Égalités / Culture

Les 15 héroïnes de série les plus importantes de la décennie

Temps de lecture : 13 min

Ces femmes de fiction ont, chacune à leur façon, ouvert la voie à une meilleure représentation des femmes à la télé.

Phoebe Waller-Bridge dans Fleabag, Mindy Kaling dans The Mindy Project et Tatiana Maslany dans Orphan Black. | Montage Slate.fr
Phoebe Waller-Bridge dans Fleabag, Mindy Kaling dans The Mindy Project et Tatiana Maslany dans Orphan Black. | Montage Slate.fr

Sans ces héroïnes, les dix dernières années télé auraient été terriblement plates. Souvent imparfaites, elles nous ont appris à nous assumer, à nous révolter et à nous aimer. Voici les quinze héroïnes les plus importantes de la décennie.

À noter: nous n'avons pas inclu les personnages féminins de séries ayant démarré avant 2010, c'est pourquoi vous ne trouverez pas dans cette liste certaines icônes comme Peggy Olson, Liz Lemon, Cristina Yang ou Leslie Knope.

Sansa Stark, «Game of Thrones»

Pour une série souvent très problématique dans son traitement des femmes et des violences sexuelles, Game of Thrones nous a tout de même offert plusieurs héroïnes remarquables. On aurait pu vous parler de Brienne ou d'Arya (qui a carrément sauvé l'humanité), mais Sansa a un parcours plus surprenant.

Au début de la série, l'aînée des filles Stark n'a qu'une chose en tête: épouser un prince et vivre loin du Nord, trop rustre à ses yeux. Alors qu'Arya perçoit immédiatement la vilenie des Lannister, Sansa est aveuglée par les idéaux chevaleresques dont elle a été abreuvée durant toute son enfance. Elle paiera cher sa naïveté et de tous les enfants Stark, elle est probablement celle qui va subir les pires humiliations.

Sansa est aussi celle qui va le plus apprendre de ses ennemis, devenant maîtresse dans l'art de la manipulation aux côtés de Cersei puis de Littlefinger. Elle qui méprisait le Nord et ses traditions va s'endurcir et devenir la plus Stark des Stark.

Son personnage a souvent été méprisé par les fans, qui avaient visiblement plus de mal à pardonner la faiblesse d'une adolescente trop crédule que la cruauté d'un Jaime Lannister incestueux et infanticide. Mais comme le Nord, sur lequel elle finira par régner, Sansa restera à jamais l'incarnation de la résilience et de la victoire sur les épreuves de la vie.

Mindy Lahiri, «The Mindy Project»

Quand Mindy Kaling a créé cette «Michael Scott au féminin», elle ne s'attendait sans doute pas à ce qu'autant de femmes s'y identifient aussi farouchement.

Mindy Lahiri partage avec le boss malaisant de The Office une certaine tendance à dire des choses inappropriées et à régulièrement mettre les pieds dans le plat. Sauf que contrairement à Michael Scott, Mindy est une jeune femme de couleur, et quand elle se comporte avec la même assurance aveugle qu'un homme blanc de 50 ans, cela ne la rend que plus charmante.

D'ailleurs, peu de gens y restent insensibles: au fil des saisons, la jeune obstétricienne enchaîne les rencontres et ne se refuse aucun beau gosse. En tant que première Indo-Américaine à tenir le rôle principal d'une sitcom, Mindy a ainsi prouvé au reste du monde que les femmes racisées qui ne font pas du 36 et disent souvent des conneries pouvaient elles aussi être des héroïnes de comédie romantique.

Fleabag, «Fleabag»

Quand on fait sa connaissance, Fleabag vient de perdre sa mère puis sa meilleure amie, et elle préfère enchaîner les coups d'un soir et les vannes sarcastiques plutôt que de faire face à son deuil. Il faut attendre la fin de la première saison pour saisir toute l'étendue de son mal-être et de sa culpabilité, et la saison 2 pour enfin la voir se reconstruire.

Comme Fleabag ne serait pas Fleabag sans une bonne dose de subversion, cette reconstruction arrive par le biais d'une histoire d'amour avec un prêtre –le premier, depuis la mort de sa meilleure amie, à vraiment la comprendre et la voir dans son entièreté (ce n'est pas pour rien qu'il est le seul à la voir parler à l'audience).

Leur relation est vouée à l'échec, mais elle permet à l'héroïne de tourner la page et de s'ouvrir à nouveau au monde. Car malgré toutes les erreurs qu'elle a commises, malgré l'incompréhension et la distance de ses proches, Fleabag est capable d'aimer et digne d'être aimée en retour.

Quand elle s'éloigne et nous dit adieu lors de la scène finale de la série, elle est triste mais apaisée et emporte avec elle la statue de sa mère. Ses morts seront toujours avec elle, mais elle peut désormais aller de l'avant sans nous.

Selina Meyer, «Veep»

Vous savez, cette idée bienveillante mais finalement très condescendante selon laquelle les femmes au pouvoir sont plus douces et moins conflictuelles que les hommes? Selina Meyer est là pour prouver le contraire, et il y a quelque chose de viscéralement satisfaisant à la voir se comporter avec un niveau d'ambition, de cynisme et d'agressivité presque toujours réservé aux personnages masculins.

Selina a fait sa carrière dans un milieu d'hommes et de pouvoir, et elle en a adopté tous les codes: elle est froide, colérique, cruelle, impitoyable et souvent très vulgaire. Mais elle est aussi pleine de contradictions. Elle se pose en icône féministe mais déteste les femmes. Elle veut briser le plafond de verre, mais seulement pour elle-même. Elle déteste sa mère mais reproduit tous ses pires travers auprès de sa propre fille. Elle est indubitablement brillante mais totalement incompétente.

Malgré tous ces défauts, elle reste le pur produit d'une quasi-utopie, puisqu'aucune femme n'a encore réussi ce qu'elle parvient à faire dans la série: accéder à la Maison-Blanche.

Olivia Pope, «Scandal»

Femme noire dans un univers d'hommes blancs, Olivia Pope a grandi avec l'idée qu'il lui fallait être «deux fois meilleure qu'eux pour obtenir la moitié de ce qu'ils ont», et ce mantra se reflète dans sa personnalité toute entière.

Elle respire le pouvoir et le contrôle, toujours impeccablement habillée et prête à délivrer un monologue intense et brillant dès que l'occasion se présente. Mais elle n'est pas parfaite et ce sont ses failles, autant que ses qualités, qui font d'elle une héroïne fascinante et révolutionnaire.

Olivia Pope est la première femme noire en presque quarante ans à être l'héroïne principale d'une série dramatique américaine. Pour Shonda Rhimes, sa créatrice, le personnage se devait d'être aussi complexe et contradictoire que tous les autres héros. Elle indiquait ainsi au New York Times: «J'ai fait d'Olivia Pope le personnage principal de la série, et le personnage principal peut tout incarner. Elle est au cœur d'une histoire d'amour, elle est méchante, elle est bonne, elle est pleine de failles, elle est brillante dans son travail. Elle fait des erreurs. L'égalité, c'est de pouvoir être aussi faillible et paumée que tous les autres personnages principaux à la télé.» Et c'est grâce à Olivia, et au succès phénoménal de Scandal, que la télé s'est ensuite ouverte à d'autres héroïnes racisées comme Annalise ou Issa.

Ilana et Abbi, «Broad City»

On a beau chercher, on a du mal à trouver deux héroïnes qui ont aussi bien incarné l'amitié féminine à la télé qu'Ilana et Abbi. Celles de Sex and the City avaient passé toute la série à parler d'hommes et de relations de couple; Broad City, elle, nous offre une vraie histoire d'amour platonique entre deux jeunes femmes vivant dans une ville tour à tour terrifiante et réjouissante (New York) et découvrant ensemble les difficultés mais aussi les joies de la vie adulte.

Oui, elles sont complètement codépendantes et toute notion d'espace personnel et d'intimité disparaît lorsqu'elles sont réunies. Mais elles sont surtout toujours là l'une pour l'autre, se soutenant et s'encourageant constamment. Quand elles sont ensemble, les obstacles les plus éprouvants du quotidien se transforment en aventures et en nouvelles déclarations d'amitié.

Lorsqu'elles se quittent à la fin de la série pour poursuivre leurs projets chacune de leur côté, on les regarde prendre leur envol avec un gros pincement au cœur, mais on les sait armées pour ce qui les attend grâce à leur amitié.

Les clones dans «Orphan Black»

On a un peu triché puisqu'il ne s'agit pas d'un personnage, mais d'une poignée d'héroïnes jouées par la même actrice, Tatiana Maslany. Une arnaqueuse très futée, une mère de famille un poil psychorigide, une scientifique pleine d'empathie, une Ukrainienne à la fois féroce et obsédée par ses «bébés»… Il y en a bien plus dans Orphan Black, série sur un groupe de femmes qui découvrent qu'elles sont des clones.

Si toutes les personnalités énumérées ci-dessus peuvent paraître caricaturales sur le papier, elles ne le sont jamais dans la série. Chacune est un personnage à part entière, avec ses particularités, ses idiosyncrasies et ses propres motivations. Cette prouesse, on la doit surtout à l'interprétation exceptionnelle de Tatiana Maslany, qui donne vie aux clones et offre à chacune des degrés de complexité bluffants.

Au fil des saisons, alors que leur lien se développe, la série se transforme en manifeste sur l'importance et la beauté de la sororité. Deux ans après la fin de la série, Sarah Manning et ses sœurs nous manquent encore.

Elizabeth Jennings, «The Americans»

Utiliser l'expression «badass bitch» est devenu un cliché, mais s'il y en a une qui la mérite, c'est bien Elizabeth Jennings. Quelle autre femme pourrait se faire arracher une dent à vif par son mec et transformer ça en moment d'intimité ultra érotique?

Elizabeth est toutefois bien plus qu'une icône de puissance féminine unidimensionnelle. On a longtemps pu la penser froide, voire carrément sociopathique. Elle semblait tuer sans remords et était complètement acquise à l'idéologie soviétique. Elle était parfois dure avec ses enfants et prête à les embarquer dans une vie de mensonges et de clandestinité. Face à elle, dans un renversement des genres inhabituel, Philip faisait office de compas moral et émotionnel de la famille.

Bref, Elizabeth était l'anti-héroïne de The Americans, comme Walter White ou Don Draper avaient été les anti-héros de Breaking Bad et de Mad Men. Mais au fil de la série, on s'est surtout rendu compte que cette froideur affichée était une barrière entre elle et un monde qui ne lui avait jamais fait de cadeaux. Dans la dernière saison, l'espionne traverse une crise de conscience et dévoile une empathie et une vulnérabilité dont on ne la croyait pas capable.

Rebecca Bunch, «Crazy Ex-Girlfriend»

Rebecca Bunch n'aurait sans doute jamais existé sans Amy Jellicoe, la femme bipolaire incarnée par Laura Dern dans Enlightened, en 2011. Alors que la santé mentale a longtemps été stigmatisée et tournée en ridicule dans les séries, ces deux personnages féminins ont révolutionné la représentation de la vie avec une maladie mentale.

Mais aucune héroïne n'avait eu une trajectoire aussi complexe avant Rebecca Bunch, qui passe plusieurs années à vivre dans le déni, obsédée par sa vie romantique pour mieux se détourner du vrai problème, avant de finalement se reconstruire.

En quatre saisons, on pénètre dans sa psyché à l'aide de numéros musicaux, où l'on découvre tout son mal-être, sa profonde solitude, sa haine de soi et sa peur d'être anormale. À travers un apprentissage lent et laborieux, Rebecca prouve pourtant qu'il est possible d'aller mieux à l'aide d'un bon diagnostic et des bonnes personnes. Et alors que la série s'était construite comme une comédie romantique, elle nous apprend finalement que la relation la plus importante est celle que l'on entretient avec soi-même.

Issa Dee, «Insecure»

Après l'apogée des dramédies d'auteur comme Louie (ces séries au format comique mais au discours bien plus profond), la fin des années 2010 a vu l'arrivée des dramédies d'autrices: Better Things, SMILF, Russian Doll... Des séries créées, écrites, réalisées et interprétées par des femmes qui avaient envie de raconter leur histoire et ne s'étaient jamais vues représentées correctement à la télévision.

Issa Rae fait partie de ces créatrices pionnières, et avec le personnage d'Issa, elle nous a enfin montré à quoi pouvait ressembler la vie d'une femme noire millennial à Los Angeles.

De sa vie romantique compliquée à son boulot insatisfaisant, en passant par ses amitiés fluctuantes, la vie d'Issa ressemble à celle de millions d'autres jeunes femmes, mais on ne l'avait jamais vue racontée avec autant de finesse.

Pleine d'insécurités, Issa mène sa vie du mieux qu'elle le peut et tente toujours de s'améliorer –notamment en rappant devant le miroir de sa salle de bains pour réécrire les épisodes les plus embarrassants de sa vie. Voilà pourquoi il est aussi facile de s'identifier à elle.

Andréa Martel, «Dix pour cent»

Combien de personnages principaux de séries populaires, a fortiori françaises, sont des lesbiennes out et badass? Assez peu, en fait. C'est pour ça qu'Andréa Martel est si importante dans le paysage culturel français.

Ambitieuse, flegmatique, drôle et hyper classe, Andréa est la véritable star de Dix pour cent, n'en déplaise à toutes les célébrités du cinéma français qui défilent à chaque épisode. Même lorsqu'elle a couché avec un homme, reproduisant un cliché récurrent et destructeur dans la pop culture et décevant par la même occasion de nombreuses fans, elle a au moins permis de lancer un débat sur la manière dont les lesbiennes sont représentées à la télé.

C'est aussi ce rebondissement qui a causé la maternité d'Andréa et permis à la série de décrire les vraies difficultés auxquelles font face les mères lesbiennes. Lorsque la saison 3 s'est terminée sur un véritable plaidoyer pour la PMA et les droits des familles homoparentales, l'émotion d'Andréa et de Colette est aussi devenue la nôtre.

Nora Durst, «The Leftovers»

Nora n'apparaît pas tout de suite comme un personnage principal de The Leftovers. Mais au fil des épisodes et des saisons, elle s'est révélée être l'héroïne la plus fascinante de la série.

Affectée par un deuil impossible (la disparition inexpliquée de son mari et de ses deux enfants), Nora est au premier abord un véritable cœur de pierre. Sa douleur l'a rendue agressive, imprudente, pleine de rage et brutalement honnête. Pour dire les choses plus franchement, Nora n'en a plus rien à foutre, et ça la rend jouissive à regarder.

Derrière chacun de ses gestes, chacune de ses répliques, on sent poindre toute la colère qui bout sous la surface, comme si elle était prête à sauter à la gorge de quiconque osera la regarder de travers –ce qu'elle fait régulièrement, d'ailleurs.

Peu de personnages ont l'intensité folle de Nora Durst, à tel point qu'elle peut parfois être épuisante dans son refus constant d'arrondir les angles ou de s'adoucir. Mais c'est aussi ça qui en fait l'une des héroïnes les plus singulières et impressionnantes de la décennie.

Carol Peletier, «The Walking Dead»

Qui aurait pensé, lorsque la série apocalyptique a démarré, que la frêle et timide Carol deviendrait l'héroïne la plus dure à cuire de The Walking Dead? Pas grand monde, et pourtant, sa longévité est remarquable –cela fait neuf ans que Melissa McBride l'incarne; elle est la seule femme à apparaître dans toutes les saisons de la série, contrairement à Michonne ou Maggie.

Sa trajectoire est impressionnante: victime de violences conjugales (sa coupe garçonne trahit sa peur de se faire tirer les cheveux par son mari) puis mère célibataire, elle voit sa fille transformée en zombie dans l'un des twists les plus déchirants de toute la série. Au fil des saisons, elle développe un syndrome de stress post-traumatique, s'endurcit et se renferme sur elle-même, terrifiée de s'attacher à qui que ce soit. Depuis, lentement, elle se reconstruit.

À travers les hauts et les bas de la série (et il y en a eu), Carol est restée notre point de repère et est progressivement devenue l'une des meilleures héroïnes d'action de la décennie. Longue vie à elle.

Sophia Burset, «Orange Is the New Black»

Peu de personnages de série ont autant marqué la pop culture et la société dans son ensemble que Sophia Burset, l'héroïne trans incarnée par Laverne Cox –à tel point qu'en 2014, l'actrice fera la une de Time Magazine, sous le titre «Le point de bascule transgenre». L'article associé mentionne assez peu le personnage de Sophia Burset, mais il n'aurait jamais vu le jour sans le rôle iconique qui a révélé Laverne Cox.

Si cette dernière n'était pas la première actrice trans à jouer une femme trans à l'écran (cet honneur revient à Candis Cayne dans Dirty Sexy Money), le succès fulgurant d'Orange Is the New Black a propulsé la question de la transidentité sur la scène médiatique et culturelle, attirant au passage l'attention sur les réelles conditions d'incarcération des personnes trans.

Quant à Sophia, elle a passé sept saisons à nous faire rire et à progressivement nous émouvoir à travers sa relation avec son fils et sa femme. Même si l'actrice était de moins en moins présente dans la série, succès oblige, le tournant majeur que son personnage a marqué dans la pop culture est visible partout; des séries comme Transparent, Pose, Tales of The City, Sense8 ou encore The OA lui doivent beaucoup.

Hannah Horvath, «Girls»

Si on dressait la liste des rôles féminins les plus antipathiques de l'histoire de la télé, Hannah Horvath arriverait sans doute en tête. Personnage plutôt détestable, elle a souvent été confondue avec son interprète Lena Dunham pour ses énormes œillères concernant la mixité ou les rapports de classe –ses énormes œillères sur tout, en fait.

Mais la créatrice de Girls, aussi problématique puisse-t-elle être, a toujours parfaitement assumé le fait que son personnage était là pour déranger et repousser les limites de ce qui est considéré comme un comportement féminin acceptable –ce qui rend le visionnage de la série aussi gênant que révélatoire.

Alors que le monde n'avait eu aucun problème à adorer un meurtrier comme Tony Soprano, les réactions de haine et de dégoût suscitées par Hannah Horvath ont prouvé que notre société pouvait visiblement tout tolérer, tant qu'il ne s'agissait pas d'une femme agaçante et égocentrique avec de la cellulite.

En prenant d'assaut nos sens et notre télévision, Hannah Horvath a ouvert la voie pour d'autres personnages féminins prêts à briser le carcan sexiste de la femme parfaite. Sans Hannah Horvath, il n'y aurait sans doute pas eu d'Abbi et Ilana, de Rebecca Bunch ou même d'Inside Amy Schumer.

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