk, porter un masque pour accueillir des présidents, des premiers ministres, des dictateurs, des rois et des reines, je ne sais pas», avait-il expliqué le 3 avril. Précisons tout de même qu'il avait alors ajouté: «Peut-être que je vais changer d'avis.»

Et en effet:

«Nous sommes Unis dans notre effort pour vaincre le Virus Chinois Invisible, et plein de gens disent qu'il est Patriotique de porter un masque quand on ne peut respecter la distanciation sociale. Personne n'est plus Patriotique que moi, votre Président préféré!»

On se souvient que début mai, Trump avait visité une usine de masques sans en porter lui-même (et qu'un petit rigolo avait diffusé la chanson «Live and let die» pendant sa visite). Aux États-Unis, les militant·es anti-masque considèrent qu'en porter va à l'encontre de leurs libertés, et sont généralement susceptibles de faire partie de l'électorat de Trump. Certes ce dernier a changé son fusil d'épaule, mais le port du masque, autrefois considéré comme un aveu de faiblesse, devient un geste patriotique immortalisé dans une position avantageuse et virile que Zorro lui-même ne renierait pas.

Mardi 21 juillet

Cette semaine commence pour Trump sous les auspices d'une interview accordée la veille à un journaliste de Fox News, Chris Wallace. Le président s'y est retrouvé en difficulté plus d'une fois, notamment parce que Wallace ne s'en laisse pas conter. Lorsque Trump lui assène que les États-Unis ont le taux de mortalité le plus bas du monde, le journaliste lui rétorque que pas du tout et le met au défi de prouver ce qu'il avance, ce que Trump est incapable de faire, tout comme il ne peut étayer son affirmation selon laquelle Biden prévoit de définancer la police.

Enfin, on entend parler du test cognitif que Trump a passé, et auquel il se vante d'avoir eu d'excellents résultats. Wallace lui répond que lui-même a passé ce test, et qu'il n'est pas très compliqué –il faut notamment reconnaître et nommer un éléphant. Trump balaie cette histoire d'éléphant et affirme que les cinq dernières questions étaient vraiment difficiles. Wallace ne cache pas son étonnement: compter à rebours à partir du chiffre 100 en soustrayant 7 à chaque fois ne lui semble pas si compliqué, à lui.

Bilan présidentiel de ce catastrophique entretien:

«Merci pour les bonnes critiques et les bons commentaires de mon interview avec Chris Wallace de @FoxNews. On a peut-être établi un record en faisant une telle interview en pleine chaleur. Il faisait 38°, ce qui rendait les choses très intéressantes!»

Ce mardi, la position présidentielle vis-à-vis du mouvement Black Lives Matter reste inchangée:

«J'ai hâte que les événements sportifs en live reprennent, mais chaque fois que je vois un joueur s'agenouiller pendant l'hymne national, un grand manque de respect pour notre Pays et notre Drapeau, le match est fini pour moi!»

Mais c'est la campagne et il convient de couvrir un vaste spectre de sujets en un minimum de temps, grâce à des données scientifiques rigoureuses et précises:

«D'immenses progrès sont faits dans le domaine des Vaccins et des Traitements!!!»

Et puisqu'on parle de rigueur et de précision, quelques faits utiles sur la manière dont le virus est géré dans le reste du monde, assortis de données à la rigueur scientifique incontestable:

«Vous n'entendrez jamais ça dans les Fake News sur le Virus Chinois, mais comparé à la plupart des autres pays, qui souffrent énormément, on s'en sort très bien – et on a fait des choses que peu d'autres pays auraient pu faire!»

Toujours mardi, grosse forme, c'est l'heure du bilan financier et économique:

«De Gros Chiffres dans les Marchés Financiers. Vous voulez les voir plonger? Votez pour la Gauche Radicale et ses GROSSES Augmentations d'Impôts!»

Enfin, parce qu'on ne change pas une marotte qui gagne, un petit rappel que le vote par correspondance est une plaie pour la démocratie, surtout si le résultat des élections ne correspond pas à vos attentes:

«Le Vote par Correspondance, s'il n'est pas modifié par les tribunaux, conduira aux ÉLECTIONS LES PLUS CORROMPUES de l'Histoire de notre Nation! #ÉLECTIONSTRUQUÉES

Mercredi 22 juillet

Après trois mois de pause, le président a décidé de reprendre ses briefings coronavirus. Il va passer une partie de la journée à en retweeter des extraits.

Changement notable par rapport à ceux qu'il donnait aux printemps derniers, ils sont plus sobres et moins délirants –il lit beaucoup son texte. Il assure qu'il est tout à fait à l'aise avec l'idée d'envoyer son fils et ses petits-enfants à l'école malgré l'épidémie, et explique qu'il souhaite que tout aille bien pour Ghislaine Maxwell, une de ses amies impliquée dans l'affaire de trafic de mineures pour lequel Jeffrey Epstein était emprisonné au moment de son suicide.

En revanche, il omet de présenter ses condoléances à la juge Esther Salas, dont le fils de 20 ans vient d'être assassiné et le mari grièvement blessé par un homme qui s'est présenté chez eux en se faisant passer pour un livreur de FedEx.

Jeudi 23 juillet

«Liz Cheney n'est contrariée que parce que j'ai activement œuvré à sortir notre grand et beau Pays des ridicules et coûteuses Guerres Interminables. Et je fais payer à nos prétendus alliés des dizaines de milliards de dollars de coûts militaires impayés. Ils doivent, au moins, nous traiter équitablement!!!»

Liz Cheney est Républicaine, mais elle n'est pas trop d'accord avec les choix de Trump, notamment son retrait des soldats d'Allemagne et d'Afghanistan, ou avec ses affirmations en matière de santé publique.

Et toujours dans la série «J'aime et je déteste Fox News», aujourd'hui l'épisode s'intitule «Vous ne seriez rien sans moi»:

«Super, mais est-ce que MAGA [Make America Great Again, ndlr] a un rapport avec ces super audiences?»

Trump retweete énormément en ce moment; il laisse les autres parler à sa place, c'est plus rapide et presque aussi efficace pour faire passer les messages tout en permettant de ne pas assumer la responsabilité de ce qui est dit. La guerre contre les maires Démocrates bat son plein:

La plupart des tweets qu'il relaie s'insurgent contre la situation à Portland, ville très agitée depuis la mort de George Floyd, et où cela ne fait que s'aggraver depuis que Trump a décidé d'y envoyer des policiers fédéraux pour... rétablir le calme. Or, cette initiative ressentie comme une intrusion est très mal accueillie, y compris par le maire lui-même, et les violences sont quotidiennes depuis maintenant quasiment deux mois. Des femmes qui se qualifient de «Moms», des mères, donc, manifestent pacifiquement et se font régulièrement gazer par ces policiers fédéraux.

[RT par Trump] «La plupart (des “moms”) ne sont pas des mères et beaucoup ne sont même pas des femmes.»

«Les Démocrates ont affirmé haut et fort qu'ils n'approuveront pas une Réduction des Charges Salariales (dommage!). Ce serait génial pour les travailleurs. Par conséquent, les Républicains n'ont pas voulu la demander. Les Dems, comme d'hab, nuisent aux travailleurs et aux travailleuses de notre Pays!»

Ce tweet prend une tout autre saveur quand il est lu à haute voix en imitant Arlette Laguiller. Essayez.

Enfin ce jeudi se termine sur une magistrale galipette logique dont mes neurones ne se sont pas encore tout à fait remis:

«Obama, qui n'a pas voulu soutenir Biden jusqu'à l'éviction de tous les autres des primaires (et même là il a attendu longtemps!) réalise maintenant un clip de soutien. Souvenez-vous que sans eux je ne serais pas là. Je ne serais pas Président. Ils ont fait un boulot épouvantable!»

Prémisse: Biden et Obama ont fait un boulot épouvantable. Bon. Sans eux, il ne serait pas là. D'accord. Ergo le fait qu'il soit président est épouvantable? J'ai bon?

Vendredi 24 juillet

Bulletin sportif.

Aujourd'hui, Elon Musk contribue à rendre sa grandeur à l'Amérique:

«Super boulot par @elonmusk qui a accepté de construire, au TEXAS, ce qui doit être la plus grande usine automobile du monde entier. Il a tenu la parole qu'il m'avait donnée. Le Texas & @Tesla sont de grands gagnants. MADE IN THE USA!»

Les guerres mondiales (les «très belles guerres mondiales» selon les termes de Trump lors de son interview avec Chris Wallace) tiennent à cœur au président, qui comme on le sait aime beaucoup l'histoire. Pas question donc de renommer les bases militaires qui y ont joué un rôle:

«J'ai parlé au très respecté Sénateur (Président) @JimInhofe, qui m'a informé qu'il ne CHANGERA PAS les noms de nos grandes Bases et Forts Militaires, des lieux d'où nous avons gagné deux Guerres Mondiales (et plus!). Comme moi, Jim ne croit pas à la “Cancel Culture”.»

Samedi 25 juillet

Une petite piqûre de rappel, pour celles et ceux qui auraient oublié l'essentiel:

«96% d'Approbation au sein du Parti Républicain. Merci!»

Nouvelle obsession de cette fin de semaine: le prétendu espionnage de la campagne de Trump par l'équipe d'Obama. Cette accusation, l'Obamagate, a été démontée. Lors d'une conférence de presse en mai dernier, un journaliste a demandé au président de quel crime il s'agissait, exactement, puisque Trump était allé jusqu'à parler de «trahison». «Vous savez de quel crime il s'agit, avait répondu Trump. Le crime est évident pour tout le monde. Tout ce que vous avez à faire, c'est lire les journaux –sauf le vôtre.» Et paf.

«Alors Obama et son équipe de voyous ont espionné ma campagne et ont été pris – C'est clair comme de l'eau de roche! De nouveaux documents publiés aujourd'hui sont dévastateurs pour eux. Vont-ils le payer? Le Crime politique du Siècle!»

Petit briefing à la suite de la conférence de presse où Trump a annoncé la baisse des prix de certains médicaments, sujet critique aux États-Unis où leur coût ne cesse d'augmenter et où la protection des Américain·es est le plus souvent liée à leur emploi. Or, depuis la pandémie, le nombre de personnes au chômage, et donc sans protection, monte en flèche.

«Hier j'ai signé quatre mesures qui vont énormément réduire le prix des médicaments sur ordonnance, dans beaucoup de cas de plus de 50%. Rien de tel n'a jamais été fait avant parce que Big Pharma, avec son immense pouvoir, ne le permettait pas. La coûteuse insuline est passée d'un prix exorbitant à presque rien. Les Epi-pen sont passés de leurs prix incroyablement élevés et surgonflés à moins que leurs prix avantageux de départ à trois francs six sous. Les plus grandes réductions de l'histoire, de loin! Rien de tel n'a jamais été [fait] pour nos concitoyens, et particulièrement nos Anciens. SOUVENEZ-VOUS DE VOTRE PRÉSIDENT PRÉFÉRÉ!»

(Bémol: les mesures prises par Trump pour faire baisser les prix des médicaments mettront plusieurs mois à être mises en œuvre, et ne se feront sans doute pas sentir d'ici aux élections de novembre. Damned.)

Enfin, pour finir ce samedi où Trump a encore pris le temps d'aller faire un peu de golf, une jolie figure de style où le spectre du socialisme incarné par les Démocrates est illustré par l'image d'un pays gauchiste en flagrant délit de dopage:

«Les Démocrates de la Chambre essaient de défaire mon victorieux Travel Ban, qui réussit à empêcher des gens très malfaisants et dangereux d'entrer dans notre grand Pays. Voté en accord avec la ligne politique du parti. J'espère que le Sénat va l'ACHEVER! Les Dems sont devenus Gauchos à Mort – le Venezuela sous stéroïdes!»

Dimanche 26 juillet

Ce dimanche, il est l'heure de se moquer de Joe Biden et de ses bourdes. Dans une magnifique illustration du proverbe selon lequel l'hôpital se fout de la charité (ou le camembert dit au roquefort «tu pues», ça dépend des goûts), Trump fait référence à une interview où Joe Biden s'est en effet emmêlé les pinceaux.

«Cette semaine on a eu Joe Biden qui a dit que l'Arizona était une VILLE. Mais tout passe avec lui, vu que le Parti d'Opposition (Merdias) étouffe tout – surtout la corruption. L'Administration Obama/Biden est la plus corrompue de l'histoire. Ils ont même espionné ma campagne!»

C'est d'autant plus légitime de la part du président des États-Unis que cette semaine justement, il a bien précisé lors d'une interview avec le Dr Marc Siegel, correspondant médical de Fox News, que lui frôlait le génie cognitif. Il a décrit dans les grandes largeurs à quel point le test qu'il avait passé était compliqué et l'admiration que sa performance avait suscitée chez les médecins. Notamment parce qu'il avait été capable de se souvenir, DANS L'ORDRE, des mots «personne», «homme», «femme», «caméra», «télé». Comment ne pas s'incliner devant une telle dextérité mentale?

Cette conversation est particulièrement mise en valeur par Sarah Cooper, humoriste devenue spécialiste dans le playback de Trump, d'où le président sort grandi:

(Note: le test en question est fait pour vérifier que la personne n'est pas (encore) sénile. Ce n'est pas un test d'intelligence. Mais chut.)

«Nancy Pelosi la Cinglée a dit que j'avais commis une erreur en interdisant aux gens qui venaient de la Chine contaminée d'entrer aux États-Unis en janvier. Des dizaines de milliers de vies ont été sauvées pendant qu'elle dansait dans les Rues de Chinatown (SF) fin février. Biden était d'accord avec elle, mais n'a pas tardé à admettre que j'avais raison!»

Fin février, Nancy Pelosi s'est rendue à Chinatown, le quartier chinois de San Francisco. (Elle n'a pas dansé.)

Le quartier CHINOIS.

Comme le virus.

Ça fait réfléchir.

«La Campagne Trump a plus d'ENTHOUSIASME, selon plein de gens, que n'importe quelle campagne de l'histoire de notre grand Pays – Même plus qu'en 2016. Biden en a ZÉRO! La Majorité Silencieuse parlera le TROIS NOVEMBRE!!! Les Faux Sondages Bidonnés & les Fake News ne sauveront pas la Gauche radicale.»

À la tête d'une campagne à la fois enthousiaste et silencieuse, victime de faux sondages qui annoncent, à tort, forcément à tort, une large avance en faveur de Joe Biden, le président termine cette semaine avec les doigts qui fument:

«IMPOSSIBLE qu'un endroit comme la Pennsylvanie puisse voter pour la Gauche Radicale et son pantin, Joe Biden, qui sont contre la fracturation hydraulique, la production d'acier et à peu près tout ce qui compte pour la Pennsylvanie. Pareil pour le Texas et plein d'autres États!»

Ceci dit, on ne peut réprimer un petit pincement d'angoisse devant ce genre de message de la part d'un président qui estime que les médias qui ne diffusent pas la réalité telle que lui l'envisage sont bons à mettre au rebus:

«Les Merdias, y compris @FoxNews, qui a vraiment décroché, refusent de montrer ce qui se passe VRAIMENT à Portland, Seattle et ailleurs. Ils veulent que le public américain croie qu'il ne s'agit que de merveilleux manifestants, pas d'ANARCHISTES de la gauche radicale!»

Un président qui prépare le terrain, au cas où il serait battu en novembre, de façon à pouvoir dire qu'il l'avait prévu, puisque les élections sont truquées avant même d'avoir eu lieu:

«Les Élections 2020 seront totalement truquées si le Vote par Correspondance est autorisé & tout le monde le sait. On passe tellement de temps à discuter d'influence étrangère mais les mêmes ne veulent même pas parler de la corruption électorale que représente le Vote par Correspondance. Regardez Patterson, N.J. 20% du scrutin était corrompu!»

Enfin, on note une petite victoire, réelle, pour Trump. Nancy Pelosi, «Crazy Nancy» selon le vocabulaire présidentiel, présidente de la Chambre des représentants, lasse sans doute de se faire insulter par Donald Trump, a annoncé qu'elle aussi avait trouvé un petit nom pour le président: «Mr. Make Matters Worse», soit «Monsieur de Mal en Pis», faisant dégringoler le niveau de la campagne électorale américaine encore un peu plus bas.

Retrouvez l'actualité de la campagne présidentielle américaine chaque mercredi soir dans Trump 2020, le podcast d'analyse et de décryptage de Slate.fr en collaboration avec l'Ifri et TTSO.

Qu'a tweeté Trump cette semaine?
Qu'a tweeté Trump cette semaine? Chronique du 13 au 19 juillet

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