Monde

Manifestations à Minneapolis à la suite de la mort d'un Noir étouffé par un policier

Temps de lecture : 2 min

George Floyd est décédé peu après avoir prononcé les mots «je ne peux pas respirer» lors d'une interpellation.

Protestations à Minneapolis en réaction à la mort de George Floyd, le 26 mai 2020. | Kerem Yucel / AFP
Protestations à Minneapolis en réaction à la mort de George Floyd, le 26 mai 2020. | Kerem Yucel / AFP

Des milliers de personnes ont manifesté le 26 mai à Minneapolis pour protester contre la mort de George Floyd, un Afro-Américain décédé peu après avoir été interpellé par la police.

Dans la vidéo de son arrestation le 25 mai, on peut voir Floyd supplier un policier d'arrêter de lui écraser le cou avec son genou. Plusieurs passant·es demandent aussi au policier d'arrêter, mais ce dernier continue de plaquer Floyd jusqu'à l'arrivée de l'ambulance.

Récidive

Comme Eric Garner, un autre Afro-Américain décédé en 2014 après une arrestation violente, Floyd a répété «je ne peux pas respirer» («I can't breathe») avant de mourir. Cette phrase était devenue un cri de ralliement du mouvement Black Lives Matter et a été scandée lors des manifestations de Minneapolis.

Black Lives Matter («la vie des Noir·es compte»), est un mouvement militant afro-américain qui se mobilise contre la violence et le racisme systémique envers les Noir·es aux États-Unis. | Kerem Yucel / AFP

Eric Garner avait été arrêté pour vente illicite de cigarettes à l'unité alors que George Floyd, qui travaillait en tant que garde de sécurité, était soupçonné d'avoir tenté de payer avec un faux billet dans une épicerie. Dans le cas de Garner, le policier responsable de l'avoir immobilisé en l'étranglant a été limogé en 2019, cinq ans après les faits, et il n'a pas été inculpé.

La situation a évolué plus rapidement dans le cas de Floyd: les quatre policiers impliqués ont été limogés un jour après sa mort et une enquête a été ouverte.

Avant que la vidéo de l'interpellation, filmée par une passante, ne soit diffusée, la police avait donné une version différente des faits. Selon le récit officiel de la police, le suspect avait eu un «incident médical» alors qu'il résistait à son arrestation. La diffusion de la vidéo a révélé le rôle des policiers. Le maire de la ville a confirmé que la technique d'immobilisation utilisée dans ce cas n'était pas conforme aux règles. Floyd est décédé à l'hôpital peu après son arrestation.

Le candidat démocrate à la présidentielle, Joe Biden, a appelé à ce que les policiers soient tenus responsables de leurs actions et a tweeté un message de soutien:

«George Floyd méritait mieux et sa famille mérite justice. Sa vie était importante.»

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