Le pape peut-il se faire mettre à la porte?
Non, car il possède «le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu'il peut toujours exercer librement».
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Le Vatican rejette les accusations selon lesquelles le pape Benoît XVI a aidé à couvrir les abus pédophiles de l'Eglise catholique alors qu'il était archevêque de Munich et Freising dans les années 1970 et 1980. Si des preuves venaient à faire surface contre le pape, l'Eglise peut-elle le mettre à la porte?
Non. Le code de droit canonique stipule que le pape ne peut être démis de ses fonctions, et ce pour n'importe quelle raison que ce soit, y compris des problèmes de santé ou un trauma psychologique. Cela s'explique, selon le droit de l'Eglise, par le fait qu'il n'y a pas d'autorité plus haute que le pape: il possède «le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu'il peut toujours exercer librement». Un pape peut démissionner, mais cette démission doit être «libre», et il n'est pas tenu de la présenter à une quelconque autorité. (Le dernier pape à avoir démissionné est Grégoire XII en 1415, dans le but de mettre fin à la lutte pour la papauté connue sous le nom de Grand schisme d'occident.)
Pour ce qui est des autres autorités catholiques: les évêques peuvent être démis de leurs fonctions par la Congrégation pour les évêques, bien qu'il n'y ait pas de procédure formelle. Et les curés peuvent être mis à la porte par les évêques pour une grande variété de motifs, y compris «l'infirmité de l'esprit ou du corps», la «perte de la bonne estime chez les paroissiens» ou une «grave négligence» de ses devoirs de curé.
Poursuites
Le pape peut-il être poursuivi en application de la loi séculaire? Non. Les lois du Vatican prévoient l'immunité pour le pape. Les chefs d'Etat sont également, dans le droit international coutumier, protégés contre toute poursuite. Une coutume qui concerne donc le pape, qui est à la tête de l'Eglise et de l'Etat de la Cité du Vatican. En 2005 au Texas, à la suite d'une plainte déposée par trois personnes contre le pape, accusé d'avoir couvert les attouchements d'un prêtre de Houston, le Département de la justice américain a vivement conseillé au tribunal de ne pas donner suite à la plainte, arguant que le pape bénéficie de l'immunité en tant que chef du Saint-Siège et qu'un tel procès serait «incompatible avec les intérêts en matière de politique extérieure des Etats-Unis». En revanche, un chef d'Etat peut être poursuivi pour des faits remontant à avant sa prise de fonction, l'immunité souveraine ne s'appliquant aux dirigeants que pendant qu'ils sont en fonction, ou pour les actes commis alors qu'ils occupaient cette fonction. Mais comme le pape ne démissionne presque jamais, il y a peu de chances pour qu'il soit l'objet de poursuites.
Il y a bien sûr eu quelques exceptions à la règle de l'immunité souveraine, notamment le procès de Manuel Noriega aux Etats-Unis, l'arrestation d'Augusto Pinochet au Royaume-Uni (il n'a jamais été condamné) et les poursuites contre Slobodan Milosevic pour crimes de guerre à La Haye. Mais il s'agit de cas extrêmes —Milosevic a par exemple été inculpé pour génocide— qui ont peu de chances de servir de précédents pour des poursuites contre le pape.
Christopher Beam
Traduit par Grégoire Fleurot
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SI VOUS AVEZ AIMÉ CET ARTICLE, VOUS APPRÉCIEREZ PEUT-ÊTRE: «Curée sur les prêtres pédophiles» ; «Pédophilie: la tolérance zéro selon Benoît XVI»
Photo: Benoît XVI à Rome, mars 2010, REUTERS/Tony Gentile
Mis à jour le 18/03/2010 à 17h23










































Bel exemple d’article aussi inintéressant que malveillant, l’auteur ne reculant devant aucun procédé (cf. les références à Milosevic ou Pinochet...) pour distiller sa manipulation. Le comble réside enfin dans le surtitre "L'Explication". De quoi? mystère!
Le pire reste pour moi ce véritable procès en sorcellerie fait au Saint-Père par les Biens-pensants actuels. Que lui reproche t-on exactement ?? A t-il jamais aidé personne à ses obligations à l’égard de la justice ?? Non !! Qu’aurait-il dû faire ?? Le chasser ou pendre haut et court un homme en traitement médical ?? Mais c'est du n'importe quoi !!
Quelle place faites-vous donc à la possibilité de se soigner, de s'amender ?? Comme c'est facile de s'ériger en juge en se drapant dans les plis de la vertu !!
Tout cela me débecte.
Bel exemple d’article aussi inintéressant que malveillant, l’auteur ne reculant devant aucun procédé (cf. les références à Milosevic ou Pinochet...) pour distiller sa manipulation. Le comble réside enfin dans le surtitre "L'Explication". De quoi? mystère!
Le pire reste pour moi ce véritable procès en sorcellerie fait au Saint-Père par les Biens-pensants actuels. Que lui reproche t-on exactement ?? A t-il jamais aidé personne à ses obligations à l’égard de la justice ?? Non !! Qu’aurait-il dû faire ?? Le chasser ou pendre haut et court un homme en traitement médical ?? Mais c'est du n'importe quoi !!
Quelle place faites-vous donc à la possibilité de se soigner, de s'amender ?? Comme c'est facile de s'ériger en juge en se drapant dans les plis de la vertu !!
Tout cela me débecte.
Tout-à-fait en accord avec vous, Slate ne s'honore pas de publier ce genre d'opinion qui radicalise davantage les positions plutôt que de permettre de comprendre les enjeux et les lacunes de l'organisation de l'église catholique; d'autant plus que l'on a jamais droit à des articles affichant des propos opposés (qui seraient d'ailleurs tout aussi détestables!).
Pour lire des articles d'une autre tenue et offrant d'autres perspectives, je vous conseille de lire les excellents commentaires de Henri Tincq sur ce genre de sujet. Vous vous sentirez certainement moins militant (pour ou contre) mais beaucoup plus informé en profondeur
Bon, d'accord, pas si pauvre, mais son contrat n'en est pas moins à durée limitée.
Poussérieusement.
Par rapport aux autres commentaires je dis merci pour cet article et faire référence entre "" au sinistre Pinochet et autres tortionnaires qu' aucun pape n' a jamais excommunié montre la dérive de la papauté, alors oui Benoît XVI doit être demi de sa fonction car il ne doit pas son "fauteuil" au Seigneur mais "au conseil d'administration" du clergé et nous savons ce que valent les conseils d'aministration, conseil de copains.
Il y a bien longtemps que je ne crois plus aux charlatans qui gouvernent les cathos car par leur prises de position archaiques et bien souvent extrémistes ils ne peuvent pas être les représentants de Dieu sur notre terre.
un baptisé