Monde

Un rassemblement pro-armes fait craindre aux autorités un nouveau Charlottesville

Temps de lecture : 2 min

Plusieurs milliers de personnes sont attendues à Richmond, en Virginie, l’ancienne capitale de la Confédération.

Le drapeau de l’État de Virginie flotte sur le Capitole à Richmond, où va se tenir le rassemblement. | Drew Angerer / AFP
Le drapeau de l’État de Virginie flotte sur le Capitole à Richmond, où va se tenir le rassemblement. | Drew Angerer / AFP

L'État de Virginie est un lieu symbolique pour l'extrême droite américaine. Sa capitale, Richmond, fut aussi celle des États confédérés, pendant la plus grande partie de la guerre de Sécession. La défense du port d'arme y est aussi bien ancrée.

Après que les Démocrates ont réussi à prendre le contrôle de tout le gouvernement de l'État pendant les élections de novembre, le gouverneur a commencé à rendre plus restrictives les lois de port d'arme de l'État.

Une manifestation contre ces restrictions a donc été prévue le lundi 20 janvier par la Virginia Citizens Defense League, un lobby pro-armes institutionnel. La manifestation devrait ameuter des milliers des personnes de l'ensemble du pays, dont plusieurs milices anti-gouvernement et des organisations suprémacistes blanches.

Nouveau Charlottesville

La situation inquiète suffisamment les autorités pour que le gouverneur de l'État de Virginie, le Démocrate Ralph Northam, ait déclaré l'État d'urgence et interdit la détention d'armes à proximité et dans la manifestation. Les militant·es pro-second amendement manifestent régulièrement avec leurs armes portées ouvertement.

Dans sa déclaration, Northam fait directement référence au rassemblement de 2017 à Charlottesville. Cet événement, baptisé Unite the right («unir la droite») et qui s'opposait à ce qu'une statue du général confédéré Lee soit détruite, avait vu s'opposer violemment des manifestant·es d'extrême droite avec des contre-manifestant·es.

Un membre du groupe suprémaciste blanc National Vanguard avait lancé sa voiture contre un groupe de contre-manifestant·es, tuant une femme, Heather Heyer.

Sur les réseaux sociaux, certains membres d'organisations suprémacistes parlent de l'événement de lundi comme du «boogaloo» qui, dans le lexique de l'alt-right américaine désigne un événement pouvant déclencher une guerre civile.

Le FBI a quant à lui arrêté sept membres du groupe terroriste néo-nazi The Base, dont deux ex-militaires. Trois de ces hommes projetaient d'acheter des armes et de se rendre au rassemblement de Richmond. Ils discutaient aussi d'assassiner un couple qu'ils avaient identifié comme étant des militants d'extrême-gauche.

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Le gouverneur espère que l'interdiction de se présenter à la manifestation avec une arme découragera les éléments les plus extrêmes de se déplacer pour prendre part au rassemblement.

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