Société

Au Mexique, les cultures d’avocat face aux cartels

Temps de lecture : 2 min

En réponse aux menaces, vols et enlèvements, les agriculteurs et agricultrices mexicaines prennent les armes.

L'exportation de l'or vert représente un marché annuel de 2,4 milliards de dollars | Sandid via Pixabay
L'exportation de l'or vert représente un marché annuel de 2,4 milliards de dollars | Sandid via Pixabay

En toast, pour agrémenter un bowl ou en guacamole, l'avocat est un fruit que l'on retrouve partout. Aux États-Unis, sa consommation a plus que triplé depuis une quinzaine d'années, et ce même son prix a lui aussi flambé.

Le Mexique est le premier pays producteur d’avocats au monde et répond à 43% de la demande internationale pour ce fruit à chair verte. En 2017, les États-Unis (dixièmes producteurs mondiaux) ont produit 133.000 tonnes d’avocats, le Mexique, deux millions. Son exportation représente un marché annuel de 2,4 milliards de dollars.

Beaucoup de Mexicain.es dépendent de ce marché pour vivre mais les agriculteurs et agricultrices récoltent aussi la violence. Des cartels sont à l’origine de menaces, d'extortions, d'enlèvement et de vols.

En réponse à ces violences, les petites exploitations s’arment de fusils AR-15 et se relaient pour se protéger, les grandes embauchent des gardes armés de AK-47. Le porte-parole de Villita Avocados, Aaron Acosta, une filiale de l’un des plus gros exportateurs d’avocats a ainsi déclaré: «Il y a des moments, lors de pics de violence, où nous ne sommes plus capables de fonctionner à 100% parce que nous voulons que nos employé.es soient en sécurité.» L'homme explique que ce n'est pas le produit en soit qui crée ce climat mais plutôt que «cette violence pourrait se produire avec n’importe quel marché rentable.»

Il y a quelques mois, à Ziracuaretiro, un gang armé a arrêté et braqué le camion d’inspecteurs et inspectrices du ministère américain de l’agriculture. Le gouvernement américain avait alors menacé de suspendre la distribution de certification à l’exportation si des mesures de sécurité n’étaient pas mises en place.

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