Médias / Société

En défense des profs, contre les discours-poisons

Temps de lecture : 13 min

[TRIBUNE] Les enseignants ne sont pas des enfants. Ils n'étaient et ne sont pas en récréation, ni pendant le confinement, ni depuis, mais au travail, comme le reste de la population.

Jean-Michel Blanquer et Valérie Pécresse en visite au lycée professionnel Jean Perrin de Saint-Cyr-l'École (Yvelines), le 2 juin 2020. | Anne-Christine Poujoulat / AFP
Jean-Michel Blanquer et Valérie Pécresse en visite au lycée professionnel Jean Perrin de Saint-Cyr-l'École (Yvelines), le 2 juin 2020. | Anne-Christine Poujoulat / AFP

Il se distille en ce moment un poison dangereux contre les enseignants. Un discours insidieux s'installe, pour salir toute une profession, au moment où l'on sort un peu la tête d'une crise sanitaire sans précédent. Alors que notre société, déjà fragilisée par deux longs mois de confinement et d'angoisse, s'apprête à entrer dans une zone de turbulences économiques sans doute inédite, il peut être utile, et tentant, de lui désigner des boucs émissaires. Et ces fainéants d'enseignants, qui travaillent au mieux dix-huit heures par semaine et bénéficient de quatre mois de vacances, sont des cibles idéales.

On a eu beau les saluer quelque temps les premières semaines de la crise, le moment est venu désormais de relancer la machine à fantasmes. Il serait dommage que la société se réconcilie avec ses professeurs et reconnaisse une bonne fois que leur travail est aussi réel qu'indispensable, quoique étanche aux considérations de rentabilité qui dominent trop souvent notre pensée. Il serait dommage qu'on s'aperçoive que les défaillances de l'Éducation nationale, persistantes, ne sont pas la conséquence de la paresse invétérée de tout un corps de métier, ou de son conservatisme supposé.

Les enseignants ne veulent pas travailler, les enseignants ne veulent pas changer, voilà la source de tous les problèmes: on a constaté à la lumière de la crise que ces deux préjugés, bien ancrés dans les mentalités, étaient infondés. Ils n'ont pas compté leurs heures et ils se sont réinventés du jour au lendemain, sans véritable soutien de l'institution qui les a laissés se débrouiller tout en les inondant d'injonctions contradictoires.

Le 5 juin, le ministère annonce dans un communiqué que 55 à 60% des enseignants ont repris les cours en présence à l'école primaire et au collège. Sans explication. À chacun d'interpréter ce chiffre comme il le souhaite. Il s'agit peut-être d'une simple maladresse. Je ne trancherai pas sur ce point. Toujours est-il que, dans l'esprit de beaucoup, l'annonce est devenue: presque la moitié des enseignants refusent de reprendre les cours, préfèrent rester chez eux à ne rien faire, au lieu de permettre aux Français de retourner au travail pour relancer l'économie, et aux enfants de renouer avec un enseignement plus adapté.

Le soir même au JT de TF1, l'annonce devient: «Les parents sont de plus en plus nombreux à désespérer de pouvoir envoyer leurs enfants à l'école. 40% des professeurs ne sont toujours pas retournés physiquement en classe, d'après l'Éducation nationale. Une situation de moins en moins comprise alors que le reste de la population recommence à vivre presque normalement.» Les enseignants réfractaires, qui continuent à se la couler douce quand les autres ont repris le chemin du travail, sont la source du désespoir de parents déjà bien éprouvés.

Deux jours plus tard, dans un article de L'Opinion qui se prétend factuel, on passe au niveau supérieur: «La fin de la récré a été sifflée en fin de semaine dernière par Jean-Michel Blanquer. [...] De quoi secouer un peu la moitié [des enseignants] qui, encore aujourd'hui, n'a pas repris le chemin de l'école et dont une part non négligeable serait à ranger dans la catégorie des tire-au-flanc.» La journaliste fait bien d'utiliser le conditionnel, puisqu'on ne saura pas d'où provient son information: aucune source n'est citée, aucun chiffre précis pour estimer objectivement cette «part non négligeable» de «tire-au-flanc». Peu importe, c'est dit, et puisque c'est dans le journal, ce doit être vrai.

Infantiliser quelqu'un est bien pratique quand on veut le délégitimer et le priver d'une part de sa liberté.

On pouvait espérer que la période de confinement ait rendu visible, enfin, tout le travail invisible qui constitue une part importante de la mission de professeur. Las, on est vite revenu aux réflexes anciens: un enseignant ne travaille que quand et s'il est face à des élèves. On pouvait espérer que le ministère accompagne ses chiffres de quelques explications. Le protocole sanitaire, drastique, et la base du volontariat pour le retour des enfants à l'école ont deux conséquences: tous les enseignants n'ont pas besoin de retourner physiquement en cours puisque peu d'élèves sont accueillis en présence et, même, ils doivent rester en télétravail pour assurer le suivi des élèves qui restent à la maison. Pour faire plaisir aux esprits chicaneurs, on aurait pu leur demander de revenir malgré tout, physiquement, dans leur école ou leur collège et ainsi sacrifier les quelque 80% d'élèves qui ont besoin de cours à distance.

Dans les médias, on aime souvent appliquer au métier d'enseignant des expressions employées normalement pour décrire la réalité des élèves: la «fin de la récré a été sifflée», les «professeurs décrocheurs»... Autrement dit, on se plaît à désigner une profession par des termes qui s'appliquent aux enfants. C'est accrocheur, sûrement. C'est aussi pervers. Les enseignants ne sont pas des enfants, mais des professionnels. Ils n'étaient et ne sont pas en récréation, mais au travail, comme le reste de la population. Infantiliser quelqu'un est bien pratique quand on veut le délégitimer et le priver d'une part de sa liberté. Ces discours peuvent paraître anodins, ils sont en réalité profondément pernicieux, parce qu'ils entretiennent l'idée qu'on ne peut pas faire confiance aux enseignants comme professionnels de l'éducation, qu'il faut les surveiller comme on surveille les enfants, qu'il faut sans cesse corriger leurs penchants déraisonnables.

La formule «professeurs décrocheurs», qui a fait son apparition ces derniers temps, signale un phénomène encore plus inquiétant. Elle opère en effet un glissement entre «élèves décrocheurs» et enseignants. Elle instille ainsi l'idée que les enseignants sont les premiers –et peut-être les seuls– responsables du décrochage, bien réel, d'un nombre non négligeable d'élèves, et évite de penser ses causes véritables, parmi lesquelles, d'abord, les inégalités, que l'école renforce au lieu de les corriger et que la fracture numérique a, pendant le confinement, rendues encore plus flagrantes. On a trouvé les coupables, il n'est donc plus besoin de s'interroger sur les failles et les échecs systémiques de l'Éducation nationale, d'ailleurs souvent dénoncés, en vain, par les enseignants eux-mêmes.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. La barque est déjà bien chargée. Pourtant, certains veulent, semble-t-il, aller plus loin encore. Il s'agit maintenant de livrer les enseignants à la vindicte publique en révélant leur honteuse indignité. Il y a eu ce ministre anonyme qui a suggéré à Dominique Seux, lequel a rapporté ces propos sur France Inter le 8 juin, que, s'il avait fallu compter sur eux, les enseignants auraient laissé la population mourir de faim. L'attaque est tout de même d'une violence inouïe.

Est-ce la mission de l'école de résoudre les violences intrafamiliales? Quand elle devient le seul refuge, c'est toute la société qui a failli.

Et puis il y a eu cette tribune de la députée LREM (Paris) Anne-Christine Lang, parue dans le Journal du Dimanche du 13 juin. Madame Lang, comme d'autres avant elle, insinue que, si peu d'élèves sont accueillis en classe, c'est parce que les enseignants ne reprennent pas, de leur propre chef apparemment, les cours en présence: «L'effet d'entraînement sur lequel comptait l'Éducation nationale ne s'est pas produit: seul un enseignant sur deux est revenu à l'école, et même si ce chiffre est heureusement en augmentation, seuls 25% des écoliers y sont aujourd'hui présents.»

Elle consacre ensuite un paragraphe à la maltraitance et aux violences dont de nombreux enfants sont victimes dans leur famille, pour aussitôt déplorer que les enseignants ne sachent plus faire preuve de la même vocation que, «en d'autres temps» (on ne saura pas lesquels), ils ont pourtant montrée. Les enseignants, donc, sont indifférents aux situations dramatiques que certains de leurs élèves connaissent. La preuve: ils préfèrent rester égoïstement chez eux plutôt que les sauver de leur famille. La question se pose néanmoins: est-ce leur rôle? L'école peut recueillir la parole des enfants, elle le fait; elle peut signaler les cas de maltraitance, elle le fait; mais est-ce sa mission de résoudre les violences intrafamiliales? N'est-ce pas plutôt celle de l'État et, en premier lieu, de la justice? Quand l'école devient le seul refuge, c'est toute la société qui a failli.

Madame Lang parle ensuite des «centaines de milliers» d'enseignants qui «ne se sont pas sentis concernés» par la crise sanitaire. On compte quelque 800.000 enseignants: des «centaines de milliers», voilà qui commence à faire une grosse proportion d'indifférents indignes. Là encore, on ne saura pas d'où sort cette estimation, ni sur quels faits elle se base. Peu importe. Le poison se diffuse.

Et puis, vient le coup de grâce, la comparaison avec le personnel soignant: «Comment accepter, au moment où tous les soignants de France se précipitaient dans les hôpitaux, que les enseignants aient invoqué les risques encourus alors que le protocole sanitaire qu'ils jugent aujourd'hui trop contraignant leur donnait le maximum de garanties?» On est arrivé à un point, aujourd'hui, où un certain discours public héroïse les soignants pour mieux conspuer les enseignants. Et c'est dangereux pour les deux.

Madame Lang le rappelle: il s'agit, écrit-elle, de deux métiers «à vocation». Mais les uns ont entendu l'appel sacré, et se sont «précipités» comme un seul homme (ou plus probablement comme une seule femme), la fleur au fusil, au cœur du danger, tandis que les autres, pleins de veulerie, ont reculé et ont laissé les enfants de la nation en souffrance. Oubliées, les demandes désespérées et angoissées des soignants pour avoir le matériel de base pour se protéger: la vocation, apparemment, suffit à immuniser contre le virus. Oubliés, les dizaines de milliers d'enseignants qui se sont portés volontaires pour accueillir les enfants de soignants dès le premier jour du confinement.

Les soignants ne veulent pas être considérés comme des héros et ils ont bien raison: les héros se sacrifient, sans réclamer de moyens supplémentaires ni même les conditions les plus basiques pour exercer correctement leur mission. Les soignants ont été exemplaires, cela ne fait aucun doute. Mais ce qui donne de la force à leur exemplarité, c'est justement qu'elle ne relève pas de l'exceptionnalité du héros. Ce qu'ils ont prouvé, c'est que l'exemplarité est l'ordinaire de leur métier.

Face à la complexité du réel, une réponse simple a été rapidement trouvée: ce sont des paresseux qui ne veulent pas «reprendre le travail».

Les enseignants ont eu le malheur d'exprimer, au moment où se profilait le déconfinement, leur appréhension, pour eux-mêmes comme pour leurs élèves, de reprendre, sans assurance préalable, le travail dans des salles de cours closes, avec des groupes importants d'enfants, dont on nous a longtemps répété qu'ils pouvaient être porteurs sains du virus, avant de dire l'exact contraire. Ils n'ont pas oublié que la première victime française est un enseignant. Oui, les enseignants étaient inquiets, parce que leur métier suppose de nombreux contacts, de fréquents échanges de matériel, des flux constants d'élèves, pas toujours très ordonnés. Souvenons-nous qu'au même moment, on continuait d'interdire les rassemblements de plus de dix personnes dans l'espace public ouvert, et que les restaurants restaient fermés.

Les enseignants se sont donc trouvés face à ce dilemme: continuer l'enseignement à distance, dont ils ont eu vite conscience des limites, surtout pour leurs élèves les plus jeunes ou les plus fragiles, ou reprendre en présence, dans des conditions loin d'être idéales, aussi bien du point de vue sanitaire que pédagogique. Ce n'est pas parce qu'on a la vocation qu'il faut s'interdire de penser et de questionner les situations. C'est ce qu'ont fait les enseignants, ce qui ne les a pas empêchés ensuite de retourner en cours quand ils ont été appelés et que leur situation personnelle le permettait.

Mais, face à la complexité du réel, une réponse simple a été rapidement trouvée: ce sont des paresseux qui ne veulent pas «reprendre le travail». L'expression pose en elle-même problème, puiqu'ils ne l'ont jamais arrêté, le travail, n'en déplaise à Madame Ndiaye qui voulait les envoyer cueillir des fraises, ou à Monsieur Blanquer qui, dans un malencontreux lapsus, a demandé à des élèves au sortir du confinement comment se sont passées les vacances. Le poison, encore.

Pour Jean-Michel Blanquer, il s'agit d'assimiler les grévistes à des tire-au-flanc, et les tire-au-flanc à ceux qui contestent sa politique.

Alors, il faudrait s'interroger sur ce qui motive une parole aussi malveillante et qui joue, avec beaucoup de démagogie, sur les préconceptions et les fantasmes qui pourrissent, depuis longtemps, les relations de la société avec ses enseignants. L'œil du 20h de France 2, qui s'est penché le 9 juin sur les «enseignants décrocheurs» et a du même coup popularisé l'expression, permet de mesurer tout ce qu'il y a de malsain dans un certain discours public sur les enseignants aujourd'hui.

Le rédacteur en chef du JT s'est défendu devant le tollé provoqué par ce reportage: c'est son rôle, en tant que journaliste, d'informer aussi sur ce qui ne va pas. Certes. Mais une information digne de ce nom suppose d'abord une enquête, puis, et c'est aussi important, de penser la manière dont on transmet les résultats de son enquête. Or c'est bien ce qui pose un sérieux problème dans ce reportage, tout en étant riche d'enseignements.

D'abord, le seul témoignage de parent proposé est celui d'une mère infirmière «au contact des malades pendant toute la crise sanitaire»: on retrouve, insidieusement, l'opposition entre les héros et les lâches. On retrouve, aussi, le petit jeu qui applique des termes infantilisants aux enseignants: «bonnet d'âne», «sécher ses propres cours». La famille, qui a décidé de «briser un tabou», a requis l'anonymat «pour ne pas nuire à la scolarité de leur fille», et apparaît donc floutée, les voix sont modifiées: on se croirait devant le témoignage de repentis de la mafia qui craignent des représailles pour avoir brisé l'omerta. On se souviendra que les enseignants grévistes au moment du baccalauréat 2019 étaient communément désignés sur les plateaux de télévision comme des «preneurs d'otages».

Monsieur Blanquer s'en souvient d'ailleurs très opportunément qui, dans un entretien à Midi Libre le 14 juin, suggère que la carte des absentéistes du confinement épouse celle des grévistes de 2019: rapprochement très étrange puisqu'on parle d'un côté de tous les enseignants confondus (école, collège, lycée) et de l'autre des seuls professeurs de Terminale correcteurs du bac. On se demande par quel tour de passe-passe statistique ces deux cartes peuvent coïncider, mais soit. Le but est atteint: il s'agit d'assimiler les grévistes à des tire-au-flanc, et les tire-au-flanc à ceux qui contestent sa politique. Redoutable.

Premier message du reportage, donc: l'enseignant est un individu potentiellement dangereux, en tout cas revanchard, qui n'hésitera pas à se venger sur une enfant d'un témoignage qui lui a déplu.

Le journaliste s'interroge ensuite sur les raisons qui pourraient expliquer ce silence de certains enseignants, mais ne semble pas avoir cherché une réponse fiable au cours de son enquête. Il cite le chiffre du ministère, 4% à 5% d'enseignants «décrocheurs», sans préciser que, dans ce pourcentage, il faut inclure les personnels en arrêt maladie. Ajoutons à la paresse pendant le confinement la mauvaise volonté à retourner au travail en présence, puisque l'une ne va pas sans l'autre. Péché capital dont les syndicats se font les infâmes complices: le SNES en minimisant le problème et le syndicat de l'enseignement privé sous contrat en donnant des conseils pour obtenir facilement un arrêt de travail de complaisance.

Deuxième message: l'enseignant est un fainéant prêt à toutes les bassesses, jusqu'à s'inventer une vieille mère malade, pour ne pas remplir son devoir.

Qu'on s'interroge sur la disparition de certains enseignants pendant le confinement est légitime, mais à condition de chercher de vraies réponses, sans tomber dans la facilité de la démagogie, et resservir tous les préjugés qui circulent sur un métier si mal connu et si mal compris. Le reportage de France 2 ne relève pas du journalisme mais de la manipulation et ne sert qu'à nourrir des fantasmes déjà bien vivaces dans l'esprit de beaucoup de nos concitoyens. Une enquête digne de ce nom aurait sans doute découvert une situation extrêmement complexe et aurait pu poser, au moins, l'impréparation totale de l'Éducation nationale pour assurer un enseignement à distance.

Il est temps que la société sorte de sa névrose collective à l'égard de ses enseignants, pour considérer ce qui menace vraiment notre école.

Se souvient-on que les serveurs de l'ENT (Environnement numérique de travail) ont planté dès le matin du tout premier jour? Des tire-au-flanc, il y en a dans toutes les professions, pas plus chez les enseignants qu'ailleurs, peut-être moins en fait, si l'on en croit les statistiques officielles sur l'absentéisme. Le problème ici est qu'on cherche, en répandant le poison de la désinformation, à faire porter par les enseignants la responsabilité de l'incurie de l'institution, alors qu'ils ont dû pallier l'improvisation généralisée, avec leurs propres moyens, leur imagination, leur volonté de servir, et l'aide des personnels locaux: chefs d'établissement, CPE, AED, infirmiers scolaires, PsyEN. Bref, ont tenu la maison tous ces acteurs de l'éducation dont on ne cesse, depuis des années, d'amoindrir les moyens pour remplir correctemenr leur mission, auxquels on renvoie bien souvent l'image de surplus trop coûteux et peu rentables.

Notre école est en danger, et il est temps que la société sorte de sa névrose collective à l'égard de ses enseignants, pour considérer vraiment ce qui la menace. Au tout début du déconfinement, le Café pédagogique a publié une tribune au vitriol assez inédite, écrite par des hauts fonctionnaires de l'Éducation nationale, qui aurait dû faire l'effet d'une bombe, par son contenu et par la fonction de ses signataires, mais dont on n'a, il me semble, guère parlé. Elle se termine par ces mots, qui résument bien la situation:

«Nous observons, consternés, un système éducatif détourné de ses fondements républicains et de ses valeurs et ne pouvons nous taire. Le terrifiant verrouillage en cours du débat démocratique sur les enjeux et les finalités d'une École pour tous ne se fera pas avec notre contribution car nous ne voulons pas, nous, enseignants, formateurs, chercheurs, inspecteurs du premier et second degrés, inspecteurs généraux, directeurs académiques, cadres de l'administration centrale, trahir l'École de la République et ses idéaux.»

Les enseignants sont le premier barrage pour la défense de ces idéaux: cessons de chercher à les abattre, ou c'est toute la société qui en souffrira.

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