Société / Monde

Mort de George Floyd: comment manifester sans attraper le coronavirus 

Temps de lecture : 2 min

Alors que les rassemblements de masse contre le racisme et les violences policières se multiplient aux États-Unis, les professionnel·les de santé s’empressent de donner des conseils pour réduire le risque de propagation du virus.

Aux États-Unis, comme ici à Houston, mais aussi à Toronto, Londres ou encore Berlin, des rassemblements ont eu lieu pour lutter contre les discriminations. | Mark Felix / AFP
Aux États-Unis, comme ici à Houston, mais aussi à Toronto, Londres ou encore Berlin, des rassemblements ont eu lieu pour lutter contre les discriminations. | Mark Felix / AFP

Pour les milliers de manifestant·es qui sortent dans les rues des villes des États-Unis depuis la mort de George Floyd, un homme noir de 46 ans tué le 25 mai par la police à Minneapolis, la lutte contre le racisme et l'injustice est une urgence publique au même titre que le combat contre le Covid-19.

«Je suis un homme afro-américain de 77 ans. Je dois m'inquiéter [d'attraper COVID-19], mais en même temps, il est important de sortir dans la rue», a déclaré au Time August Nimtz Jr, professeur de sciences politiques à l'Université du Minnesota. «Nous devions le faire. Si nous ne le faisons pas, les flics s'en tireront de nouveau».

Mais alors que la pandémie a déjà contaminé plus de 1,7 million d’Américain·es et fait près de 105 000 morts, ces grands rassemblements font craindre une propagation massive du virus. S’il est difficile de maintenir une distance entre chaque manifestant·e, certains gestes pourraient réduire le risque d’être infecté ou d’infecter d'autres personnes, explique le média Vox.

Éviter de crier

Le Département de la Santé et de l'Hygiène Mentale de New York, ville où de violents heurts ont éclaté, a publié sur son compte Twitter quelques conseils pour celles et ceux qui souhaitent manifester malgré la pandémie.

Le virus étant principalement transmis par des gouttelettes respiratoires projetées lorsque les gens parlent ou toussent, le NycHealthy suggère de ne pas crier, mais plutôt d’utiliser des pancartes pour protester. Limiter les contacts avec des inconnu·es et rester proche de ses ami·es permettrait également de réduire les risques. Par ailleurs, en plus des indispensables masques de protection et désinfectants pour les mains, il est recommandé de porter des lunettes et de bien rester hydraté.

Le média américain Vox ajoute qu’en cas de contact oculaire avec du gaz lacrymogène lors d’affrontements avec la police, il ne faut pas se frotter les yeux, mais plutôt cligner des yeux le plus possible pour se nettoyer avec ses propres larmes. De l’eau peut ensuite être appliquée sur les yeux pour soulager la douleur plus efficacement.

Ces conseils ne sont pas uniquement valables pour les manifestant·es américain·es. À Toronto, Londres ou encore Berlin, des rassemblements ont également eu lieu pour lutter contre les discriminations.

Malgré tout, de nombreux·euses expert·es et femmes·hommes politiques craignent que ces regroupements spontanés entraînent une deuxième vague du virus aux États-Unis, explique le New York Times. La maire d'Atlanta, Keisha Lance Bottoms, s’inquiète notamment pour les communautés de couleur qui participent aux manifestations et qui sont déjà touchées de manière disproportionnée par le virus. «Si vous étiez dehors pour protester hier soir, vous devriez probablement passer un test COVID cette semaine», a-t-elle déclaré le 31 mai à CNN.

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