Société

Moins de sexe mais plus d'expérimentations pendant le confinement

Temps de lecture : 2 min

Une étude sur la sexualité durant la crise du Covid-19 suggère que nous avons moins fait l'amour, mais de manière plus créative.

Tester de nouvelles positions est le moyen numéro un cité pour augmenter sa satisfaction sexuelle lors de la pandémie. | Sasint via Pixabay
Tester de nouvelles positions est le moyen numéro un cité pour augmenter sa satisfaction sexuelle lors de la pandémie. | Sasint via Pixabay

Une nouvelle étude du Kinsey Institute, centre de recherche en sexologie rattaché à l'université de l'Indiana, s'est penchée sur la fréquence et les types d'activités sexuelles pratiquées au cours de la pandémie de Covid-19. Selon ses résultats, le confinement aurait conduit les individus à avoir moins de relations mais une conduite sexuelle plus aventureuse, rapporte le site américain Mic.

«Tout d'abord, nous avons beaucoup plus de temps libre», indique Britney Blair, psychologue clinicienne et directrice scientifique de Lover, une application de bien-être sexuel. La réduction des stimulations extérieures comme les sorties, les réunions ou les soirées entre amis se serait faite au profit des stimulations sexuelles.

Le temps octroyé par le confinement aurait également laissé davantage de marge de manœuvre pour expérimenter. «Devenir plus créatif au lit semble être une chose assez amusante sur laquelle travailler», commente Blair, même si elle ne valide pas l'idée de devoir «s'améliorer» dans le domaine sexuel.

Nouvelles pratiques

D'après l'enquête du Kinsey Institute, les personnes qui ont constaté une forte augmentation de leur satisfaction sexuelle sont celles qui se sont adonnées à de nouvelles pratiques avec leur partenaire.

Parmi celles-ci, «les plus fortement corrélées à l'amélioration de la vie sexuelle étaient d'essayer de nouvelles positions, de réaliser des fantasmes, de s'engager dans le BDSM ou encore de faire des massages», liste Justin Lehmiller, l'auteur principal de l'étude, dans ses conclusions.

Malgré les innovations en cours dans la technologie sexuelle –que l'on appelle la sextech et qui va des vibromasseurs aux robots sexuels–, celle-ci ne permet pas, selon les réponses des volontaires, d'atteindre la satisfaction sexuelle recherchée.

Les scientifiques notent également qu'il n'existe aucune preuve que notre sexualité se tournerait vers l'intelligence artificielle. «Il est possible que l'adoption récente de la sextech soit une stratégie d'adaptation temporaire, écrit Justin Lehmiller. Une fois la pandémie apaisée, le recours à la technologie pourrait diminuer.»

Aux yeux de la psychologue Britney Blair, le meilleur moyen pour pimenter sa vie sexuelle reste d'«accepter de créer un espace sûr pour partager à tour de rôle vos fantasmes». Si tester de nouvelles positions peut sembler classique, l'enquête du Kinsey Institute révèle qu'il s'agit du moyen numéro un que les gens ont trouvé pour augmenter leur satisfaction sexuelle durant la pandémie.

Et pour les personnes qui seraient confinées seules, Mic conseille d'essayer de nouvelles choses même en solo, comme envoyer des nudes (évidemment consentis), participer à des soirées sexuelles virtuelles ou acheter des sextoys.

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