Santé / Monde

En Floride, un homme déguisé en faucheuse hante les plages ouvertes au public

Temps de lecture : 2 min

Avec son costume, il ne passe pas inaperçu, et c'est bien là l'objectif.

Daniel Uhlfelder n’en serait pas à son premier coup d’éclat. | Capture d'écran youtube WKRG
Daniel Uhlfelder n’en serait pas à son premier coup d’éclat. | Capture d'écran youtube WKRG

Faux à la main et vêtu d'une robe noire en lambeaux: l'on pouvait apercevoir une drôle de silhouette macabre le long des plages de Floride le 1er mai. Daniel Uhlfelder, un avocat de Santa Rosa Beach, a décidé d'employer les grands moyens pour convaincre les Floridien·nes de rester à la maison au lieu de se prélasser sur les plages de l'État, qui ont rouvert le 18 avril.

Pour cet avocat, il est bien trop tôt pour ouvrir les plages au public alors même que la pandémie de coronavirus bat son plein dans l'État. Près de 35.000 cas et 1.314 morts dues au Covid-19 y ont été recensées, tandis que les États-Unis ont dépassé le million de personnes infectées.

«Nous ne sommes pas au point où nous avons suffisamment de tests, de données et de préparation pour faire face à ce qui va arriver dans notre État depuis le monde entier avec cette pandémie», a déclaré l'avocat à CNN. «Si nous ne prenons pas de mesures pour contrôler les choses, ce virus va devenir vraiment, vraiment hors de contrôle.»

Daniel Uhlfelder n'en serait pas à son premier coup d'éclat, ajoute NBC News. Au mois d'avril, il avait déjà arpenté les plages de Floride de la sorte pour interpeller les citoyen·nes et promouvoir la distanciation sociale. Par ailleurs, CNN ajoute que cette tournée des plages serait aussi un moyen de récolter des dons pour la campagne démocrate lors des prochaines élections américaines de la chambre des représentants de 2020.

Ruée vers la plage

Les images des plages bondées en Floride avaient fait le tour du monde alors qu'une bonne partie de la planète était strictement confinée. Lors de leur réouverture le 18 avril, les locaux s'étaient rués pour se prélasser au soleil, sans masque ni protection, faisant même parfois la queue pour arriver au bon moment.

Le gouverneur de Floride Ron de Santis, un proche de Donald Trump, avait alors été particulièrement critiqué pour cette autorisation, au moment où l'État venait d'enregistrer une hausse jamais vue du nombre de cas de coronavirus.

Ron de Santis s'est défendu d'ouvrir ces plages ainsi que de déconfiner progressivement l'État à partir du 4 mai –notamment en permettant l'accès aux parcs– attestant qu'une étude scientifique avait montré que la chaleur, l'humidité et les rayons du soleil affaiblissaient le coronavirus. C'est en réagissant à cette même étude, encore très préliminaire, que Donald Trump s'est attiré les foudres en suggérant de s'injecter du désinfectant ou de s'exposer à des UV pour lutter contre le Covid-19.

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