La France, pays malheureux (MàJ)
Alors qu'ils sont moins touchés par la crise, les Français dépriment largement plus que leurs voisins. Pourquoi?
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[Mise à jour 26 mars 2010] Selon les derniers chiffres publiés ce vendredi par l'Insee, le moral des ménages français est en baisse, l'indice perdant 1 point en mars (à -34). Cette baisse est continue depuis janvier.
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Mais d'où çà vient? Les élections régionales ont été une nouvelle occasion de constater l'incroyable déprime des Français. Ils ont les dépenses sociales les plus élevées du monde, la crise les a, objectivement, moins frappés que les autres, et il n'est question que «d'hésitation entre l'abattement et la colère», de «désillusions», de sentiments de «très grandes difficultés», de «détresse», de «vulnérabilité». Le même constat est fait par les candidats qui ont parcouru les marchés de l'extrême droite à l'extrême gauche, toujours aussi noir.
Jean-Paul Delevoye, le médiateur de la République, s'alarmait dans les mêmes termes psychologiques dans son rapport remis en février. La société est «en grande tension nerveuse». Elle est «fatiguée psychiquement». Pire, elle «se fragmente», elle se disloque au point, note-t-il, que «le chacun pour soi a remplacé le vivre ensemble».
L'angoisse de la chute
Mais d'où ça vient? La première explication est élémentaire, elle concerne les sans-travail ou ceux qui ne peuvent, malgré un travail, joindre les deux bouts. Ils sont 15 millions, estime Jean-Paul Delevoye, à compter chichement pour terminer le mois à 100 euros près. Un Français sur quatre! C'est énorme. Mais les autres? «L'angoisse du déclassement augmente», ajoute le médiateur. Les autres ont «peur» de tomber. Pourquoi? Parce qu'ils ont le sentiment d'avoir «perdu le contrôle de leur vie», explique Brice Teinturier dans le rapport 2010 de TNS Sofres sur «L'Etat de l'opinion» (au Seuil). Il note que les éléments positifs (un pouvoir d'achat en hausse même modérée, une consommation qui reste forte, des logements améliorés, une espérance de vie augmentée...) permettent à 65% des Français de juger leur situation personnelle «meilleure que celle des Français» en général. Paradoxe qu'on observe aussi dans la natalité: faire des enfants prouve que les choses ne vont pas si mal que ça. Mais malgré cette sauvegarde personnelle, «la peur» est là, elle plane au-dessus de tous les Français.
La mondialisation serait-elle la cause de cette menace? Sans doute, mais elle touche autant les autres Européens, or nous sommes les plus pessimistes des Européens. Seuls 20% des Danois voient dans la mondialisation «une menace pour l'emploi», 38% des Allemands, 40% des Italiens et 73% des Français.
Mais d'où ça vient? Il faut se reporter à Yann Algan et Pierre Cahuc pour avancer dans la compréhension du «mal français». Les deux économistes avaient décrit La société de défiance qu'est la France dans un livre en 2007. Ils y reviennent dans un long chapitre d'un livre collectif. Reprenant les nombreux sondages, ils confirment que les Français sont parmi «les plus malheureux» des Européens. La «désillusion» et la «perte de confiance» dans la justice, les partis politiques, les syndicats, tous les pouvoirs en vérité, est croissante. Cette méfiance se résume par un chiffre véritablement sidérant: 52% des Français pensent que «de nos jours, on ne peut arriver au sommet sans être corrompu».
Corporatisme et incivisme
Les auteurs expliquent ensuite que méfiance et incivisme vont de pair. Or, les Français sont inciviques: «Trouvez-vous injustifiable de réclamer indûment des aides publiques?»: 89% des Danois disent «oui, c'est injustifiable», 70% des Britanniques mais seulement 38% des Français, bons derniers. Profitez du système, puisque les autres le font. Du coup, seuls 25% des Français «font confiance aux autres». Rappelons que nous sommes le pays qui donne des leçons de «solidarité»...
Mais d'où cela vient-il? «De mai 1940», répondent les auteurs dans un passage très original. Avant Vichy, les Français étaient dans la moyenne européenne, ils faisaient confiance. C'est après qu'ils décrochent. Est-ce la défaite? La collaboration? Probablement. Mais aussi la suite. Selon Algan et Cahuc, c'est la forme de notre modèle social, étatiste et corporatiste, construit à la Libération, qui est à l'origine profonde du mal français. «Le corporatisme, qui octroie des droits sociaux associés au statut et à la profession de chacun, segmente et opacifie les relations sociales.» «L'étatisme qui réglemente l'ensemble des domaines vide le dialogue social, entrave la concurrence et favorise la corruption.» La France des statuts n'accepte pas le traitement égal de tous. Sortir de la défiance devrait être la ligne de «réformes profondes du modèle social» pour assurer les mêmes droits pour tous. Le bonheur commence quand on cesse d'envier, grincheux, l'herbe de ses voisins.
Eric Le Boucher
Photo: REUTERS/Eliana Aponte
Cette chronique est parue dans Les Echos du 19 mars 2010.
Mis à jour le 26/03/2010 à 11h11











































Complètement d'accord avec les auteurs sur le modèle social et étatique comme source de morosité nationale et d'angoisse lorsqu'il manque à jouer son rôle anesthésiant et infantilisant. Le moment de la libération est effectivement une circonstance de réaffirmation de ce modèle par des pactes où les français n'ont pas eu grande part.
En fait cela vient de plus loin avec la religion rationaliste identifiée comme religion républicaine et l'instauration d'un système de pouvoirs étatique parachevé par Napoléon. L'article suivant en met en évidence des racines philosophiques qui font des citoyens non pas des hommes mais des entités juridiques et des objets scientifiques à moins qu'ils soient des indigènes à contrôler.
http://journal.coherences.com/article255.html
C'est le réveil qui est douloureux, ce que les défenseurs de l'étatisme sont en train d'exploiter. Là est sans doute aussi le véritable projet de rupture de Nicolas Sarkozy.
Lire aussi cet article de 2005 intitulé "au feu" qui fait l'analyse des carences du fameux ou fumeux modèle français à l'occasion d'une crise brulante http://journal.coherences.com/article329.html
Je ne comprends pas très bien : "Complètement d'accord avec les auteurs sur le modèle social et étatique comme source de morosité nationale et d'angoisse lorsqu'il manque à jouer son rôle anesthésiant et infantilisant."
Un société où les gens sont heureux, c'est des citoyens infantilisés et anesthésiés ?
Ets-ce que celà s'applique à la social-démocratie des pays nordiques ?
Plutôt que des réflexions menant à Vichy, à Napoléon, Pourquoi ne pas penser que l'imaginaire collectif ne s'est jamais remis de la défaite de Vercingétorix?
Thomas
Quelques exemple parmi de très nombreux.
Le système de sécurité sociale fondé sur "la prise en charge automatique" transforme en droit de tirage sur la société ce qui est une assistance, d'ailleurs légitime. La méconnaissance des valeurs et des coûts engagés entretien une immaturité dont on voit les résultats sur le débat public avec l'ensemble des protagonistes. Quels sont ceux qui veulent absolument maintenir cette opacité contre éducative?
La France est un pays qui a été sous tutelle y compris ses politiques sur le terrain. La tutelle n'a jamais cessé de se comporter comme une administration coloniale. Avec l'utilisation et la corruption déclarée des "chefferies indigènes" cad les responsables politiques locaux. La décentralisation était censée renverser cela avec l'autonomie des collectivités. La technocratie a veillé au grain par divers procédés repris par certaines collectivités d'ailleurs. Le problème aussi c'est que le maintien sous tutelle à constitué une société de mineurs éduqués comme tels et très anxieux des nouvelles conditions de défaillance de la "tutelle" d'Etat. L'épreuve de la liberté, enjeu raté de la révolution française est toujours aussi anxiogène avec l'absence de culture de la maturité communautaire locale. A la question posée la réponse a été jacobine.
Le statut de salarié, fonctionnaire ou non, est un statut de mineur établi par le contrat de subordination qu'il constitue. Mais qui ne veut pas que les salariés deviennent majeurs? Les syndicats dont un responsable explique que c'est la condition pour appuyer les revendications et le rapport de force. Alors lorsque par tous les bouts un appel à grandir, à assumer des responsabilités majeures se fait entendre ceux qui ont été éduqués à trouver leur confort dans cette minorité tremblent. C'est humain.
Qui les a maintenu comme ça? qui veut que l'on n'en sorte surtout pas? Certainement pas des démocrates mais des idéologues technocrates les maîtres de la Raison supérieure et ceux qui en exploitent le désarroi à leur profit.
Pourrais-tu faire des réponses plus simples?
Mon esprit doit être un peu embrouillé en ce moment.
Cordialement,
thomas
S'il est vrai que "l'exemple vient d'en haut" alors je peux comprendre que les français vivent dans la méfiance vu les "exemples" qui leurs sont donnés "d'en haut" depuis une bonne trentaine d'années... .
Vos remarques sur le français "donneur de leçons", grincheux et qui lorgne sur l'assiette du voisin sont (malheureusement) très justes... .
excerllente analyse qui n'apporte pas de reponse.
Plutot d'accord avec herculep oirot
trente années de coocooning a fait de notre pays un pays frileux et conservateur de ses droits qu'il juge "acquis"
J'ecris ce message de Bombay aux Indes ou meme les plus misereux ont toujours le sourire et pourtant ils crevent de pauvreté.
On ne peut que reprocher a la gauche d'avoir initier ce processus dont elle se regale au soir des regionales avec une majorite d'abstentioniste et a Chirac d'avoir enfonce le clou.
Il faut se mefier des requins nostalgiques du vichisme ou du bonapartisme comme Bayrout ou Villepin qui nagent en eau trouble pour recuperere le pouvoir
Cette tribune mélange discours moral et sondages de façon assez stupéfiante pour conclure que le mal c'est l'Etat. c'est la forme de notre modèle social, étatiste et corporatiste, construit à la Libération, qui est à l'origine profonde du mal français.
D'abord M. Le Boucher nous explique que tous les français sont victimes d'une épouvantable déprime, et que on ne comprend vraiment pas pourquoi parce que la crise les a, objectivement, moins frappés que les autres européens
Ensuite on nous dit que finalement ils ont quand même de bonnes raisons d'être déprimés:
La première explication est élémentaire, elle concerne les sans-travail ou ceux qui ne peuvent, malgré un travail, joindre les deux bouts. Ils sont 15 millions, estime Jean-Paul Delevoye, à compter chichement pour terminer le mois à 100 euros près. Un Français sur quatre! C'est énorme.
Ensuite, on nous dit que finalement si les français sont déprimés c'est pour les autres ou par peur du futur car lorsque l'on ne leur parle pas des français en générale mais de leur situation en particulier, les choses ne vont pas si mal:
Il note que les éléments positifs ... permettent à 65% des Français de juger leur situation personnelle «meilleure que celle des Français» en général. Paradoxe qu'on observe aussi dans la natalité: faire des enfants prouve que les choses ne vont pas si mal que ça.
Vous en concluriez quoi vous ? Que les français sont plutôt contents à titre individuel mais qu'ils s'inquiètent du sort de leurs concitoyens et de leur avenir?
Pas du tout, vous n'avez rien compris. Ils sont maladivement malheureux parce qu'ils envient leur voisin:
Le bonheur commence quand on cesse d'envier, grincheux, l'herbe de ses voisins.
Entrons plus dans le détail. Si les français ont peur de l'avenir, c'est à cause de la mondialisation or nous sommes les plus pessimistes des Européens. Seuls 20% des Danois voient dans la mondialisation «une menace pour l'emploi», 38% des Allemands, 40% des Italiens et 73% des Français.
Ces chiffres sont effectivement étonnant mais qu'est-ce qui est le plus étonnant? L'optimisme des Danois ou le pessimisme des français? Lorsque je vois ce genre de chiffre je me demande s'il faut expliquer cette différence de perception par des différences économiques entre ces pays ou si l'on est uniquement dans la perception, une meilleur information des français qui seraient alors les plus lucides des européens ou au contraire une ignorance de la réalité qui en ferait les plus ignorants?
La démarche de Monsieur Le Boucher est plus subtile. La désillusion des français n'a tien à voire avec la réalité de la situation économique d'aujourd'hui (puisqu'elle remonte à Vichy), et tout avec la méfiance des français vis à vis de leurs élites:
La «désillusion» et la «perte de confiance» dans la justice, les partis politiques, les syndicats, tous les pouvoirs en vérité, est croissante. Cette méfiance se résume par un chiffre véritablement sidérant: 52% des Français pensent que «de nos jours, on ne peut arriver au sommet sans être corrompu».
J'en conclurais que les français sont plutôt satisfaits de leur situation présente, mais qu'ils ressentent la mondialisation comme une menace parce qu'ils pensent que leurs élites sont trop corrompues pour être capable d'y faire face. Ont-ils raison ou tort ? La question ne se pose même pas. De toutes les façons, ils sont aussi pourris que ceux qu'ils dénoncent Les auteurs expliquent ensuite que méfiance et incivisme vont de pair.
En réalité, les français sont malheureux parce que ce sont des enfants inciviques, gâtés et jaloux: La France des statuts n'accepte pas le traitement égal de tous.
Etrange démonstration qui mélange tout sans rien approfondir.
Moi qui pensait que les français n'étaient pas si malheureux à tire individuel " parce qu'ils ont les dépenses sociales les plus élevées du monde, et que la crise les a, objectivement, moins frappés que les autres", mais qu'ils étaient très inquiets pour leur avenir parce que depuis de nombreuses années leurs gouvernants leur répétaient sans cesse que ça n'allait pas durer, que leur protection sociale, leur système de retraite et leur régime de retraite étaient beaucoup trop chers pour être maintenus, et que de toutes les façons, il n'y a rien à faire. M. Sarkozy, ne s'est il d'ailleurs pas fait élire parce qu'il avait réussi à les persuader que l'action était possible ?
Mais comment ne pas devenir cynique alors que son modèle, le capitalisme financier dont l'Angleterre ou l'Irlande étaient les exemples, c'est depuis effondré en beauté, sans nous rassurer pour autant sur la pérennité du notre. Qu'au lieu de la croissance qu'il devait tirer avec les dents, nous connaissons la crise économique la plus violente depuis la seconde guerre mondiale? Qu'en guise de morale publique, nous voyons des patrons qui après avoir renâclé à payer des indemnités de licenciement décentes à leurs ouvriers pour "sauver l'entreprise", se font virer pour incompétence avec des parachutes dorés, des stocks options et des retraites garanties qui atteignent des niveaux hallucinants pour le commun des mortels, et que celui qui devrait donner l'exemple essaie de nommer son fils à la tête de l'EPAD dans des conditions abracadantesques? Et pensez-vous que les cadeaux fiscaux consentis aux plus riches soient de nature à changer l'opinion sur l'intégrité des élites des millions de personnes qui ont été mises au chômage depuis l'élection de M. Sarkozy ?
Merci El Gato d'avoir pris le temps de répondre et de démonter un article qui, bien que faible dans sa construction, reste pervers par les conclusions qu'il prétend tirer.
ELB nous éclaire parfois sur des aspects techniques de notre système économique, sur des données statistiques intéressantes.J'aime bien le lire pour cela. Il émet aussi des opinions, respectables certes, mais qui ne sauraient tenir lieu d'analyse. L'idéologie biaise trop souvent ses raisonnements pour cela.
Si on excepte votre diatribe (qu'on peut partager ceci dit) sur les méchants patrons et le plus méchant d'entre eux, notre président et ses turpitudes, on peut commenter votre commentaire sur 2 points:
Vous envisagez que les Français seraient plus inquiets parce qu'ils sont soit plus intelligents, soit plus bête que les autres. C’est une explication qui en vaut beaucoup d’autres. Mais elle ne doit pas pour autant évacuer à priori la possibilité que cette différence puisse malgré tout venir de notre organisation sociale. Ce serait un peu rapide.
Vous commentez que depuis de nombreuses années nos gouvernants nous expliquent que notre protection sociale coûte trop cher….. C’est un raccourci un peu rapide, bien qu’en effet les politiques aiment le prendre.
En réalité notre protection sociale ne coûte pas trop cher. Le terme trop cher n’a de sens que si on explique par rapport à quoi : Il coûte tout simplement chaque année de plus en plus cher par rapport à la richesse que nous produisons. D’où le creusement des déficits.
Et nous avons collectivement refusé les réorganisations nécessaires pour que notre économie croisse au moins aussi vite que ce coût. De même que nous avons refusé les aménagements qui auraient pu modérer cette croissance du coût par rapport au service rendu.
Heureusement, ou plutôt malheureusement, les crises sont là pour remettre à plat les modèles économiques. Et nous devrons accepter contraints et forcés tout ce que nous avons refusé pendant 30 ans. Clairement cette perspective a de quoi déprimer.
Vous envisagez que les Français seraient plus inquiets parce qu'ils sont soit plus intelligents, soit plus bête que les autres. C’est une explication qui en vaut beaucoup d’autres. Mais elle ne doit pas pour autant évacuer à priori la possibilité que cette différence puisse malgré tout venir de notre organisation sociale
Je suis tout à fait d'accord qu'il ne faut évacuer à priori aucune explication lorsque l'on commente ce type de questions. Mais en l'occurrence la question porte sur la peur de la mondialisation et ceux qui en ont le moins peur, les Danois, ont un état providence plus généreux et un prélèvement fiscal supérieur à celui de la France. Même causes mêmes effets, ils devraient partager le pessimisme des français si cette différence venait de l'organisation sociale.
Eric Le Boucher commence son article en nous expliquant que grace au système actuel, la France s'en sort mieux que les autres pays. Ce n'est donc pas en raison de ce qu'ils vivent aujourd'hui que les français sont pessimistes mais en fonction de ce qu'ils pensent qu'ils auront à vivre demain.
Et il y a là rien d'étonnant puisque non seulement tous les gouvernements de ces dernières années, mais la plupart des journalistes (tel Eric Le Boucher) et un grand nombre d'économistes, leur ont martelés le même message.
L'idée que l'on doit craindre pour notre futur est sans doute et depuis longtemps le message économique que l'on entend le plus souvent (y compris d'ailleurs au travers de votre mail).
Dans ces conditions, il faudrait que les français soient sourds pour ne pas appréhender (à tort ou à raison) l'avenir.
Mais de façon assez stupéfiante, Eric le Boucher pense que le pessimisme des français n'est pas lié au message anxiogène qu'il délivre depuis un bon moment, mais au caractère envieux des français...
Parlant de Nicolas Sarkozy "son modèle, le capitalisme financier dont l'Angleterre ou l'Irlande étaient les exemples, c'est depuis effondré en beauté"
C'est une parfaite contre vérité. Son discours sur le capitalisme financier est le même depuis sa campagne de 2007 et le contraire de ce que vous dites. Attribuer à l'ennemi des pensées ou des propos qui participent d'une mise en scène permettent ensuite de mieux le flinguer est un procédé qui disqualifie intellectuellement et moralement son auteur donc tous vos propos bâtis sur ce modèle.
On devine quel est votre parti et même peut-être votre statut.
Mais c'est vous qui dites "comment ne pas devenir cynique". Vous n'y avez pas résisté.
Je crois (pour ne pas dire que je suis sûr) bien me rappeler que le candidat NS en campagne présidentielle avit expliqué que le capitalisme anglo-saxon était une réussite.
Mon cher Hercule, il ne faut pas toujours voir de logique partisane dans tous les commentaires; et ceci d'autant plus que c'est Tony BLAIR, du Parti Travailliste, qui a souhaité que la City devienne la plus grande place financière mondiale. Et ceci a permis, avant une crise prévisible, d'avoir des atux de croissance élevés dans le pays.
Thomas
Voilà deux références en rapport avec les affirmations d'el Gato et le sujet de l'article
L'une de la campagne 2007 http://archives.u-m-p.org/propositions/?id=05_capitalisme
L'autre de février 2008 (avant la crise)
http://afp.google.com/article/ALeqM5iN1cq9Yob1Fb7kPNug9oeaaPWOiA
Dans toutes les circonstances c'est la même thèse qu'il exprime.
Alors, pourquoi fait-on courir de telle contres vérités à ce propos. Réponse pour inquiéter les français (et s'en servir évidemment). (C'est une attitude assez systématique de l'opposition de travestir les positions de Sarkozy pour mieux les dénoncer et faire peur aux français.
Si vous ne voyez pas le rapport avec l'inquiétude des français alors vous avez un problème. Il y a des innocences bien coupables.
" Si vous ne voyez pas le rapport avec l'inquiétude des français alors vous avez un problème. Il y a des innocences bien coupables. "
Cher Hercule, je sais qu'on dit aux innocents les mains pleines ; Mais je ne vois pas la relation qui vous paraît évidente.
Pouvez-vous, SVPune explication claire à quelqu'un qui ne se sent ni innocent ni coupable, surtout concernant le moral des français (le mien va très bien, merci) ?
Thomas
...en partie!
C'est une parfaite contre vérité. Son discours sur le capitalisme financier est le même depuis sa campagne de 2007 et le contraire de ce que vous dites.
Il est vrai que grâce à votre intervention, j'ai découvert, à ma grande surprise, en effectuant des recherches sur Internet, qu'en 2007 Sarkozy avait répété à de nombreuses reprises qu'il voulait lutter contre les"excès du capitalisme financier". A croire que je ne l'avais pas entendu.
J'ai eu plus de mal à définir, en faisant des recherches sur Internet, ce qu'il appelait alors "les excès du capitisme financier", car dans le même temps il avait à son programme le développement du crédit hypothécaire "pour que les banquent se focalisent moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur"
http://archives.u-m-p.org/propositions/?id=credit_hypothecaire ,
et il ne cessait de répéter qu'il fallait payer les talents à leur vrai prix (comprendre verser des salaires et bonus exhorbitant aux PDG et aux traders) pour éviter qu'ils ne quittent la France et que nous ne perdions les meilleurs. Même aujourd'hui, et alors que ce sont les "meilleurs" qui ont plongé le monde dans la récession, Christian Estrosi, Ministre de l'Industrie, nous a ressorti ce discours avec Proglio (dont le CV n'est guère impressionnant par ailleurs)
http://www.romandie.com/infos/news2/091125081001.np8ndr98.asp
En fait, c'étaient les parachutes dorés qui suscitaient son courroux, si j'en juge par le nombre de fois où ce thème revient. J'aurais tendance à dire que c'était par pure démagogie dans la mesure où dans une économie où les délocalisations et la globalisation jetaient déjà de nombreux chômeurs dans la rue, c'était alors sans doute ce qui choquait le plus les électeurs. Mais je suis à n'en pas douter de partis pris...
Par ailleurs, force est de reconnaître que depuis son élection, et malgré la crise financière qui a fait exploser ce modèle, on aurait peine à trouver dans son action des mesures qui viendraient combattre les excès de ce modèle capitalistique. Bien au contraire, les différents paquets fiscaux ne font qu'encourager un système où l'effet d'aubaine joue à plein.
Mais dans la mesure où chez Sarkozy la communication passe autant par ce qu'il montre que parce qu'il fait ou dit (il bouge tout le temps pour montrer qu'il agit par exemple), ce sont surtout les premières semaines de sa présidence qui me semblent illustrer sa fascination pour le capitalisme financier:Le Fouquets, la rolex, les vacances sur le yacht de Bolloré ou au Mexique chez un narcotraffiquant présumé, me font penser à un mauvais scénario de film sur la vie d'un trader.
Je n'ai pas entendu les mots du discours anti capitalisme financier de Mr Sarkozy, parce que tout dans son comportement comme dans son programme disant l'opposé, ce n'était que du bruit qui ne parvenait pas à mon entendement.
En ce qui concerne les modèles européens, en 2007 l'Allemagne n'était pas glamour, c'était la Grande Bretagne et l'Irlande qui faisaient rêver:
"Le porte-parole de l'UMP Luc Chatel avait expliqué que le candidat Sarkozy souhaitait apprendre de Tony Blair et ses trois victoires électorales de 1997, 2001 et 2005. "Il a déjà eu l'occasion de noter que la Grande-Bretagne était un bon exemple de pays sachant se remettre en question, se moderniser et se tourner vers l'avenir", expliquait-il. (avec AP et Reuters)" (2007)
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elections_2007/20070130.OBS9514/nicolas_sarkozy_rendhommage_a_tony_blair.html
et un petit coup de télé avec Sarkozy en vedette pour conclure:
http://www.lepost.fr/article/2009/11/13/1789725_quand-sarkozy-vantait-le-capitalisme-a-l-anglaise.html
Que voulez-vous dire par On devine quel est votre parti et même peut-être votre statut.?
Je ne reprend ici que votre aveu qui vous honore; vous n'aviez pas entendu ce que disait Sarkozy depuis longtemps du capitalisme financier. Si vous l'aviez entendu et suivi le fil vous auriez vu que ce qu'il dénonce c'est la spéculation en opposition au travail, à l'industrie. C'est en fait une position de fond tout à fait intéressante.
Le problème il est vrai c'est qu'il ne dispose pas des moyens doctrinaux et opérationnels d'en tirer des stratégies concrètes hormis convaincre le plus de cénacles possibles de cette position (G20, Davos etc.).
Si une opposition était animée par le Sens du bien commun, au lieu de chercher à prouver qu'il fait le contraire de ce qu'il affirme réellement, au lieu de profiter des difficultés à le réaliser pour démontrer, sans pudeur ni projet, qu'il suffirait seulement de prendre sa place, un autre procédé serait envisageable.
Prendre acte des points positifs du président, chercher les moyens constructifs (vive constructif) d'aller plus loin qu'il ne le fait, sur le plan intellectuel comme opérationnel. Mener un travail pédagogique de discernement et de réflexion publique.
En l'occurrence qui a un modèle alternatif? Pas les anticapitalistes en tout cas ni les dénonciateurs compulsifs. Ces jours-ci Mr hollande, Mr Valls pour les retraites, découvrent les vertus possibles d'un travail de construction pour le bien commun plutôt que l'anti-sarkozisme systématique.
Or la position de Nicolas Sarkozy souffre d'un manque de compréhension profonde du phénomène et des motivations spéculatrices qui font parti des comportements humains chez bien d'autres que les capitalistes. Il souffre d'une absence de méthode pour renverser la logique spéculatrice, d'échelle planétaire, à l'échelle de ses propres responsabilités: la nation française avant tout. Qui en connait? Voilà le travail qui pourrait commencer et les français appelés à se creuser la tête eux aussi.
Un problème même grave auquel on peut apporter une contribution ou même partager une réflexion microscopique contribue à créer un moral constructif au lieu de dépressif.
Sur le fond je vous propose un texte de réflexion sur le Sens de la spéculation et l'alternative communautaire http://coherences.com/BLOG-HM/2010/01/le-sens-de-la-speculation/
et aussi pour le capitalisme à échelle communautaire : http://journal.coherences.com/article406.html
La critique constructive de l'action de Sarkozy peut commencer sur la base d'une doctrine alternative. La critique systématique se nourrit elle d'un vide anxiogène, un nihilisme qui ne contribue qu'à l'inquiètement des français dans l'espoir de capter leurs voix, procédé inique. Les médias auraient-il là un rôle à jouer? pour le meilleur ou pour le pire?
Prendre acte des points positifs du président, chercher les moyens constructifs (vive constructif) d'aller plus loin qu'il ne le fait, sur le plan intellectuel comme opérationnel. Mener un travail pédagogique de discernement et de réflexion publique.
Votre démarche est légitime et respectable, mais elle suppose que l'on puisse mener un travail pédagogique à partir des propos du président.
Il ya ce que le Président dit et il y a ce qu'il fait.
Je ne parle pas des promesses non-tenues que l'on reproche traditionnellement aux hommes politiques. Entre le monde tel qu'il était lors de son élection, et le monde tel qu'il est aujourd'hui, les choses ont changé, et les changement de cap ne sont que la preuve d'un pragmatisme nécessaire.
C'est la nature même du discours de Sarkozy qui me rend son écoute très difficile. Il est en permanence dans le déni de réalité. Il énonce des idées simples, généralement plutôt concensuelles en se faisant l'écho de l'émotion du moment, quand bien même son action serait en totale contradiction avec cette réalité. Et ses accents de sincérité sont tels que je ne suis pas certain qu'il s'en rendre compte! C'est comme si nous avions affaire à deux hommes différents, celui qui parle et celui qui agit.
Le sommet du déni a sans doute été atteint le 13 octobre 2009 avec l'affaire de l'EPAD. Affaire secondaire me drirez-vous à l'échelle du gouvernement de la France. Mais elle est emblématique de cette absence de relation entre le discours et l'action. La "candidature" de son fils à la présidence de l'EPAD était déjà un extraordinaire cadeau qu'il avait fait à ses adversaires, dans la mesure où le" mérite" a toujours été un élément fondateur de son discours.
Et il choisit ce moment pour faire un discours sur le mérite républicain à l'occasion de la réforme des lycées.
http://www.dailymotion.com/video/xasqr3_jean-sarkozy-polemique-a-l-assemble_news
Vanter ce jour là le mérite républicain, comme pour se faire l'écho de l'indignation de l'opinion, c'était quasi Orwellien. En novlangue on dirait" la guerre c'est la paix". Sarkozy encense le mérite républicain, et s'assure de l'élection de son fils à l'Epad. Ajoutons à celà la communication imposée aux proches et aux ministres par la cellule de communication de l'Elysée (que l'on a vu à l'oeuvre également après le premier tour des régionales) et on a l'impression que l'on est dans un univers où la parole n'est plus qu'un bruit sans signification, sans relation avec le réel.
On retrouve cette dichotomie entre la réalité et le discours de Sarkozy, sur presque tous ses thèmes favoris.
Lorsqu'il parle de la sécurité, c'est toujours comme s'il n'avait aucune responsabilité, qu'il était un homme nouveau, alors que c'est un ancien Ministre de l'intérieur et un Président à mi-mandat qui nous parle. J'ai l'impression qu'à tout moment il est au bord du dérapage et qu'il va condamner sa propre politique en la matière. Certes, il annonce généralement également une nouvelle loi ou des sanctions encore plus sévères que celles qu'il nous avait déjà annoncé la semaine précédente. Et les lois et les menaces s'empilent comme autant de bruits sans prises sur la réalité.
Sur l'emploi, il est toujours dans un discours volontariste. Les français sont au chomages parce que les socialistes avec les 35 heures leurs ont enlevé le goût du travail. Il faut que les français aient envie de gagner plus et ils trouverons du travail. Avant la crise, c'était des propos à la limite du "café du commerce" depuis la crise, c'est carrément insultant pour les chomeurs.
La baisse des impôts c'était pour relancer la consommation et récompenser le travail. Dans la pratique, en ne baissant que les impôts des plus riches, les chances de relancer la consommation était nulle. Le phénomène est un grand classique en économie. Les plus riches n'ont pas besoin de plus d'argent pour consommer plus. Ils consomment déjà à la hauteur de leurs envies. Cet argent part direct dans des placements et vient nourrir la spéculation. Ce sont les plus pauvres qui en cas de baisse d'impôts sont par la force des choses amenés à tout consommer immédiatement. Les impôts ont déjà commencé à augmenter pour l'immense majorité des français qui ne bénéficient pas du bouclier fiscale. Avec l'explosion des déficits, il va bien falloir augmenter les prélèvements fiscaux. Pense-t-il que les français accepteront que le bouclier fiscal soit conservé en l'état? Avec quelle justification cette fois-ci ? La baisse de la fiscalité sur les successions est en contradiction avec le discours sur le travail et le mérite. Quel mérite y-a-t-il à hériter ?
Le non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux devient de moins en moins tenable. Ca craque de partout, santé, police éducation etc. Je ne conteste pas l'idée qu'il puisse y avoir des sureffectifs dans la fonction publique, mais dans la mesure où on savait qu'il y avait également des situations de sous-effectifs, cette approche du problème était le meilleur moyen d'échouer. Tout se passe comme si par son action sur la fonction publique, Sarkozy avait voulu nous prouver à quel point nous avions besoin de tous nos fonctionnaires!
Alors, si on sort du verbe et que l'on considère les actes, quels sont les points positifs du Président? Faut-il même accepter d'entrer dans la rhétorique présidentielle, dans la mesure où elle n'est que celà: de la rhétorique
Les français sont inquiets car ils sont riches et ne comprennent pas pourquoi. Même celui qui travaille dans une grande entreprise avec 15 mois d salaire, un CE, des tickets restaurant et 50 jours de congé par an, peut tout perdre en quelque jour comme chez Freescale à Toulouse. Et celui qui n'a que quelques allocations sait qu'il n'aura jamais mieux. Le salut de chacun ne peut venir que de sa propre initiative. Dans un monde où toutes les places sont prises c'est compliqué. C'est là qu'on peut s'inquiéter de la tournure politique actuelle; nos dirigeants ne font rien à long terme. La France peut garder son rang si elle maintien un fort niveau d'éducation, une justice performante, une concurrence saine. On est loin de tout ça.
2 trames pour compléter cette analyse.
1/ L’exposition aux créanciers.
Nous sentons tous globalement que depuis 30 ans nous vendons nos actifs pour payer notre train de vie. Ou plus exactement nous gageons ces actifs pour emprunter et payer notre niveau de vie. Nous sentons aussi que nous devons emprunter toujours plus. Pour le moment nos créanciers continuent à penser que nous pourrons un jour rembourser.
Mais nous refusons toute réforme (type Allemagne) qui nous permettrait de créer la richesse pour dans un premier temps soutenir notre niveau de vie, puis dans un deuxième temps commencer à rembourser nos créanciers. Nous savons tous individuellement qu’un créancier à des droits sur son débiteur. Notre bon sens nous apprend qu’individuellement nous ne prêterions jamais 1000 € à un ami si nous ne somme pas raisonnablement sur d’être rembourser.
Nous sentons donc collectivement que le point de rupture est proche, que les réformes tant redoutées et repoussées devront être réalisées dans l’urgence et avec beaucoup de dégâts. Récemment l’exemple de la Grèce est là pour nous le rappeler.
2/ La solidarité d’état Vs la solidarité individuelle
Depuis 60 ans nous avons décidé de collectiviser la solidarité. Ce mouvement historique fait de la France un modèle mondial et les bienfaits de cette collectivisation ne sont plus à démontrer.
Mais nous n’avions pas imaginé que cette collectivisation est aussi une deshumanisation de la solidarité. Que la solidarité collective a pris petit à petit le pas sur la solidarité individuelle. Que cette collectivisation, bien qu’objectivement plus efficace, la rend psychologiquement moins efficace, moins rassurante.
Aller à un guichet pour obtenir une allocation est moins rassurant que profiter de l’aide fourni par une association caritative de quartier.
Appeler le SAMU social pour aider un SDF est plus efficace que d’aider ce SDF, mais nous déresponsabilise individuellement de son sort : Il existe des organismes d’état pour le faire.
La conscience que nous allons bientôt devoir payer notre passivité additionnée à la deshumanisation de la solidarité pourraient expliquer cette déprime.
Je suis étonné de voir le prisme réducteur de votre conclusion par lequel vous apportez une réponse « possible » sur l’origine du pessimisme français.
Les mutations contemporaines, la mondialisation, et l'incertitude sociale et sociétale contribuent la perte de repères collectifs. Le travail (comme l’éducation) n’est plus la source d’intégration comme il a pu l’être jadis. Dans une société qui se morcelle, qui se fragmente et qui autonomise l’individu, le besoin de reconnaissance devient important.
On est en train de passer d’une société structurée ou chaque chose, chaque individu à sa place et sa raison d’être, à une société de l’arbitraire ou toute chose identique n’a pas nécessairement même valeur. Cette modification conduit à l’incertitude et génère de l’angoisse.
Il y a trente ans, on faisait des études plus ou moins longues en fonction de son origine sociale ou de sa capacité à la dépasser, cela permettait d’avoir des repères, de savoir ou était sa place et de se projeter dans l’avenir, d’avoir des projets. Mais du collectif, on est passé à l’individualisation voulu, imposé par un système libéral qui a fait éclater les repères, qui a promu l’autonomie des individus, affectant (selon N.Elias) toutes les sphères de l'existence (école, famille, travail) en délégitimant le politique (Gauchet) jusqu'à laisser l'individu autonome mais incertain à la "fatigue d'être soi" (Ehrenberg).
Aujourd’hui l’incertitude réside dans cette incapacité à se projeter, ou à pouvoir se projeter dans l’avenir, on est passé de la planification à l’improvisation. Avoir un diplôme n’est plus garant d’obtenir une place/situation professionnelle (on ne peu plus compter que sur soi). Paradoxalement ce sentiment d’autonomie augmente avec les contraintes et se renforce avec celui d'injustice et de culpabilité, ainsi que de séparation de la société
Ce qui est étonnant avec ce commentaire que je partage, c'est que la société que vous décrivez ne me fait pas peur !
Au contraire, je suis très heureux de ne pas avoir ma place, un destin, une providence. Je suis heureux de pouvoir prendre en main mon avenir.
Je suis heureux qu'avoir un diplôme ne soit pas un garant, mais qu'au contraire c'est sa valeur personnelle qui permet la réussite professionnelle. Qu'on ait un diplôme ou pas.....
Je suis heureux que la vie me réserve des surprises, bonnes ou mauvaises.
C’est passionnant cette divergence de vue!
Nous sommes à l'aube d'un choix qui se rapproche de celui de Néo (pour suivre la suite, une connaissance de Matrix, même sommaire, est utile mais non nécessaire) mais nous sera-t-il présenté ?
Néo (nous) a le choix entre deux pilules, une bleue et une rouge.
La pilule bleue nous laisse tels que nous sommes, dans une vie faite d'habitudes, des choses que nous croyons que nous connaissons. Nous en sommes satisfaits et nous n'avons pas besoin de vivre la vérité.
La pilule rouge est une inconnue. On nous dit qu'elle peut nous aider à trouver la vérité. Nous ne savons pas ce que la vérité est, ou même que la pilule va nous aider à le trouver. Elle symbolise le risque, le doute et le questionnement. Afin de répondre à la question, nous pouvons jouer toute votre vie et le monde sur une réalité que nous n'avons peut-être jamais connue.
Nos dirigeants sont persuadés que nous ne sommes, collectivement, pas prêts à assumer le choix de la pilule rouge et veillent, par conséquent, a ce que nous prenions bien la pilule bleue tout les matins au petit déj (un exemple ? la récente campagne des régionales).
A titre individuel, sommes nous blue pill or red pill ?