Culture

Les films à voir sur OCS pendant votre confinement

Temps de lecture : 4 min

Pour faire passer les longues journées de mars, les plateformes de VOD et SVOD risquent d'être vos meilleures amies. Côté cinéma, on vous résume ce qu'elles vous réservent. Ça commence avec OCS...

Mati Diop et Alex Descas dans 35 Rhums, de Claire Denis | Capture d'écran via YouTube
Mati Diop et Alex Descas dans 35 Rhums, de Claire Denis | Capture d'écran via YouTube

Si vous n'êtes pas encore abonné·e à OCS, c'est le moment. D'abord parce qu'en cette période si particulière, il y a des chances pour que vous le rentabilisiez à vitesse grand V. Ensuite parce que le service propose actuellement un abonnement à 4,99 euros par mois pendant quatre mois, sans engagement, avant de revenir au tarif ordinaire, soit 11,99 euros par mois.

Des cycles thématiques alléchants

Côté cinéma, la force d'OCS, ce sont ses regroupements thématiques souvent bien sentis. La plateforme ne pouvait pas passer à côté d'un cycle nommé «Instinct de survie», créé pour l'occasion, et dont les six films seront progressivement mis en ligne jusqu'au vendredi 20 mars. On y croise par exemple l'exceptionnel Battle Royale, jeu de massacre dans lequel les élèves d'un lycée japonais ont l'obligation de s'entre-éliminer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un·e.

Parmi les films moins renommés, on conseillera notamment l'islandais Survivre, du toujours efficace Baltasar Kormákur, sur le combat d'un pêcheur naufragé qui n'a pas d'autre choix que de braver les eaux glacées. Construit comme le Seul au monde de Robert Zemeckis, Survivre raconte aussi l'après. Et c'est aussi bien vu qu'important.

Au sein du cycle «Drôles de femmes», OCS propose notamment le dernier Judd Apatow, Crazy Amy, avec une Amy Schumer incontrôlable. Pas le meilleur film du réalisateur de Funny People, mais au-dessus du lot quand même. Dans la sélection, qui inclut aussi quelques beaux morceaux de stand-up (ruez-vous sur celui de Tig Notaro, Boyish Girl Interrupted, aussi drôle que courageux), on peut notamment (re)voir les deux Charlie's Angels originels.

Mais on vous suggère avant tout le succulent Larguées, où l'une des meilleures actrices françaises (l'immense Camille Cottin) s'éclate en compagnie de Camille Chamoux, Miou-Miou et Johan Alabama Monroe van Heldenbergh. Rien à jeter dans ce casting.

Raimi, sang, famille

Sam Raimi (avez-vous vu Darkman?), Yorgos Lanthimos (le chef d'œuvre Canine) ou encore François Ozon font partie des cinéastes à l'honneur. Pour ce dernier, cela inclut le récent Grâce à Dieu, qui a valu à Swann Arlaud un César du second rôle masculin. Mais les femmes ont aussi droit à un peu d'espace. Cela commence par Claire Denis, de son premier film Chocolat aux traumatisants Salauds, en passant par l'immense 35 Rhums, Alex Descas et Mati Diop (oui, la réalisatrice d'Atlantique, que vous pouvez par ailleurs louer en VOD).

Plus pop corn dans l'âme, OCS propose aussi un triple programme capable de réjouir adultes et ados. S'il a forcément un peu vieilli, le diptyque S.O.S. Fantômes d'Ivan Reitman étant accompagné d'un documentaire, Ghostbusters: la naissance d'un film culte, qui revient sur la genèse et le tournage du premier épisode. Ne manque que la version 2016 de Paul Feig, qui a certes pu décevoir une partie du public, mais vaut néanmoins le coup d'être vue, rien que pour Kate McKinnon... et pour faire râler les nombreux commentateurs masculins qui ont hurlé à l'hérésie et au boycott quand ils ont appris qu'un Ghostbusters au féminin allait sortir.

OCS propose aussi quatre adaptations de Marguerite Duras, dont le très bizarre Orage, avec Sami Bouajila en tueur, mais surtout avec Marina Foïs, la meilleure actrice de France (devant Camille Cottin, oui). Un petit cycle consacré aux reines célèbres est aussi proposé, pour permettre aux élèves de collège et de lycée de réviser leur histoire sans quitter leur canapé. Cela inclut Marie-Antoinette et ses Converse (sauf si vous préférez la version de Benoît Jacquot à celle de Sofia Coppola) et la reine danoise Caroline Mathilde, jouée par Alicia Vikander dans le sublime Royal Affair.

Des sirènes et des nonnes

Parmi les films proposés sans classification thématique particulière et ajoutés récemment, le choix est large, allant de La Liste de Schindler à La Course à l'échalote. Les inédits sont nombreux: depuis peu, OCS propose par exemple St. Agatha, film horrifique se déroulant dans un couvent, et signé par le prolifique Darren Lynn Bousman (réalisateur de trois Saw et d'un milliard d'inédits), mais aussi Mermaid, le lac des âmes perdues, film russe présenté au festival de Gerardmer dans lequel une sirène se montre légèrement moins sympathique et soumise que la Ariel de Walt Disney.

Du côté des classiques, outre le Monsieur Klein de Joseph Losey (meilleur rôle d'Alain Delon, ne discutez pas), on conseille de voir ou rerererevoir Série noire, magistral polar existentiel d'Alain Corneau, le thriller psychologique La Maison sous les arbres, réalisé par René Clément et mené par Faye Dunaway, ou encore Valmont de Milos Forman (meilleure adaptation des Liaisons dangereuses, ne discutez toujours pas).

Mais le bonheur ne serait pas complet sans quelques documentaires, et en premier lieu le merveilleux Shut up and play the piano, consacré à Chilly Gonzales, pianiste de génie, artiste complet, personnage charismatique, fantasque et attachant. Pépite sortie sans nos salles en 2018, Jerico, le vol infini des jours, est également disponible. La Colombienne Catalina Mesa y donne la parole à ses compatriotes féminines de tous âges et de tous profils, dans un village toujours meurtri par les conflits armés qui l'ont ravagé quelques années auparavant.

Et les plus jeunes dans tout ça? OCS ne les oublie pas, proposant quelques films d'animations japonais quatre étoiles (Un été avec Coo, Miraï, ma petite sœur, La Traversée du temps), des classiques susceptibles de réunir toute la famille (L'Ours de Jean-Jacques Annaud, Hook de Steven Spielberg) et des courts et moyens métrages pouvant permettre aux parents qui le souhaitent de contrôler le temps passé devant les écrans (vive Le Petit Gruffalo, qui n'est hélas pas accompagné du Gruffalo).

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