Santé

Les UV contre le coronavirus?

Temps de lecture : 2 min

On ne parle pas de cabine à UV.

Un bus désinfecté à l'aide de rayons ultraviolets à Shanghai dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, mars 2020 | Hector Retamal / AFP
Un bus désinfecté à l'aide de rayons ultraviolets à Shanghai dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, mars 2020 | Hector Retamal / AFP

Ici pas de bronzage artificiel mais de l'irradiation ultraviolette germicide grâce aux rayons UVC qui peuvent aider à la désinfection en éliminant les pathogènes aériens porteurs de virus.

C’est très différent de ce que suggérait le président Trump fin avril. Il ne s'agit pas d'irradier le corps des patients (ni de boire de la javel). Certaines lumières à ultraviolets portables –montées sur de petits robots– sont déjà utilisées dans la stérilisation de surface dans les hôpitaux et ou les transports en commun mais uniquement dans des espaces inoccupés par l'humain.

Ces installations de lampes germicides à UV sont apparues dès le début du XXe siècle –sans la partie portable. Des chercheurs et chercheuses espèrent qu'elles pourraient être déployées dans les magasins, restaurants et écoles dans la lutte contre le Covid-19.

Sans danger pour la peau

Pour être efficaces et sûres, ces installations doivent être placées aux murs ou au plafond bien au-dessus de la tête des personnes. Accompagnées d’un ventilateur qui aspire l’air vers le haut d’une pièce, elles peuvent neutraliser les bactéries, virus et champignons présents dans l’air en détruisant leur gène reproductif afin d’éviter toute multiplication.

Pour éviter d’être nocives pour la peau, ces installations diffusent des UVC, sans danger contrairement aux UVA ou UVB contre lesquels nous appliquons de la crème solaire sur notre peau. Cependant les UVC peuvent provoquer une légère irritation temporaire des yeux ou de la peau s’ils ne sont pas diffusés suffisamment en hauteur. C'est pourquoi, parfois, de tels équipements sont stratégiquement placés à l'intérieur des conduits d’aération.

Plusieurs études comparatives faites dans des écoles dont les classes étaient équipées ou non de ces dispositifs ont montré leur efficacité contre la propagation de maladies à haut potentiel de contagion au début du siècle dernier. Depuis, d'autres sont venues confirmer ces conclusions en affirmant qu'ils pouvaient limiter de 80% la transmission de certaines maladies.

Le Dr. Edward Nardell, professeur de médecine à l’université d’Harvard, interrogé par le New York Times sur ces dispositifs, estime qu’ils pourraient coûter jusqu’à 100.000 dollars (91.000 euros) pour des supermarchés de taille moyenne. Même en réduisant la superficie et donc le coût, celui serait trop élevé pour les plus petites structures. Ils requièrent également un entretien particulièrement attentif et consomment beaucoup d’énergie.

De nouveaux équipements avec des UVC encore plus puissants sont à l’étude. En réduisant la longueur des rayons tout en augmentant leur puissance, ils pourraient être utilisés en continu. En cours de production, ils ne pourront malheureusement pas être utiles à la lutte contre le Covid-19 avant quelques mois.

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