Monde

Srebrenica de la faute des gays, selon un général américain

Temps de lecture : 2 min

Des responsables néerlandais ont condamné les propos d'un ancien général de l'armée américaine qui avait affirmé que le massacre de Srebrenica avait eu lieu à cause des homosexuels présents dans l'armée néerlandaise.

L'ancien commandant suprême allié John Seehan a déclaré jeudi 18 mars devant le Congrès américain au sujet de la présence d'homosexuels dans l'armée:

Ça a donné une force mal préparée pour faire la guerre. Le cas auquel je fais référence est lorsque les Néerlandais ont été appelés à défendre Srebrenica contre les Serbes. Le bataillon était affaibli, mal dirigé et les Serbes sont arrivés dans la ville, ils ont menotté les soldats aux poteaux téléphoniques, ont emmené de force les musulmans et les ont exécutés.

La sortie du général intervenait lors d'un débat sur la politique américaine envers les gays dans l'armée. Actuellement, les réglements militaires américains empêchent les personnes ouvertement homosexuelles de servir sous les drapeaux (cette politique est connue sous le nom de Don't ask, don't tell —ne demandez pas, ne dites pas).

Le porte-parole du ministère de la Défense néerlandais a déploré qu'un «homme de sa stature puisse prononcer de telles absurdités», rappellant que des soldats néerlandais homosexuels coopèrent actuellement avec les Américains en Afghanistan. Le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkende a quant à lui qualifié les propos du général à la retraite d'«irresponsables», précisant qu'ils «n'auraient jamais dû être prononcés».

Le JDD rappelle que les événements de Srebrenica restent un sujet sensible aux Pays-Bas, «où une enquête de six années sur le massacre de plus de 7.000 hommes et garçons musulmans par les forces serbes de Bosnie, malgré la présence des casques bleus néerlandais, a abouti à la chute du gouvernement en 2002.»

Le débat au Congrès américain vise à déterminer s'il faut assouplir la politique de l'armée envers les gays. Le général quatre étoiles David Petraeus, qui dirige les armées américaines en Irak et en Afghanistan, a déclaré au cours d'une des sessions mardi 16 mars que «le temps est venu» de réformer la politique du «Don't ask, don't tell».

[Lire l'article complet sur lejdd.fr]

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Image de Une: Srebrenica2007/Almir Dzanovic via Wikimedia Commons/Licence by

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