Parents & enfants / Santé

Les jeunes parents peuvent combattre leur anxiété

Temps de lecture : 2 min

Les pensées intrusives peuvent être terrifiantes. Des exercices, comme la distanciation, aident à réduire les angoisses.

91% des mères ont des pensées anxiogènes à propos de leur nouveau-né. | Sharon McCutcheon via Unsplash
91% des mères ont des pensées anxiogènes à propos de leur nouveau-né. | Sharon McCutcheon via Unsplash

«Et si le bébé s'étouffait?», «Et s'il arrête de respirer?», «Et s'il tombe par la fenêtre?» Peu après la naissance de son premier bébé en 2014, Crystal McAuley a commencé à avoir des pensées catastrophiques sur la santé de son enfant, relate The New York Times.

Cette jeune maman avait des pensées intrusives, c'est-à-dire des pensées négatives, importunes, ou des images très perturbantes qui semblaient venir de nulle part.

«Il arrive à tout le monde d'avoir des pensées intrusives insensées», détaille Jonathan Abramowitz, professeur de psychologie clinique et chercheur sur l'anxiété à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Lors d'un vol d'avion turbulent, par exemple, nous pouvons voir des images de l'appareil qui s'écrase, même si nous n'avons pas peur de l'altitude.

L'angoisse, c'est normal

La plupart du temps, nous n'accordons pas beaucoup d'attention à ces pensées, mais lorsque le stress survient et que les responsabilités s'accumulent, il peut être plus difficile de les ignorer.

Une étude menée en 2006 par le Dr Abramowitz et ses collègues a suivi quatre-vingt-cinq personnes (quarante-trois mères et quarante-deux pères) du deuxième trimestre de la grossesse à trois mois après la naissance. Résultat: 91% des mères et 88% des pères avaient des pensées dérangeantes et intrusives à propos de leur nouveau-né.

Si ces pensées peuvent être terrifiantes, le problème réside dans la façon dont nous les interprétons, expose le Dr Abramowitz. Le fait de les considérer comme négatives amène le cerveau à leur donner plus de poids.

Prendre du recul

Comment les combattre? En acceptant qu'elles ne définissent pas qui vous êtes. Répéter la pensée dérangeante en chantant ou à haute voix peut également aider, d'après Stefan Hofmann, docteur en psychologie clinique et chercheur sur l'anxiété à l'Université de Boston.

Cette technique comportementale, connue sous le nom de distanciation, permet de décrocher les pensées des émotions, aidant ainsi l'esprit à s'évader.

Pour un certain nombre de mères, les pensées intrusives se manifestent comme de véritables raz-de-marée, tout au long de la journée. De tels comportements peuvent être le signe d'un trouble obsessionnel compulsif post-partum, une maladie mentale maternelle caractérisée par des comportements tels que le nettoyage excessif, le lavage répétitif des mains ou une surveillance accrue du bébé.

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Lorsque des pensées effrayantes persistantes interfèrent avec la capacité d'une mère à prendre soin d'elle-même ou de son bébé, elle peut chercher une aide professionnelle, comme une psychothérapie, un groupe de soutien ou des médicaments sur ordonnance, si nécessaire.

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