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À Davos, Trump prend le président du Kurdistan irakien pour un Syrien

Temps de lecture : 2 min

Le président américain a remercié Netchirvan Barzani pour des actions menées par les Kurdes syriens.

Le président du Kurdistan irakien, Netchirvan Barzani, avec Donald Trump à Davos, le 22 janvier 2020. | Jim Watson / AFP
Le président du Kurdistan irakien, Netchirvan Barzani, avec Donald Trump à Davos, le 22 janvier 2020. | Jim Watson / AFP

Donald Trump a rencontré Netchirvan Barzani, le président du Kurdistan irakien, en marge du Forum économique mondial de Davos le 22 janvier. Pendant la discussion, le président américain n'a parlé que des Kurdes de Syrie, et a semblé confondre Barzani avec Mazloum Abdi, le commandant des forces kurdes syriennes.

«Comme vous le savez, nous avons quitté la Syrie... et ça a très bien marché avec la Turquie. Ça a marché bien mieux que prévu. Ils ont ce que l'on appelle une zone sécurisée, et j'apprécie toute ce que vous avez fait pour sécuriser cette zone autant que possible» a déclaré le président américain.

Or le gouvernement du Kurdistan irakien, dirigé par Barzani, n'était pas impliqué dans la mise en place de la zone sécurisée évoquée par Trump le long de la frontière entre la Syrie et la Turquie. Le président américain semble ne pas avoir compris que les Kurdes de Syrie et les Kurdes d'Irak étaient deux populations différentes.

Deuxième bourde de la journée

Il a poursuivi ainsi son discours: «Mais comme vous le savez, nous avons le pétrole, ce qui est très important. Nous avons laissé des soldats pour le pétrole parce que nous avons le pétrole et nous travaillons à cela. Nous l'avons bien sécurisé.»

Cette remarque semble aussi reposer sur une confusion, dans la mesure où le Pentagone a nié que les soldats américains étaient là pour le pétrole, qui appartient au gouvernement syrien.

Trump a aussi remercié Barzani de les avoir aidés à détenir des dizaines de milliers de prisonniers du groupe État islamique. Or ce sont surtout les Kurdes de Syrie qui ont géré cette situation, pas les Kurdes d'Irak.

C'était la deuxième fois en une journée que l'administration Trump faisait des erreurs gênantes sur le Moyen-Orient. Sur la chaîne YouTube officielle de la Maison-Blanche, les images d'une rencontre entre Trump et le président irakien Barham Salih étaient légendées ainsi:

«Le président Trump participe à une rencontre bilatérale avec le président de la République d'Iran.»

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