Santé

De plus en plus de blessures à cause du téléphone

Temps de lecture : 2 min

Les jeunes de 13 à 29 ans sont particulièrement concernés.

Pensez à lever le nez pour traverser | Rawpixel Ltd via Flickr 
Pensez à lever le nez pour traverser | Rawpixel Ltd via Flickr 

On savait déjà que quelques centaines de personnes étaient décédées en prenant des selfies ces dernières années. Alors que l’utilisation du téléphone augmente –les Français.es passent en moyenne deux heures par jour sur leur smartphone– les blessures liées à celle-ci augmentent également.

Une étude, publiée par le magazine scientifique américain JAMA, s'est intéressée à l'évolution des blessures ces vingt dernières années en utilisant les données d'une centaine d'urgences hospitalières aux États-Unis.

Dans la majorité des cas, cela ressort plutôt de la bobologie sans hospitalisation: de petites plaies ou des bleus au niveau du visage, du nez, de la nuque. Avant 2007, ces accidents étaient beaucoup moins fréquents. Que s’est-il passé en 2007? Le premier iPhone a vu le jour. Selon les auteurs de l’étude, «même si les téléphones mobiles avaient déjà commencé à gagner popularité avant ce moment, leurs fonctions étaient limitées, il y avait donc moins de possibilités de distraction par rapport à aujourd’hui avec les smartphones récents.»

La distraction est bien la cause numéro un de ces petits incidents, une majorité de blessé.es utilisait leur téléphone au volant, un tiers en marchant et finalement assez peu en jouant à Pokemon Go. Les personnes les plus affectées par ces blessures ont entre 13 et 29 ans (60%). Les enfants de moins 13 ans se blessent plutôt à cause du poids et de la taille du smartphone, précise l'étude.

Pour les auteurs, il est nécessaire d'insister sur la prévention auprès des jeunes publics et de les informer du risque de distraction que présente l'utilisation du téléphone combinée à d'autres activités.

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À long terme, l’une des conséquences de ces bobos pourrait coûter cher. Les cicatrices laissées par ces blessures, en particulier au visage, peuvent nécessiter par la suite des opérations de chirurgie pour les faire disparaitre. L’étude indique que de telles opérations coûtent déjà au système de santé américain trois milliards de dollars par an.

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