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Des dizaines de pasteurs américains qui minimisaient la pandémie sont morts

Temps de lecture : 2 min

Une trentaine de représentants pentecôtistes sont morts durant la pandémie. Pourtant, les messes continuent.

Des membres d'une église pentecôtiste de l'Ohio en septembre 2019. | Stephanie Keith / Getty Images / AFP
Des membres d'une église pentecôtiste de l'Ohio en septembre 2019. | Stephanie Keith / Getty Images / AFP

L'évêque Gerald Glenn, fondateur et leader depuis 1995 de la New Deliverance Evangelistic Church à Chesterfield, en Virginie, avait juré de continuer à prêcher «à moins que je ne sois en prison ou à l'hôpital». Il est mort du coronavirus au début du mois. Comme lui, au moins trente représentants de l'église pentecôtiste sont morts durant la pandémie, comme le raconte le journal anglais The Independent.

Ils ont défié les mesures de santé publique et ont organisé des rassemblements qui ont pu propager le virus dans «la Bible Belt». Cette dernière est une zone géographique et sociologique des États-Unis, au sud-est du pays. Elle est surnommée ainsi parce qu'un nombre élevé de personnes du fondamentalisme chrétien y vivent.

Pourtant, malgré le nombre croissant de morts, de nombreux dirigeants d'églises américaines dans la Bible Belt ont non seulement continué à organiser des services, mais ont exhorté les fidèles à continuer de les soutenir financièrement. Si un récent sondage a révélé que près de 90% des congrégations ont fermé leurs églises et ont encouragé les fidèles à prier de chez eux, 20% des paroissiens se disent «encouragés» à assister aux messes en personne, et 17% indiquent continuer à le faire.

Le pasteur pentecôtiste de Floride, Rodney Howard-Browne, a organisé plusieurs services dans des églises bondées malgré les avertissements des responsables de la santé américaine. Il a qualifiée le coronavirus de «peste fantôme» avant son arrestation pour violation des règles de distanciation sociale.

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