Une cyber-révolte secoue Moscou

Internet sera-t-il le lieu de naissance des prochaines révolutions? Après les manifestations en Iran de 2009, pendant lesquelles Twitter a joué un rôle majeur, Les Echos révèlent que le web russe a été le théâtre d'une cyber-révolte contre les bourgeois «intouchables».

À la source de cette histoire, une tragédie: le 25 février, la voiture d'Anatoli Barkov, vice-président du géant pétrolier Lukoil, percute une Citroën sur un grand axe routier de Moscou. Barkov, son chauffeur et son garde du corps s'en sortent indemnes. Dans l'autre véhicule, les deux occupantes, mère et fille, décèdent. Sans enquête, la police établi que la Citroën était en faute.

Tout aurait pu en rester là si les internautes ne s'étaient saisis de l'affaire. Rapidement, ils s'organisent, réclament le visionnage de bandes ayant filmé l'accident, appellent à témoin et accusent la police d'avoir couvert un puissant. Les médias indépendants relaient ces demandes, comme certains intellectuels, au point que Dmitri Medvedev ordonne finalement à son ministre de l'Intérieur de superviser l'enquête.

Pour Les Echos, cette mobilisation représente «un rare exemple de solidarité face à une possible injustice dans un pays où s'exprime de plus en plus ouvertement la colère contre les intouchables [...] se croyant tout permis sur la route».

[Lire l'article sur Lesechos.fr]

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Photo de une: State Historical Museum Moscow Russia par AndrewR via Flickr/Licence CC By
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Publié le 22/03/2010
Mis à jour le 22/03/2010 à 18h56