Égalités / Santé

Les femmes qui ont subi des violences conjugales ont 44% de risques en plus de mourir, toutes causes confondues

Temps de lecture : 2 min

Une étude britannique révèle l'impact des séquelles laissées par ce type de traumatisme.

Les victimes seraient davantage sujettes aux maladies cardiovasculaires ou au diabète de type 2. | Skyler King via Unsplash
Les victimes seraient davantage sujettes aux maladies cardiovasculaires ou au diabète de type 2. | Skyler King via Unsplash

En France, une femme est tuée par son conjoint ou ex-conjoint tous les deux jours. Celles qui subissent des violences conjugales et parviennent à s'en sortir à temps ne seraient pas épargnées pour autant, rapporte The Independent.

Une équipe de recherche des universités de Warwick et de Birmingham au Royaume-Uni s'est penchée sur la question des séquelles que peuvent laisser ce type de violences, en observant notamment la durée de vie des victimes.

Pour ce faire, les scientifiques ont comparé les dossiers médicaux (émanant de médecins généralistes britanniques et datant de 1995 à 2017) de plus de 18.500 femmes victimes de violences conjugales, à ceux de 72.000 femmes qui n'en ont pas subies.

Publiés dans le Journal of The American Heart Association, les résultats de l'étude montre que les victimes de violences conjugales sont exposées à 44% de risques supplémentaires de mourir, quelle qu'en soit la cause, par rapport aux autres femmes étudiées. Elles auraient respectivement 31% et 51% de risques en plus de développer des maladies cardiovasculaires ou un diabète de type 2.

Stress, hygiène de vie et dépression

L'étude n'explique pas concrètement le lien qui existe entre le développement de ces maladies, à l'origine de décès précoces, et les violences que ces femmes ont subies dans le passé. Malgré tout, l'équipe de recherche avance quelques pistes.

L'apparition de ces pathologies serait due aux effets du stress aigu et chronique que peut induire le traumatisme des violences physiques et psychologiques. Les anciennes victimes sont par ailleurs davantage susceptibles d'adopter une hygiène de vie peu saine, avec une mauvaise alimentation, des problèmes d'alcool ou de tabagisme.

Un article du Figaro relève par ailleurs que 50% des femmes victimes de violences conjugales seraient atteintes de dépression.

Perte d'estime de soi, usage de substances psychoactives, troubles du sommeil et de l'alimentation: ces violences apportent avec elles leur lot de malheurs, ce qui pourrait éclairer les résultats de l'étude britannique.

En France, selon les dernières données officielles, 210.000 femmes majeures sont chaque année victimes de violences conjugales.

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