Santé / Monde

En plein confinement, San Francisco estime que les commerces de cannabis sont «essentiels»

Temps de lecture : 2 min

Les autorités locales souhaitent permettre l'accès aux traitements thérapeutiques. 

Le cannabis répond à un besoin de la population, estiment les autorités locales. | Victor Grabarczyk via Unsplash
Le cannabis répond à un besoin de la population, estiment les autorités locales. | Victor Grabarczyk via Unsplash

Les pâtes, le riz, le savon, le papier toilette et… un petit peu de marijuana? À San Francisco, la liste des courses des habitant·es plongé·es dans le confinement n'est pas tout à fait la même que la nôtre. Et pour cause, alors que la population de la ville est confinée depuis le 17 mars et que les magasins jugés non essentiels sont fermés, les autorités locales viennent d'annoncer que les commerces de cannabis resteraient ouverts.

Dans un premier temps, les dispensaires de marijuana manquaient à la liste des entreprises pouvant ouvrir leurs portes, rapporte le média NPR. Mais un jour après que les résident·es ont été invité·es à rester à domicile –première ville des États-Unis à connaître un confinement–, les dirigeant·es de San Francisco ont finalement jugé que ces commerces pouvaient «fonctionner comme des entreprises essentielles». Ces commerces seront donc ouverts pour la collecte et la livraison de traitements thérapeutiques.

«Les dispensaires peuvent continuer à fonctionner [...] en respectant la distance sociale et les autres recommandations de santé publique.»

Ainsi, à l'instar des épiceries, des stations-service, des banques et des pharmacies, le cannabis, qui est autorisé en Californie depuis 1996, répond à un besoin de la population, estiment les autorités locales.

«Les gens comptent sur le cannabis thérapeutique pour les douleurs chroniques, les troubles épileptiques, les spasmes musculaires, la dépression et de nombreux autres troubles et conditions», explique Susan Philip, directrice de la prévention et du contrôle des maladies du service de santé publique de la ville. Les habitant·es de la cité californienne devront rester confiné·es au moins jusqu'au 7 avril.

New York et Amsterdam

Alors que les États-Unis comptent désormais plus de 9.400 contaminé·es et 150 morts dus au coronavirus, la ville de New York se préparerait également à un confinement. Là encore, selon le NPR, les autorités locales estiment que les organisations enregistrées dans le programme de marijuana médicale de l'État sont des fournisseurs médicaux indispensables. Par conséquent, ils devraient rester ouverts dans le cas d'un confinement.

La ville d'Amsterdam, connue pour ses nombreux coffee shops, s'est quant à elle adaptée à la pandémie. Les Pays-Bas, qui ne comptent pour l'instant pas mettre en place de confinement de la population, ont tout de même ordonné la fermeture des écoles, bars, restaurants, maisons closes et coffee shops jusqu'au 6 avril, pour enrayer la propagation du virus.

Mais après que les adeptes de cannabis se sont rué·es pour faire le plein avant la fermeture, le gouvernement a décidé d'assouplir les restrictions. Ainsi, il est possible de passer des commandes à emporter dans ces boutiques spécialisées, explique Courrier international, mais la consommation sur place est quant à elle interdite.

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