Santé / Monde

L’épidémie de coronavirus entraîne de nouveaux appels pour mettre définitivement fin au commerce des espèces sauvages

Temps de lecture : 2 min

La plupart des trafics d'animaux en Chine sont illégaux mais de nombreuses règles ne sont pas appliquées.

Des passagers à Hong Kong avant d'entrer dans un train vers la Chine. Dale de la Rey / AFP
Des passagers à Hong Kong avant d'entrer dans un train vers la Chine. Dale de la Rey / AFP

Après la mise sous quarantaine de la métropole de Wuhan, d’où est parti le coronavirus, et une partie de la province du Hubei, la Chine a annoncé dimanche une interdiction temporaire du commerce d’animaux sauvages. L’épidémie, qui a fait une cinquantaine de morts et a contaminé environ 2.000 personnes, semble avoir démarré sur un marché de Wuhan, où des ventes illégales d’animaux avaient lieu. Le marché a été fermé dès la découverte des premiers cas en décembre. En 2002, l’épidémie du SRAS avait déjà été attribuée à la consommation d’animaux sauvages dans la ville de Guangzhou.

Face à ces menaces récurrentes d’un commerce illégal et peu protégé, un groupe de 19 chercheurs d’universités et d’académie prestigieuses du pays demandent au gouvernement de sévir contre ces marchés d’animaux tels que celui de Wuhan, dans une lettre ouverte sur Weibo (le principal réseau social), raconte The Independent. Le groupe a notamment demandé une «augmentation considérable des inspections sur place et une surveillance gouvernementale de tous les marchés d’animaux».

D’autres organisations, comme la Wildlife Conservation Society, une ONG de défense de la nature basée à New York, a quant à elle appelé à la fin du commerce des animaux sauvage partout dans le monde. Comme le pointe le média anglais, les zoonoses (maladies contractées par l’homme mais qui sont originaires d’autres espèces) représentent «une grande partie des maladies infectieuses humaines». Tous ces virus ne proviennent pas du commerce illégal mais le mélange d’espèces «augmente le risque de mutation et de virulence des maladies».

«Si ces marchés persistent et que la consommation humaine d'espèces sauvages illégales et non réglementées persiste, le public continuera de faire face à des risques accrus de nouveaux virus émergents, potentiellement plus mortels et à l'origine d'une future propagation pandémique», a déclaré Christian Walzer, directeur exécutif du programme de santé de la Wildlife Conservation Society. «Ce sont des laboratoires parfaits pour créer des opportunités pour l'émergence de ces virus.»

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