Santé / Sciences

Les allergies au pollen ne sont pas près de disparaître

Temps de lecture : 2 min

D’année en année, les symptômes empirent? C’est «normal».

L'ennemi d'un·e Français·e sur cinq | Marta Matyszczyk via Unsplash
L'ennemi d'un·e Français·e sur cinq | Marta Matyszczyk via Unsplash

Il fait de plus en plus chaud, les lilas sont en fleurs, le printemps est bien là. Vous allez faire votre ballade muni·e de votre attestation et là, «Atchoum!», c’est le drame. On vous fixe, on vous pointe du doigt et vous vous justifiez: «C'est le pollen, promis!» mais vous n’êtes pas sûr·e, alors une fois chez vous, vous mesurez une douzaine de fois votre température. Ouf! Foutues allergies.

Les symptômes du Covid-19 sont nombreux et divers, comment savoir alors qui est le coupable du virus ou du pollen? Normalement fièvre, toux et difficultés respiratoires sont plutôt synonymes de Covid que d'allergie. En cas de doute, n'hésitez pas à appeler votre médecin traitant.

Si votre nez coule, que vos yeux sont irrités et que vous éternuez, il y plus de risques que ce soit des allergies au pollen. Et les années à venir s'annoncent de plus en plus brutales. Aux États-Unis, peut-on lire dans Vox, les taux de pollen sont de plus en plus élevés. Cet allergène, pour une personne sur cinq, est de plus en plus présent en raison du changement climatique.

Dans un article scientifique publié dans le Lancet en 2019, on apprend que le pollen présent dans l'air a augmenté partout dans le monde ces vingt dernières années, en même temps que les températures moyennes. Sur le long terme c’est un fardeau sanitaire et économique toujours plus élevé qui s’annonce.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) classe les maladies allergiques au quatrième rang mondial des affections et considère que ces pathologies représentent un «problème majeur de santé publique en terme de qualité de vie, de perte de jours de travail ou d'enseignement, de coûts médicamenteux, voire de mortalité.» Selon le journaliste Guy Hugnet et les allergologues Isabelle Bossé et Pierrick Hordé qui ont publié Le livre noir des allergies, les allergies pourraient coûter au système de santé français environ 5,5 milliards d'euros par an.

Toujours plus

Le pollen est relâché en réponse à des signaux environnementaux comme l’augmentation des températures, les précipitations et l'ensoleillement. Dans le scénario probable de saisons de moins en moins distinctes dû au réchauffement climatique, les fenêtres d’exposition allergiques augmentent.

De plus, l’augmentation de la présence de dioxyde de carbone dans l’air pourrait également encourager les plantes à produire plus de pollen. Plus de pollen signifie aussi plus de graines et donc potentiellement plus de plantes pour la saison suivante. Cette augmentation de la concentration en dioxyde de carbone présent dans l’air a aussi comme conséquence de rendre les allergènes plus puissants.

Des chercheurs estiment que la quantité de pollen, toutes variétés confondues, aura doublé d’ici à 2040 dans certaines zones des États-Unis, rapporte le magazine Vox.

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