Parents & enfants / Société

«Covid Bryant» ou «Corona», des nouveaux prénoms donnés en pleine pandémie

Temps de lecture : 2 min

Pourquoi chercher plus loin?

Pas sûr qu'en France, des prénoms évoquant la crise du Covid-19 soient acceptés. | Irina Murza via Unsplash
Pas sûr qu'en France, des prénoms évoquant la crise du Covid-19 soient acceptés. | Irina Murza via Unsplash

Certain·es ne risquent pas d'oublier la crise sanitaire mondiale que nous vivons à l'heure actuelle. Le HuffPost Canada rapporte que de jeunes parents ont fait le choix de donner à leur enfant un prénom en lien avec la pandémie de Covid-19.

Parmi eux, on retrouve Covid et Corona, des jumeaux nés en Inde le 27 mars. Les parents auraient choisi ces prénoms après que le personnel de santé de l'hôpital où ils sont nés les a surnommés ainsi.

Un autre couple indien a nommé son petit garçon Lockdown («confinement» en anglais). Le père aurait fait ce choix afin que son fils «rappelle à tout le monde de prendre des précautions contre Covid-19, pour se protéger et sauver la nation».

Plus original, une jeune mère des Philippines a baptisé son fils Covid Bryant en référence à la pandémie, mais également à la star de la NBA Kobe Bryant, mort dans un accident d'hélicoptère le 26 janvier dernier.

Intérêt de l'enfant

Va-t-on également voir naître des petits Covid ou Confinement dans l'Hexagone? Rien n'est moins sûr. Si l'article 57 du code civil prévoit que «les prénoms de l'enfant sont choisis par ses père et mère», les parents n'ont pas toujours le dernier mot.

La loi précise que l'officier de l'état civil peut avertir le procureur de la République lorsque ces prénoms «lui paraissent contraires à l'intérêt de l'enfant ou au droit des tiers à voir protéger leur nom de famille».

En France, on peut ainsi appeler son enfant Tarzan ou Mowgli, mais pas Mini-Cooper, Fraise ou Prince-William. Le prénom Nutella a également fait débat en 2014, avant d'être rejeté par le tribunal de Valenciennes –l'enfant a finalement été prénommée Ella. En 2012, un couple de l'Oise s'était déjà vu refuser Titeuf pour son fils, le juge estimant que ce prénom risquait «de constituer un réel handicap pour l'enfant lorsqu'il atteindra l'adolescence puis l'âge adulte».

En toute logique, au vu des refus justifiés «dans l'intérêt de l'enfant», les prénoms en lien avec la pandémie de Covid-19 devraient s'ajouter à la poignée de prénoms recalés chaque année.

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