Monde

La folie rend-elle géniale?

Temps de lecture : 2 min

Y a-t-il un lien de causalité entre maladie et créativité? Des chercheurs de l'Université de Genève consacrent une table ronde sur le sujet ce vendredi 19 mars, dans le cadre d'une semaine sur le cerveau. Et l'hypothèse n'est pas aussi folle qu'elle en a l'air.

D'après le quotidien suisse Le Temps, l'oeuvre de nombreux artistes, de Van Gogh à Mozart en passant par Ernest Hemingway, a été influencée par des pathologies ou des lésions cérébrales. Si l'hémisphère gauche du cerveau se charge en général du langage, le droit s'occupe de la créativité.

Dans cette dernière partie, la lésion d'une zone pourrait en libérer d'autres sans altérer le langage. «Dostoïevski a des élans mystiques probablement liés à une certaine forme d'épilepsie relève Sebastian Dieguez, neuropsychologue au Barin and Mind Institute. Un des symptômes de cette maladie est l'hypergraphie, une urgence irrésistible d'écrire.»

Autant que la folie, le sommeil pourrait stimuler la créativité en permettant aux deux hémisphères du cerveau de s'exprimer de manière plus libre. Ainsi, le chimiste Auguste Kekulé a trouvé la structure en anneau de benzène en rêvant d'un serpent qui se mordait la queue, et le prix Nobel Frederick Banting s'est inspiré d'un songe pour découvrir l'insuline.

Reste que plusieurs obstacles s'opposent à la théorie du génie par la folie. D'abord, les artistes malades créent plus souvent en dépit de leurs maux. De plus, la frénésie créatrice ne garantit pas la qualité. Enfin, la majorité des grands créateurs sont heureux et en bonne santé.

[Lire l'article sur LeTemps.ch]

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Photo de une: Einstein-chuza de dorfun via Flickr/ Licence CC by

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