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Le Texas décide de ne plus accueillir de réfugiés

Temps de lecture : 2 min

Trump a récemment donné la possibilité aux États de fermer leurs portes aux réfugié·es et le gouverneur du Texas est le premier à avoir déclaré son refus.

Des demandeurs d'asile à Los Ebanos au Texas en juillet 2019. JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Des demandeurs d'asile à Los Ebanos au Texas en juillet 2019. JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

En septembre dernier, Donald Trump a promulgué un décret présidentiel qui donne aux États et villes américaines le droit de refuser l'installation de réfugiés.

Quatre mois plus tard, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, est le premier à en profiter pour annoncer que les réfugié·es ne seront plus autorisé·es à venir s'installer dans son État. Dans une lettre officielle, Abbott explique que le Texas a déjà accueilli un grand nombre d'entre elles et eux par le passé et qu'il est temps pour d'autres États de prendre le relais.

«Le Texas continue de gérer les conséquences d'un système d'immigration que le Congrès n'a pas su encadrer», écrit Abbott.

D'octobre 2018 à 2019, le Texas est en effet l'État qui a accueilli le plus de réfugié·es aux États-Unis (2.467, contre environ 1800 en Californie et à New York).

Plusieurs maires de grandes villes texanes -notamment San Antonio, Houston et Dallas- avaient spécifié qu'ils voulaient continuer à acceuillir des réfugié·es dans leurs communautés mais la décision du gouverneur pourrait les en empêcher.

Trois organisations d'aide aux réfugié·es ont entamer un procès pour essayer de bloquer la mise en oeuvre du décret de Trump, et un juge décidera prochainement s'il est contraire au droit fédéral.

Déjà en 2015, après les attaques terroristes de novembre à Paris, le gouverneur du Texas avait déclaré qu'il ne voulait plus que son État accepte de réfugié·es syrien·nes, mais à l'époque, il n'était pas en mesure de décider. Seul le gouvernement fédéral avait cette prérogative.

Depuis la signature du décret de Trump, plus de quarante États ont annoncé que les réfugié·es sont les bienvenus chez eux mais suivant ce décret, le maire d'une ville peut refuser des réfugiés même dans un État qui les accueille. C'est ainsi que le maire démocrate de Springfield dans le Massachusetts a refusé l'installation de réfugié·es dans sa ville.

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