Sciences

Triste de perdre son chien, un couple décide de le cloner

Temps de lecture : 2 min

Un cas qui ne serait pas si singulier.

Le labrador était dans la famille depuis douze ans. | Emerson Peters via Unsplash
Le labrador était dans la famille depuis douze ans. | Emerson Peters via Unsplash

Pour certain·es, la perte d'un animal de compagnie peut être une expérience douloureuse. Un sentiment qu'Alicia et David Tschirhart, un couple californien, n'a connu que peu de temps. Juste après la mort de leur labrador Marley, atteint d'un cancer, ils ont pris une décision radicale pour surmonter sa disparition: le clonage.

C'est ainsi que Ziggy a fait son apparition dans la famille. «Ils ont la même personnalité, ils jouent aux mêmes choses, ils préfèrent les mêmes jouets», explique Alicia à CNN. Pour le couple américain, cette décision est aussi une manière de rendre la pareille à leur chien, qui avait sauvé la vie de sa maîtresse –alors enceinte– en faisant fuir un serpent à sonnettes venimeux qui allait la mordre.

Le processus de clonage a tout de même un coût. Le couple aurait déboursé 50.000 dollars (environ 45.000 euros) auprès de la société américaine ViaGen Pets, leader dans ce service. Cette dernière a prélevé un échantillon du labrador, avant d'insérer son ADN dans le noyau de l'ovocyte d'une chienne donneuse. Quand l'embryon s'est développé, il a été transplanté dans l'utérus d'une chienne porteuse. Une opération que l'on ne peut pas effectuer partout sur la planète.

Interdite en France, mais florissante ailleurs

En France, la législation interdit tout clonage, que ce soit pour les animaux domestiques ou pour ceux d'élevage. Il en est de même dans tous les pays d'Europe depuis 2013, selon FranceTVinfo.

Dans le monde, le clonage est sujet à controverse. D'un point de vue éthique bien entendu, mais également parce que l'opération s'avère risquée et douloureuse pour les animaux. Le taux de réussite étant assez faible, de nombreux animaux sont parfois nécessaires pour réaliser un clonage.

Entre opérations chirurgicales, prélèvements d'ovocytes et implantations d'embryons, les chiennes mères porteuses n'ont pas de répit, déplore Borami Seo, la directrice de la branche coréenne de l'ONG Human Society International, dans un article de La Croix. «Pour un clone, entre 50 et 60 ovocytes sont nécessaires», ajoute Jay, directeur de l’association Beagle Rescue Network.

Borami Seo fait référence au clonage à la chaîne des chiens renifleurs utilisés dans les aéroports de Corée du Sud. Dans ce pays, qui constitue avec les États-Unis les deux eldorados du clonage d'animaux, 80% des chiens renifleurs dans les aéroports sont des clones. C'est d'ailleurs dans la péninsule que Snuppy, le premier chien cloné, est né en 2005. Depuis, ce juteux business ne cesse de se développer.

La société Sooam Biotech, pionnière du marché en Corée, produirait entre 100 et 200 clones par an pour des particulièr·es venu·es du monde entier. Le prix? 75.000 euros par clone tout de même.

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