Santé / Sciences

Les animaux aussi pratiquent la distanciation physique en cas de maladie

Temps de lecture : 2 min

Les homards, les oiseaux et certains primates ont recours à la quarantaine pour se prémunir des infections.

La distanciation joue un rôle dans la surive de l'espèce. | Mélody P via Unsplash
La distanciation joue un rôle dans la surive de l'espèce. | Mélody P via Unsplash

Contre toute attente, la distanciation physique fait partie intégrante du monde naturel. Des animaux aussi divers que les singes, les homards, les insectes et les oiseaux détectent et s'éloignent des membres malades de leur espèce, nous fait découvrir le Scientific American.

Les animaux qui gardent une certaine distance physique pendant une épidémie sont ceux qui ont le plus de chance de rester en vie. Ils augmentent aussi leurs possibilités de produire une progéniture qui respectera à son tour les distances de sécurité en cas de confrontation avec la maladie.

Si les animaux sauvages n'ont pas de vaccins, ils peuvent prévenir les maladies grâce à leur mode de vie en pratiquant l'immunité comportementale.

Loin des yeux, près du cœur

L'immunité par le comportement a cependant un coût. L'éloignement des autres membres de l'espèce, même temporaire, signifie passer à côté des nombreux avantages qui ont favorisé la vie sociale à l'origine. Les scientifiques ont découvert que l'évitement total est une approche parmi d'autres adoptée par les animaux.

Certaines espèces restent groupées lorsque leurs membres sont infectés, mais modifient leurs interactions lors du toilettage. C'est le cas du mandrill. D'autres, comme les fourmis, limitent les rencontres entre les individus qui jouent un rôle particulier dans la colonie afin de réduire le risque d'infection.

Les liens sociaux de certains animaux vivant en groupe peuvent être si essentiels qu'ils ne favoriseront jamais l'évitement, y compris lorsque les compagnons du groupe sont manifestement malades. S'éloigner des membres malades d'un groupe peut tout simplement ne pas être viable chez les espèces où une coopération étroite pour la chasse et la défense peut faire la différence entre la vie et la mort, comme chez les mangoustes rayées par exemple.

S'inspirer de la nature

Côté humain, la vaccination permet de maintenir une vie sociale riche et interactive malgré des maladies contagieuses telles que la polio et la rougeole, qui sinon nous ravageraient.

Cependant, lorsqu'il s'agit d'enrayer de nouvelles maladies du genre du Covid-19, nous sommes à peu près dans le même bateau que les autres animaux. En tel cas, de même que dans la nature, des comportements comme la distanciation physique sont nos meilleurs alliés jusqu'à ce que des vaccins ou des traitements puissent être mis au point.

En attendant, comme les mandrills et les fourmis, nous pouvons maintenir un minimum d'interactions sociales tout en conservant une distance raisonnable avec les personnes les plus vulnérables que nous pourrions infecter par accident. Aussi étonnant que cela puisse paraître, nous n'avons qu'à suivre l'exemple de la nature.

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