Santé

Le coronavirus est plus dur à gérer pour les personnes souffrant de TOC

Temps de lecture : 2 min

Les troubles obsessionnels compulsifs peuvent être un cauchemar invivable, notamment face à des situations sanitaires extrêmes comme la crise que nous traversons.

Se laver les mains de façon répétée, vérifier sans cesse que le four est bien éteint ou remettre systématiquement les objets à leur place relève des TOC. | Alex Iby via Unsplash
Se laver les mains de façon répétée, vérifier sans cesse que le four est bien éteint ou remettre systématiquement les objets à leur place relève des TOC. | Alex Iby via Unsplash

Alors que chacun·e essaye tant bien que mal d'adopter une routine pour passer le temps pendant le confinement, celles et ceux qui sont sujets aux troubles obsessionnels compulsifs (TOC) redoutent de voir leur obsession apparaître ou réapparaître.

Caractérisé par des pensées irrationnelles et des actions répétées, ce trouble se manifeste par une obsession irrépressible pour la propreté, l'ordre, la symétrie ou par des peurs irrationnelles quant au fait d'être contaminé·e. Dans ce dernier cas de figure, que beaucoup connaissent actuellement, les personnes atteintes de TOC pourraient même se laver les mains de façon obsessionnelle pendant des heures.

Selon le Guardian, les recommandations sur le lavage des mains que l'on nous fait en cette période de pandémie s'avéreraient être un important déclencheur de TOC. Rapidement, ce geste devient une obsession et au fur et à mesure que le virus se propage, les expert·es s'attendent à ce que les cas de TOC associés augmentent.

Une pensée incontrôlable

Bien sûr, tant qu'il n'est pas excessif, le lavage de mains est essentiel pour minimiser les risques de propagation du coronavirus. Mais dans le cas d'un TOC, ce nettoyage n'est pas rationnel: la différence réside dans l'objectif d'un tel comportement.

Les personnes atteintes de TOC ne se lavent pas les mains pour réduire la propagation du virus, mais plutôt pour s'alléger du fardeau mental de leur obsession et pour trouver du réconfort en suivant un rituel bien précis.

Le TOC est un mal spécifique et silencieux qui aurait également tendance à mener celle ou celui qui en souffre à se replier sur soi. Or, dans un contexte de confinement où l'on en appelle à la distanciation sociale, un tel isolement pourrait décupler ces troubles d'anxiété, ajoute la BBC.

«Si nous sommes obligés de rester à la maison, nous avons beaucoup de temps libre et l'ennui peut aggraver le TOC», explique au média britannique Lily Bailey, autrice d'un livre sur la vie avec les TOC.

En France, près de 1,5 million de personnes seraient touchées par un trouble obsessionnel compulsif plus ou moins grave.

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