Culture

Les années 80 sont de retour

Slate.fr, mis à jour le 28.03.2010 à 13 h 58

«They're baaaaaaaaaaaaaaaaaaaack!» («Elles sont de retour»). Quoi donc? Eh bien, les années 80. Ou plus précisément, les films des années 1980. Dans un article publié ce 28 mars, Le LA Times nous explique que, cette année, quand nous irons au cinéma, nous aurons sûrement l'impression de nous retrouver trente ans en arrière. Petit florilège des affiches que nous allons croiser:

Clash of the Titans (remake du Choc des Titans, de Desmond Davis, 1981), The Karate Kid (Karaté Kid, John G. Avildsen, 1984), The A-Team (L'Agence tout risque, 1983-87), Red Dawn (Red Dawn, de John Milius, 1984) et The Thing (The Thing, de John Carpenter, 1982). Mais aussi Wall Street: Money Never Sleeps (la suite de Wall Street, d'Oliver Stone, 1987).

Ajoutons à cela MacGruber, l'adaptation sur grand écran de la parodie de MacGyver (rappelez-vous, celui qui construisait une bombe avec des trombones) faite par le show américain Saturday Night Live. Mais aussi Hot Tub Time Machine qui n'est ni un remake ni une suite, mais qui plonge quatre gars dans les années 80, façon Retour vers le futur. (Le Cinema.ca, site québécois, n'a pas du tout aimé).

Si cela ne nous suffit pas, d'autres films sont dans les cartons : une version de 21 Jump Street, une nouvelle version de Poltergeist, un Ghostbusters III et The Smurfs, oui, Les Schtroumpfs.

Alors, nostalgie des producteurs et réalisateurs quarantenaires? Ou manque de créativité des studios hollywoodiens?

La journaliste du LA Times rappelle la «règle» marketing selon laquelle avec les remake, on a de grande chance de faire coup double: plaire aux parents en titillant la nostalgie, plaire aux enfants grâce aux nouvelles technologies mises en œuvre dans ces films. Ces long métrages ont l'avantage d'être «transgénérationnels». Un professeur à l'USC Annenberg School for Communication et Journalism souligne également que ce ne sont pas n'importe quels films des années 80 qui sont repris actuellement. Dans ces temps de «crise», le public semble vouloir de la «malbouffe cinématographique», pas des films dérangeants. Jonathan Taplin fait remarquer qu'il n'y a pas de remake de Raging Bull ou Blue Velvet, par exemple.

 

[Lire l'article sur le LA Times]

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Photo de une: capture d'écran de la série MacGyver

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