Santé

En Europe, 11.000 décès liés à la pollution ont été évités grâce au confinement

Temps de lecture : 2 min

Rester chez soi aurait également permis de réduire les cas d'asthme et d'accouchements prématurés.

La quarantaine a entraîné une baisse de la pollution atmosphérique. | Bence Balla-Schottner via Unsplash
La quarantaine a entraîné une baisse de la pollution atmosphérique. | Bence Balla-Schottner via Unsplash

Une récente étude du Center for Research on Energy and Clean Air, parue dans The Guardian, a démontré que le confinement engendre des effets très positifs sur la pollution atmosphérique. La qualité de l'air s'est globalement améliorée et a permis d'éviter environ 11.000 décès en Europe. L'Allemagne est la grande gagnante, avec une baisse de 2.083 cas de décès liés à la pollution. Elle est suivie de près par le Royaume-Uni (1.752), l'Italie (1.490), la France (1.230) et l'Espagne (1.083).

Si l'étude venait à être étendue dans le temps –en partant du mois de janvier– et dans l'espace –à l'échelle du monde entier–, les résultats pourraient être plus probants encore. Les deux pays les plus peuplés et pollués que sont la Chine et l'Inde ont en effet enregistré les baisses de pollution les plus fortes du monde.

Les effets positifs du confinement ont également permis d'éviter quelque 6.000 cas d'asthme infantile, 1.900 visites aux urgences et 600 naissances prématurées, selon la même étude.

Des résultats encourageants mais difficiles à reproduire hors confinement

L'amélioration de la qualité de l'air permet une réduction de la pression qui pèse sur les services hospitaliers dédiés à la prise en charge du Covid-19, selon Lauri Myllyvirta, en charge de l'étude du CREA. Cela démontre, selon lui, le rôle primordial que joue actuellement la pollution sur le développement du virus. Mais le chercheur tient à rester prudent: «Les mesures que nous avons été forcés de prendre causent un désordre monstrueux, particulièrement dans le domaine économique.»

Le médecin craint que de tels résultats puissent être difficiles à obtenir sans confinement, mais il espère une prise de conscience générale pour renforcer la lutte pour la qualité de l'air. «Nous n'avons plus qu'à espérer que le virus nous aide à avancer dans le combat contre le changement climatique, plutôt qu'il ne nous fasse faire un saut en arrière», a-t-il confié au Guardian.

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Cette inquiétude est partagée par le Dr LJ Smith, du King's College hospital à Londres. «Cette crise nous permet de remettre en question ce que nous avons toujours considéré comme normal. Si la pollution atmosphérique revient aux niveaux habituels, ma salle d'attente va recommencer à se remplir d'enfants et d'adultes avec des difficultés respiratoires», craint-il.

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